Boma : Des acteurs judicaires et travailleurs sociaux apprennent pour mieux accompagner les victimes et ou les témoins devant la justice

Boma : Des acteurs judicaires et travailleurs sociaux apprennent pour mieux accompagner les victimes et ou les témoins devant la justice

Avocats, magistrats, greffiers, secrétaires des parquets, assistants sociaux sont formés durant trois jours en diffusion du mode opératoire sur l’accompagnement des enfants victimes et/ou témoins devant la justice Avec l’appui d’Affaire Mondiale Canada, le Bureau international des droits de l’enfant organise du 21 au 23 octobre cette formation dans la salle Jean Paul II de l’évêché de Boma.

Soixante apprenants, acteurs judiciaires et travailleurs sociaux y participent à raison de 20 participants le jour pour respecter les normes étant donné que la formation se tient dans le contexte de la Covid-19. Cette activité rentre dans le cadre du renforcement des capacités des magistrats, policiers et assistants sociaux dans le but d’améliorer qualitativement l’accompagnement des enfants victimes et/ou témoins en contact avec la justice.
 »Le mode opératoire sur l’accompagnement des enfants victimes et/ou témoins en contact avec la justice ,explique Odon Mupepe, etxpert justice et orateur est ,en effet ,la trajectoire que doit suivre un enfant devant l’officier de police judiciaire, le magistrat ou encore devant le juge.  » Ce mode ,poursuit- il ,explique comment recevoir un enfant victime ou témoin et comment s’entretenir avec lui dans une procédure judiciaire. »
 » L’enfant, est un être particulier, en tant qu’être humain il est protégé par les mêmes lois que nous tous mais en tant qu’enfant il y a des lois particulières qui garantissent la protection de l’enfant. C’est pourquoi il y a des procédés et des procédures particuliers pour accompagner l’enfant. C’est ce qui amené le bureau International des droits de l’enfant à rédiger un mode opératoire avec l’accompagnement du conseil supérieur de la magistrature et la police nationale congolaise, sous le leadership du ministère des affaires sociales qui pilote le projet » martèle l’expert.

Apprenants décidés
A cet effet, plusieurs points ont été abordés.notamment les considérations générales liées aux droits de l’enfant, les profils des enfants susceptibles d’entrer en contact avec la justice etc. Bruno sadila, expert police a développé sur les principes directeurs de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE). Il a énuméré : L’intérêt supérieur de l’enfant, la non-discrimination, la participation et enfin les décisions prises devant protéger les actions qui favorisent l’intérêt de l’enfant à savoir, son bien-être, sa sécurité et le respect de ses droits.
«  Vous devez vous débarrasser de certains préjugés à l’égard de l’enfant. Les enfants victimes ou témoins y compris ceux en conflits avec la loi ont droit à un traitement égalitaire devant la justice dans le strict respect de la loi  »,a –t-il fait savoir.
C’est avec satisfaction que les participants ont débuté cet atelier de renforcement des capacités.  »C’est une formation qui vient à point nommé parce qu’aujourd’hui il y a un sérieux problème dans la gestion des droits des enfants et les comportements des parents vis-à-vis des enfants mais aussi de la société. Beaucoup d’actes se commettent soit par ignorance soit c’est rattaché à une certaine culture. Cette formation nous permet de savoir comment nous comporter en tant qu’acteur de la justice et social. Nous avons compris que dans toute action l’intérêt supérieur de l’enfant prime »,avoue Me Robert Vunda.    » Un enfant témoin ou victime est libre de s’exprimer. Son opinion ou son point de vue devra être pris en compte devant l’autorité judiciaire et nous l’avons bien saisi. Nous allons sans doute capitaliser toutes ces notions apprises  »,promet Francis Mbenga, président du Tribunal de paix de Lukula. Je suis très ravi en tant que juge pour enfant . »

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