Adler Kisula:’’Nous allons tout faire pour redonner à la Cenaref ses lettres de noblesse’’

Adler Kisula:’’Nous allons tout faire pour redonner à la Cenaref ses lettres de noblesse’’

Adler Kisula, le secrétaire exécutif de la Cellule nationale des renseignements financiers (Cenaref) découvre son nouveau service. Très mal loti, il doit pourtant le redynamiser pour mieux lutter contre notamment la corruption.

Du matériel suranné orne les locaux de la Cenaref. Rien ne reflète l’image d’un service important qui dépend du ministère des Finances, ce Ceranef sous-locataire de la Banque centrale du Congo. Quand Adler Kisula vient prendre son poste d’attache, sa renommée accrue notamment avec les enquêtes du programme des 100 jours du président de la République Félix Tshisekedi l’a déjà devancé.  Les agents l’attendaient. lls comptent sur ce haut magistrat. Ils le fleurissent. Adler Kisula croit dur comme fer au changement sur tous les plans. ‘’Nous ne venons pas avec une baguette magique mais nous allons tout faire pour redonner à la Cenaref sa lettre de noblesse, tel est d’ailleurs la promesse du chef de l’Etat qui compte beaucoup sur cette structure.’’

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Mais cela n’empêche l’Association Congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) dans un tweet de prier le président Félix Tshisekedi ‘’de faire déménager le siège de la Cenaref de l’immeuble de la Banque centrale du Congo’’. ‘’Il n’est pas normal qu’elle soit sous-locataire d’une des institutions dont elle a la mission de contrôler la légalité des transactions’’, ajoute-t-elle. Cette cellule mal lotie a pour partenaires : la Banque mondiale, la BAD, le FMI, la SADC, le Comesa, la CEEAC et Exim Bank.

Tout pour l’état de droit

Les attentes du secrétaire exécutif Kisula envers les agents sont l’objet même de cette cellule. ‘’Vous avez pour mission de rechercher les infractions et de traquer les criminels financiers qui sont nombreux dans notre pays’’, rappelle-t-il. Mais le Cenaref, c’est aussi émettre des avis sur la politique de l’Etat en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme et proposer les reformes appropriées au renforcement de l’efficacité de la lutte contre le blanchiment des capitaux.  Pour Kisula, la Cenaref doit devenir un des contributeurs à la mise en oeuvre de l’Etat de droit, crédo du chef de l’Etat.

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