Matadi : ‘’la mort de Camille Kuzangutulu, une perte incommensurable’’

Matadi : ‘’la mort de Camille Kuzangutulu, une perte incommensurable’’
Le cercueil du feu Camille exposé à la paillote

Le cercueil du feu Camille exposé à la paillote

Feu Camille Kuzangutulu, chef de station de Canal Congo Télévision (CCTV) vient d’être conduit en sa dernière demeure au cimetière du village Boko, à près de 12 km de Matadi, chef-lieu du Bas-Congo. Pour ses confrères, la mort de ce vieux routier en journalisme est une perte énorme.

A la paillotte, une foule immense est venue dire ses adieux à Camille Kuzangutulu. Eplorés, autorités politico-administratives, membres de famille, chevaliers de la plume suivent les témoignages émouvants en l’endroit de l’illustre disparu.  »Nous avons implanté la chaîne de CCTV-Matadi et Boma avec lui. Sa disparition est une grande perte. Il était là comme une expérience au milieu de la jeunesse parce que j’avais décidé de travailler avec les jeunes. A l’époque, le Bas-Congo n’avait pas une école de formation en journalisme. J’ai décidé de former ces jeunes sur l’état pour ne pas toujours recourir à Kinshasa, Camille était là pour m’aider dans cette lourde tâche. Il était le gardien de la maison pendant mon absence.’’, témoigne Patrick Palata, directeur provincial de CCTV.
‘’Sa mort est une perte incommensurable que l’on ne pourra jamais combler. Il était expérimenté en journalisme’’, ajoute le représentant de Kitutu Oleontua, directeur général de CCTV.

Né le 5 janvier 1956, Camille Kuzangutulu a étudié à Matadi. Il se rend à l’institut Kibesele, la grande mission protestante vers Kimpangu, village frontalier à l’Angola. Après avoir décroché son diplôme en pédagogie, Camille travaille comme enseignant à Mangembo, au lycée Yenge. Au bout de deux ans, il va à l’UNAZA puis envoyé à Mbandaka, dans la province de l’Equateur. De retour à Matadi, il débute sa carrière journalistique au journal « Le Périscope », du feu Lajos Bidiu. ‘’Camille était le sapeur pompier. Lorsque nous avions de problèmes, il mettait tout le monde d’accord. Pour notre famille, sa mort est une perte incommensurable. Je ne sais comment nous pouvons combler ce vide’’, remémore Joseph Babeta, journaliste et membre de famille.

Cardiopathe de son état, Camille est décédé le 6 janvier à l’hôpital général dé référence de Kinkanda, à Matadi. Il a laissé une veuve et un enfant. ‘’Il n’était pas toujours un père mais un ami. Il ne cessait de me dire qu’il va toujours investir dans ma vie tant qu’il sera en vie puisque l’éducation est un meilleur héritage qu’un parent puisse léguer à sa progéniture. Il aimait aussi encadrer la jeunesse’’, fait souvenir Cédric Kuzangutulu, son fils unique.

Au bout de presqu’une heure de témoignages, le cortège funèbre s’est dirigé vers Boko pour l’enterrement.

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