Rentrée des classes timide dans les écoles privées, quasiment inexistante dans les écoles publiques, au Kongo central

Rentrée des classes timide dans les écoles privées, quasiment inexistante dans les écoles publiques, au Kongo central

Au Kongo central, pendant que dans les écoles publiques, peu d’élèves se sont présentés ce premier jour du 12 octobre pour la rentrée des classes 2020-2021, ils n’étaient quasiment pas dans les écoles publiques.

Peu de bleu-blanc dans les rues de Matadi le matin. Christopher-Enzo Luzaisu a hâte d’aller à l’école. Sa motivation se justifie : Il ne portera plus de culotte à l’école. Il est désormais en 7 ème au Sacré-Cœur, ex-école Belge, une école privée. Il n’est pas seul, une poignée d’écoliers sont perceptibles dans des écoles privées. Par contre, ils n’y sont presque pas dans les écoles publiques. Merveille, une fille des humanités à Ramazani, à Matadi est restée à la maison. ‘’ Maman a dit que je ne reprendrai l’école que la semaine prochaine quand elle aura acheté les fournitures scolaires’’, explique-t-elle sans se préoccuper. Mais, ce n’est pas la même explication avec d’autres élèves qui sont allés à l’école mais ont vite regagné leurs maisons. ‘’On nous a dit que la rentrée des classes, c’est le 20 octobre pas aujourd’hui’’, informe une fillette à son père Jef, un syndicaliste de la Confédération démocratique du travail. C’est la même réalité qu’à Boma. La rumeur d’une rentrée le 20 octobre est fortement répandue. Maire de Boma, Marie-Josée Niongo a fait le tour des écoles de sa ville. Son constat est amer.

Rentrée mise à l’épreuve

‘’Etant donné que le gouvernement congolais reste redevable sur ses propres promesses non tenues aux formateurs de la relève qui se sont sacrifiés et malgré la gratuité, la synergie des enseignants du Kongo central sur mandat des affiliés décrète l’opération dite école sans enseignants à partir de ce lundi 12 octobre 2020 et demande ‘’, avait déclaré Simon Nsilulu, leur président le samedi 10 octobre dernier. Ces promesses non tenues, ce sont des enseignants non mécanisés et impayés, un salaire déprécié par la chute du franc congolais…La situation risque de se compliquée car, l’année scolaire 2020-2021, plus de 40 millions nouveaux élèves doivent étudier gratuitement. Les 200 millions de dollars promis par la Banque mondiale pour accompagner la gratuité de l’enseignement en RDC ne sont pas encore disponibles, selon une source digne de foi. Si la Covid-19 a dérangé l’année scolaire passée, cette année, elle sera associée aux revendications des enseignants.

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