Bas-Congo : l’internet, pas l’affaire des journalistes

 

de gauche à droite:Maguy Pambu,Wivine Mungazi,Ruth Mundele,Bénita Sambu,Marie-Louise Ikele/photo infobascongo

de gauche à droite:Maguy Pambu,Wivine Mungazi,Ruth Mundele,Bénita Sambu,Marie-Louise Ikele/photo infobascongo

La communauté internationale célèbre ce lundi 17 mai, la journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information. Pendant que son thème est : mieux vivre dans la ville grâce aux TIC, au Bas –Congo, au sud ouest de Kinshasa, rares sont les journalistes des milieux urbains motivés à  utiliser  l’Internet.

 

Dans un lieu de travail où des journalistes sont connectés sur internet, bon nombre parmi eux utilisent l’ordinateur pour jouer aux cartes, à Zuma …La journée terminée peu seulement on utilisait l’internet et souvent, c’est échanger sur face book. A la Radio télévision nationale congolaise, chaîne provinciale, seuls 2 journalistes sur 10 ont des boîtes électroniques et utilisent l’internet.

Août dernier, un journaliste de ce média public a manqué de participer à l’atelier sur le journalisme d’investigation organisé par l’Institut panos paris(Ipp) notamment  parce qu’il n’avait pas de boîte électronique.

Avril 2009, Jean-Claude Mavambu, un, un natif de Matadi vivant en Belgique avait ouvert au public un cyber Café à Nzanza, un quartier populeux de la ville portuaire. Il avait rendu l’accès gratuit à tous journalistes de la Rtnc/Bc. ‘’ Personne n’est passé utiliser l’internet’’, s’étonne, la gérante. Journaliste, une présentatrice du journal parlé et télévisé en Kikongo explique : ‘’ C’est bien l’internet mais, il faut trouver et le temps de s’en servir et celui de chercher à survivre’’. Cependant, beaucoup de journalistes ne cernent pas l’importance de l’internet. D’autres se disent trop vieux pour apprendre à naviguer. ‘’ C’est à vous les jeunes de s’en servir’’, se rebiffe un journaliste d’un média de Matadi, pourtant Rédacteur en chef.  

Et quand,les journalistes doivent faire de duplex,ils utilisent leurs téléphones.  » C’est dépassé. Avec le montage numérique audio,c’est impéccable et l’envoie à la rédaction par internet est facile »,conseille Dieuleveult N’Songo,un utilisateur des Tic. 

Mêmement à Boma où l’Ipp a connecté les médias communautaires de cette ville à l’Internet, beaucoup de journalistes ne l’utilisent pas à bon escient.’’ C’est pourtant une importante source d’information et de travail’’, a soutenu, Olivier Péguy, d’euro news, formateur à l’atelier sur le journalisme d’investigation.

 Si, le thème de la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information 2010 a pour objet : ‘’faire en sorte que les TIC contribuent à assurer un avenir meilleur aux populations de plus en plus nombreuses des centres urbains’’, cela est plus une réalité pour les professionnels des médias. ‘’ Il est inconcevable que les journalistes en ce siècle ne sachent rien sur l’internet. C’est ce qui m’a motivé de connecter la Rtnc/Bc et l’Agence congolaise de presse(Acp) sur internet’’, a déclaré Modero Nsimba, Ministre provincial des Nouvelles technologies de l’information.

A la chaîne provinciale, ceux qui sont au pas, ne manquent plus de puiser des informations pour enrichir les éditions des journaux parlés. Zacharie Kiemba, Rédacteur en Chef s’en réjouit : ‘’Cela nous aide énormément. Il nous fallait ça ‘’.

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