RDC: 45 formateurs centraux heureux d’avoir été formés aux outils de planification et quantification en besoin des médicaments et autres produits de santé, à Matadi

RDC: 45 formateurs centraux heureux d’avoir été formés aux outils de planification et quantification en besoin des médicaments et autres produits de santé, à Matadi

En RDC, la satisfaction des formateurs centraux. Ils sont capables de former les provinces dans l’estimation de leur besoin en médicaments. La formation des formateurs sur la planification et la quantification des besoins en médicaments et autres produits de santé qu’ils ont suivie s’est achevée le 2 novembre, à Matadi, au Kongo central.

 » A part, le logiciel que nous utilisons dans notre service, je peux maintenant utiliser les outils informatiques d’autres services centraux, se satisfait Docteur Kady Buhendwa du Programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées. Je me défendrai lors de la formation dans les directions provinciales de la santé (DPS). » Pharmacienne Régine Kiyika est elle, du programme national de la santé de la reproduction. « Je suis fière de cette formation, dit-elle. J’ai appris notamment à quantifier les vaccins, les antipaludéens, alors qu’avant j’étais cantonnée à quantifier les produits contraceptifs. Je suis convaincue qu’à mon tour je saurai former au niveau provincial, car outillée. » Du Programme national de lutte contre le VIH et les IST, le pharmacien Dieu-merci Maseke embouche la même trompette : « Je suis à présent polyvalent et à l’issue de ce processus qui va, de nous aux formations sanitaires via les DPS, les zones et aires de santé, la RDC sera à mesure de définir les besoins réels en terme de médicaments.« 

Ces participants, 45 formateurs centraux, triés sur le volet, ont appris pendant 13 jours, l’utilisation des six logiciels de quantification des médicaments: antipaludiques, antituberculeux, antirétroviraux, médicaments essentiels autres que ceux de programmes spécialisés, ainsi que la quantification de produits de planning familial, de laboratoire et autres consommables. Directeur du Programme national d’approvisionnement en médicaments (PNAM), Franck Biayi félicite les partenaires et participants.  » Nous devenons aujourd’hui les avocats de la quantification nationale et devons changer le Congo de demain en faisant une quantification harmonisée et unique, des médicaments et autres produits de santé pour donner des capacités aux provinces pour estimer et donner des besoins du pays en médicaments « , conscientise-t-il.

Noyau de formateurs

1985, plus de subventions de l’État Congolais sur la quantification des médicaments. Le Dépôt central médico-pharmaceutique (DCMP), qui achetait et distribuait les médicaments aux hôpitaux, est dissous. En 2001, est créé le Service national d’approvisionnement en médicaments (SNAM) piloté par le PNAM.

Mais, jamais les réels besoins du pays en médicaments ne furent connus. Conséquences: ruptures de stocks, stocks excédentaires occasionnant la péremption de certains médicaments et déficit dans d’autres formations sanitaires. 

En 2014, la sœur de Franck Biayi échappe à la mort au cours d’un accouchement. Victime d’hémorragie, le stock d’Oxytocine pour la soigner est épuisé. Son frère réussi à se procurer 50 doses dans une officine pharmaceutique située à plusieurs km de là et les apporte, approvisionnant du coup la formation hospitalière. Si sa sœur s’en sort, les doses restantes, constituent-elles la quantité nécessaire pour cette formation sanitaire? Est-ce peu ou trop? Ces questions poussent Franck Biayi à imaginer mettre en place un système de contrôle de stock de médicaments. C’est le déclic. En 2018, un an après son élévation comme directeur du PNAM, est créé le site www.infomedrdc.org. Les données sur le niveau de stock des médicaments sont désormais disponibles dans ledit site. Mais, comment les utiliser? D’où cette formation à Matadi du 21 octobre au 2 novembre 2020.

 » L’atelier avait pour objectif de constituer un noyau de formateurs centraux qui à leur tour vont former les provinces afin qu’elles maîtrisent l’estimation de leurs besoins en médicaments, explique le pharmacien Biayi, directeur du PNAM. Ces besoins doivent provenir de la base, des utilisateurs, donc des formations sanitaires et le processus lui aboutira entre fin 2021 et début 2022. »

Soutien

Le PNAM bénéficie d’un appui technique et financier de plusieurs partenaires: UE, ENABEL, Chemonics / USAID, PROSANI/ USAID, Banque mondiale, Fonds mondial, Cordaid, UNFPA.  » Félicitations au leadership du PNAM et aux participants pour leur abnégation et assiduité. Nous vous garantissons notre accompagnement et nous serons là à vos côtés pour doter le pays des besoins réels en matière d’approvisionnement des médicaments », promet Jules Mwenze, conseiller en quantification et prévision du projet de l’USAID pour l’assistance technique à la chaîne d’approvisionnement globale en produits de santé mis en oeuvre par Chemonics.

Rosalie Faniyo, assistante technique UE / PRODS « promet aussi l’accompagnement sans faille de l’Union européenne au processus en rendant notamment disponible les fonds nécessaires pour son aboutissement heureux ».

Prochaines étapes du processus: préparation de la descente sur le terrain, la descente proprement dite, dans les six différentes pools: Kinshasa 1, Kinshasa 2, Kisangani,  Mbuji Mayi, Lubumbashi et Goma.

Vingt-quatre formateurs centraux y seront déployés en raison de quatre par pool. Ils seront accompagnés des experts de différents partenaires. Le processus prend fin le 15 décembre 2020.

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