Kongo central: les élèves du cycle terminal heureux de reprendre les cours malgré l’inconfort des mesures barrières

Kongo central: les élèves du cycle terminal   heureux de reprendre les cours malgré l’inconfort des mesures barrières

Les finalistes du primaire et secondaire (baccalauréat) ont bel et bien renoué avec l’école lundi 10 août au Kongo Central. Après plus de quatre mois de confinement, ils se réjouissent de la reprise des cours malgré les circonstances inhabituelles et incommodantes qui l’entourent, à cause de la pandémie de Covid-19.

Ils n’ont que trois semaines de préparation avant d’affronter les épreuves finales des examens d’état.
« Je me sens extrêmement joyeuse, tellement joyeuse car j’avais trop peur de perdre cette année, le minerval payé, les fournitures et mes espérances.  », s’exclame Josephat Nzinga, élève de la 6è biologie-chimie à l’Institut monseigneur Lubaki à Matadi au Kongo central.

Les mesures barrières sont pourtant incommodantes:
prise de temperature à l’entrée de l’école, lavage des mains à l’entrée des classes, en plus du port du masque qui n’est pas aisé, la privation des embrassades ou accolades avec leurs amis pour éviter d’éventuelles contaminations sont autant de nouvelles dispositions incommodantes pour les élèves.
« Bien que depuis que je sois né je n’ai jamais vécu ça, on est obligés de s’adapter à la situation actuelle, d’appliquer les gestes barrières puisque ça nous protège et ça protège les autres, bien que ce soit un peu mal, mais avec le temps nous allons nous habituer.  », lance avec résignation Charly Mbenza, élève lui aussi de la 6è biologie-chimie.

Elèves et enseignants déterminés

Les examens d’état commencent ce 31 août, les finalistes sont décidés de saisir cette opportunité offerte par le gouvernement et de travailler durement pour décrocher leur diplôme d’état.
«…Vraiment, c’est court mais nous devons travailler assidûment pour de meilleurs résultats, on s’est donné à la distraction pendant quatre mois, maintenant le temps n’est plus à cela, il est au travail farouche.  », lance déterminé Charly Mbenza.
Les enseignants eux, ont un grand rôle à jouer. A l’Institut Monseigneur Lubaki, ils lèvent l’option de « cibler les chapitres-clés qui reviennent souvent dans les examens et organiser des cours supplémentaires pour aider les apprenants.  ». Cette école catholique a reçu la visite du coordinnateur des écoles conventionnées catholiques Josué Nkuti. « …Soyez sévères envers vous-mêmes, parents, élèves, préfet, enseignants… mettez-vous sérieusement au travail, vous n’avez que trois semaines.  », conscientise-t-il.

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