Bas-Congo : le nombre des paludéens prend de l’ascenseur

Bas-Congo : le nombre des paludéens prend de l’ascenseur

Le manque de sensibilisation accroit le nombre des paludéens au Bas-Congo, au sud-ouest de Kinshasa. Pourtant, cette maladie décime des familles. Placée sous le thème, ‘’Réaliser le progrès et obtenir l’impact, le progrès vers 0 mort dû à la malaria’’, la quatrième journée du paludisme vient d’être célébrée dans la salle victoria, à Kinkanda, à Matadi.

Jean-Jacques a déjà perdu ses trois enfants. Dès son retour du service, il apprend que son épouse est de nouveau internée à l’hôpital avec le seul petit garçon qui lui reste. Jean-Jacques décide alors de brûler vif son oncle qui serait à la base de son malheur. Un sketch du groupe Ntemo qui n’est pas loin de la réalité du Bas-Congo.

Dans cette province, ‘’sur 5.601 cas de décès, le paludisme a été responsable dans 3.365 cas soit 60% de mortalité en 2008.’’ , selon les données reçues des zones de santé par le service provincial de lutte contre le paludisme.

Le refus de l’utilisation des moustiquaires impregnées par des familles à cause de la chaleur, la promiscuité des maisons dans certains quartiers empêchant l’assainissement du milieu, etc sont les problèmes réels que connaît Matadi.  »Mon fils de 9 ans souffre terriblement de la malaria. Nous manquons une moustiquaire. Après la pluie, toute la parcelle est parsemée des bourbiers. », avoue Jeanne Massaka, habitante de Kinkanda, un des quartiers de cette ville rocailleuse.

‘’ L’utilisation des moustiquaires, la pulvérisation des produits dans les maisons et la gestion de l’environnement sont les moyens retenus pour éradiquer cette maladie. Malheureusement, nous sommes limités financièrement pour porter notre message dans les coins reculés. Actuellement, une personne sur deux décède. La situation est inquiétante. ’’, Confie Eric Tsasa, Coordonnateur provincial du programme de lutte contre le paludisme (Pnlp).
‘’ La meilleure solution, c’est organiser des conférences en plein air pour atteindre toutes les couches sociales. Ce qui pourrait nous coûter environ 2500 dollars.’’, ajouta-t-il soucieux.

Député provincial, Atu Buana lance ‘’plus de 50% de décès dû à la malaria, c’est trop.’’
Il a demandé aux responsables du Pnlp d’informer de temps en temps l’assemblée provinciale pour que celle-ci prenne en compte cette lutte dans le budget.

A la fin de la cérémonie, le Pnlp a distribué des moustiquaires imprégnées à tous les participants.

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