Masques contre le Coronavirus, masques pour se protéger de la poussière: difficiles conditions des ouvriers de CREC 7 à Manterne

Masques contre le Coronavirus, masques pour se protéger de la poussière: difficiles conditions des ouvriers de CREC 7 à Manterne

Ils sont en première ligne dans la réhabilitation de la RN1, et bientôt sur la route Manterne-Tshela au Kongo central. Mais, les conditions de travail des ouvriers du chantier CREC 7 laissent à désirer. Pas de tenues ni chaussures adéquates, encore moins un équipement pour se protéger de la poussière

Quand je pose la question au responsable de CREC 7 Manterne au sujet de l’équipement des ouvriers du site, il appelle l’un d’eux. « Que vous ai-je dit à la parade de ce matin au sujet de tenues de chantier? », lui demande-t-il. Les yeux et le nez à peine visibles, car sa tête est recouverte d’une cagoule, Il répond: »
Que nous portions nos tenues de travail. Malheureusement, nous n’en avons pas ». Véritable camouflet, la réponse embarrasse le responsable. Il se trouve une explication.  »J’ai été interpellé à Kinshasa au motif que nos ouvriers n’en portaient pas. Pourtant, ils en ont. Certains les avaient vendues », prétexte-t-il. Soudain, le travailleur insiste: Nous n’avons pas de tenues. »
Plus loin, trois ouvriers m’interpelle. « Nous travaillons dans de mauvaises conditions, se plaignent-ils. Les tenues que nous portons nous ont été remises en 2017. Depuis, plus rien. »

11 heures de travail

Tous les ouvriers quasiment n’ont pas de chaussures de sécurité, mais portent un masque jetable ou lavable. « Nous n’avons pas de masques pour nous protéger de la poussière, regrette l’un d’eux. Ce que nous portons, nous ont été remis pour se prémunir du Coronavirus. »

Habitant Manterne, voire Boma, les ouvriers de CREC 7 ne s’appitoient plus sur leur sort. « Je suis ici depuis six ans et faute de mieux, je suis obligé de travailler dans de telles conditions, se résigne-t-il. Nous avons beau parler, mais personne pas même une autorité n’est intéressée par notre sort. Que Dieu nous protège ».
Avec un salaire mensuel d’un peu plus de 200 000fc (100$) pour les uns, un peu moins pour les autres et un horaire de travail de 6h30 à 17h30 (11heures de travail) chauffeurs, maçons, agents de forage ou autres, préfèrent gagner malgré eux leur vie ici. Ailleurs, il n’y a pas de travail.

Leave a Reply

Your email address will not be published.