Dérapages des policiers à la marche contre le gouverneur à Matadi

Dérapages des policiers à la marche contre le gouverneur à Matadi

La marche contre le gouverneur a été dispersée par la police à coups de gaz lacrymogènes. Une dizaine d’interpellations est signalée mais surtout quelques dérapages chez les forces de l’ordre.

10:25′, chic-chic à une centaine de mètres de la place Coca/Simon Kimbangu, deux véhicules de la police arrivés par derrière les manifestants, les dispersent à coups de gaz lacrymogènes.

Coup des gaz lacrymogènes à A15 à Matadi par la police

Trois chefs coutumiers faisant partie des manifestants sont arrêtés. Fabrice Puela qui était à côté d’eux a pu se soustraire et trouver refuge dans une maison de fortune pour la deuxième fois de la journée. Dans la foulée, les trois chefs traditionnels sont embarqués sous les banquettes arrières d’une 4×4 de la police. Sans défenses ni la moindre résistance, ils sont brutalement dépouillés de leurs toques et autres attributs de chefs traditionnels. Comble, un policier s’asseoit sur l’un d’eux en bondissant plusieurs fois sur lui, encouragé par ses amis assis à ses côtés. Les passants qui assistent à la scène sont indignés. « Boye te, boye te, oyo nde état de droit? » (vous agissez mal, est-ce l’état de droit?, Ndlr). Mais, le policier défend son geste, appuyé par un de ses amis. Les véhicules s’en vont, direction Coca où d’autres personnes interpellées parmi lesquelles le député provincial Mawete. Elles sont assises inconfortablement sous des banquettes.

La marche contre le gouverneur a été dispersée par la police.

Pris en étau

Cette marche, organisée par un groupe de députés provinciaux avait été interdite par le maire de Matadi. Si au départ de Les copains, elle a été encadrée par la police, c’était vraisemblablement pour la conduire vers A15 où un important dispositif de la police était mis en place pour empêcher sa progression. Malheureusement, elle s’est transformée en cul-de-sac car pris en étau devant par la police et des côtes par des jets de pierres qui ont fait des blessés. Le député provincial Thomas Mundele a risqué gros face à des gangsters munis des pierres .

Plutôt, pendant que la police dispersait les manifestants vers le bar Béatitude non loin de A15 et où des gangsters dits Zoulous leur lançaient des pierres, un policier a fait de même. « j’ai vu le policier ramasser une grosse pierre et la lancer en direction des manifestants sans défense qui déjà, fuyaient des tirs de gaz lacrymogènes et de jets de pierres. Si j’en avais les moyens, j’allais le filmer. C’est grave pour un agent de l’ordre », se désole un habitant du quartier.

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