Diaspora-Charlie Mingiedi: « un Congolais n’a pas le droit d’ôter la vie à un autre Congolais, qu’il soit de sa tribu, ethnie ou non »

Diaspora-Charlie Mingiedi: « un Congolais n’a pas le droit d’ôter la vie à un autre Congolais, qu’il soit de sa tribu, ethnie ou non »

Charlie Jephté Mingiedi est président honoraire de la communauté congolaise en Afrique du sud Il se dit consterné par les atrocités commises entre deux groupements limitrophes à la frontière du Kasaï oriental et le Kasaï central en RDC. Pour lui,  »aucun Congolais n’a le droit de tuer son frère de quelque origine qu’il soit

 »Tuer un Congolais est devenu un acte tellement banal et les conflits interethniques monnaie courante »,regrette Mingiedi. Ce libre penseur s’étonne : »Comment expliquer que des membres d’une famille,d’une même communauté, même clan,tribu ou ethnie puissent s’entretuer comme des animaux en plein 21eme siècle. » Il s’insurge contre ce qu’il appelle  »l’animosité entre Congolais » .

En effet,plusieurs victimes dont un garçon décapité lors des affrontements tribaux, tous du groupement Bakua Tshimuna Tshimpamba dans la province du Kasaï central. Leurs bourreaux sont leurs frères d’un groupement voisin mais du Kasaï oriental, les Balua Lonji. A la base de ces atrocités:un conflit de terre selon une source . Une autre parle d’un problème économique.
Des morts entre des communautés frères et riveraines sont devenues monnaie courante. L’espace Kasaï autre fois épargné est devenu un cas d’école avec les kamuena Nsapu et cette énième tuerie en dit long et touche les âmes éprises de paix. « La vie est sacrée et c’est depuis nos aïeux », rappelle le notable de Madimba Mingiedi.

Faute à l’état

Après le meurtre de jumeaux Max et Percé, brûlés vifs à Kinzau-Mvuete, au Kongo central, Charlie Mingiedi avait alerté l’opinion et mis en garde ceux qui voulaient politiser l’affaire en parlant d’un crime tribal contre des Kasaïens qu’étaient Max et Percé. Malheureusement ce meurtre en est un de trop. Pour Mingiedi, le responsable de ces affrontements ethnico-tribaux n’est autre que l’état congolais.
« Ces conflits sont souvent le fait du contrôle du pouvoir coutumier et prouvent à suffisance l’absence de l’autorité étatique sur le territoire national, affirme charlie Mingiedi. Pourquoi l’état congolais ne met-il pas fin à ces conflits liés au pouvoir coutumier traditionnel, s’interroge-t-il ».
Tout en condamnant ces odieux fratricides, Charlie Mingiedi « invite le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières, Gilbert Kankonde à prendre ses responsabilités ou de démissionner carrément ».
Comment, explique-t-il, que ses services n’aient pas pu empêcher de telles atrocités?

Que l’état s’impose!

Sidéré, Charlie Mingiedi demande à l’état congolais d' »imposer son autorité sur tout le territoire national pour que désormais personne ne se rende justice et que cesse des affrontements à caractère tribal ».
Il interpelle aussi l’Alliance nationale des autorités du congo (ANATC) qu’il invite à se réunir de toute urgence pour calmer toute velléités et statuer sur ce qui se passe dans ces deux provinces de l’espace Kasaï et ainsi sanctionner les coupables de ces crimes.  »Que chacun prenne ses responsabilités », dit-il: L’état, les chefs traditionnels qui ont pour entre autre missions de « régler les conflits coutumiers entre les différentes communautés du pays ».

« La RDC a besoin de tous ses enfants dans l’unité diversifiée, car elle est une et restera indivisible », soutient-il enfin.

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