Interview : Effort de tous pour lutter contre la mortalité de la femme et de l’enfant

Interview : Effort de tous pour lutter contre la mortalité de la femme et de l’enfant

Didienne Bunga,chef de division du genre,famille et enfant/Infobascongo

(wwwinfobascongo.net) Didienne Bunga, chef de division provinciale du genre, enfant et famille  a lancé la campagne de mobilisation sociale en faveur de la santé de la mère et de l’enfant et promotion des méthodes de planification familiale. Objectif : lutter contre la mortalité infantile et maternelle.

www.infobascongo.net : Didienne Bunga, chef de division du genre, enfant et famille. Quelle est la situation de la femme et de l’enfant au Bas-Congo ?

Didienne Bunga : Au Bas-Congo, la population a un accès faible à la planification familiale. Conséquence : une femme donne en moyenne 6 ,3 enfants. Pourtant, elle ne devait avoir que six grossesses logiquement. C’est chez les jeunes filles de 15 à 19 ans que le taux de fécondité est le plus élevé. Cette maternité précoce est un danger social et économique. Beaucoup de filles abandonnent l’école et d’autres meurent en voulant donner la vie. Deux mamans meurent par minute pour une grossesse. S’agissant de la mortalité infantile, un enfant sur cinq meurt avant son premier anniversaire.

IFBC : Quelle stratégie mettez-vous en place pour renverser la tendance ?

D .B: En tout cas, il faut une sensibilisation de la communauté pour qu’elle s’approprie la santé de la mère et de l’enfant. Il y aura des campagnes dans les lieux de travail, les marchés et les églises. Nous comptons sur les autorités locales pour accompagner les équipes mais aussi pour qu’elles intègrent dans leurs activités la santé maternelle et la planification familiale. Les leaders religieux doivent nous aider au sujet de la planification familiale. Pour eux,’’il faut se multiplier et remplir la terre’’. Tout ce que Dieu a dit après, le Congolais n’était plus là pour l’écouter sauf l’homme blanc. Ces leaders doivent savoir que même dans la bible la contraception a existée. Nous, nous parlons de toutes les sortes de contraception. C’est à chacun de faire son choix.

IFBC : Pourquoi avoir lancé la campagne à Mbanza-Ngungu ?

D.B : En effet, ce projet financé par le Fond des nations-unies pour la population concerne deux zones de santé : Matadi(Nzanza) et Mbanza-Ngungu. Nous avons choisi un milieu rural parce que les différentes campagnes qui se tiennent sur la santé sont souvent lancées dans les villes.

IFBC : Vous avez lancé une campagne seulement dans deux zones de santé pendant que la Bas-Congo en possède beaucoup et le problème se retrouve partout.

D .B: Après l’activité dans ces deux zones de santé, nous allons élaborer un rapport. Cela nous permettra de mener un plaidoyer pour intégrer Kwuilu-Ngongo, Kimpese, Kasangulu, Boma…où les problèmes sont légion.

Cependant, nous comptons sur le soutien du gouvernement provincial. Il doit nous accompagner car, la vie de la femme et de l’enfant est sacrée. La femme mérite un encadrement. Elle est le ciment du développement. Il doit aussi savoir que le président de demain, c’est l’enfant et donc, il faut s’occuper de lui.

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