Covid-19 : impayés, les prestataires de santé et relais communautaires de Nzanza à Matadi descendent dans la rue

Covid-19 : impayés, les prestataires de santé et relais communautaires de Nzanza à Matadi descendent dans la rue

Les prestataires de soins et les relais communautaires de la zone de santé de Nzanza ont battu le pavé mardi 7 juillet à Matadi. Ils décident d’arrêter la lutte contre le Coronavirus. Ils réclament deux mois d’arriérés.


« Mbongo eh eh mbongo, mbongo ebima (Qu’on nous paie, Ndlr), scandaient, furieux, les 178 agents de la riposte au Coronavirus de la zone de santé de Nzanza. Ils ne comprennent pas qu’après la réception de 500 000$ d’appui du gouvernement de la République à la province pour lutter contre la Covid-19, qu’ils ne soient toujours pas payés. « Nous n’avons bénéficié d’aucun rond depuis le début de la lutte en province, fulmine un prestataire. C’est pourtant notre droit. Deux mois d’impaiement, c’est inadmissible. Raison pour laquelle, nous ne reprendrons le travail qu’une fois les arriérés de mai et juin apurés ».

Depuis fin avril, le Coronavirus sévit au Kongo central. Certains parmi les prestataires ont même été contaminés. Ceux de Nzanza, deuxième zone de santé la plus touchée au Kongo central après Matadi, en font partie. Malheureusement, à ce jour, ils sont encore impayés. Pourtant, les fonds alloués par le gouvernement congolais dans la lutte contre le nouveau Coronavirus au Kongo sont déjà dans l’escarcelle du gouvernement. Nestor Mandiangu, ministre provincial de la santé est allé à la rencontre des manifestants. « Les 500 000$ que nous avons reçus de Kinshasa ne sont arrivés que la semaine passée, apaise-t-il. Le comité de riposte multiplie les rencontres autour de cet argent qui, ajoute-t-il, va également servir à l’achat des intrants. »

Pas de compromis

Malgré les explications du ministre, rien n’y fait. Les manifestants ne décolèrent pas. En attendant, la Covid-19 continue sa progression au Kongo central. Elle a contaminé huit nouvelles personnes ces dernières 24 heures. Le total des cas est lui, de 339 pour 36 décès.

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