Kongo central : des professionnels de médias pour intensifier la sensibilisation contre la Covid-19

Kongo central : des professionnels de médias pour intensifier la sensibilisation contre la Covid-19

La division provinciale de la Communication et des médias à travers sa Task force communication a, en partenariat avec l’UNICEF, organisé une séance de briefing pour 16 journalistes, chroniqueurs et présentateurs d’émission sur le contenu des messages éducatifs sur la covid-19, à livrer aux habitants du Kongo central. Elle s’est déroulée le 28 janvier 2021 dans la salle de l’OMS à Matadi. Les participants ont décidé d’intensifier la sensibilisation dans leurs médias.

Ces journalistes venus de Kasangulu, Kisantu, Kimpese, Mbanza-Ngungu, Kinzau-Mvuete et ceux de Matadi ont décidé de briser la chaîne de contamination en cette deuxième vague de la Covid-19 qui a hissé le Kongo central à la tristement deuxième place du podium après Kinshasa. Célestin Kashala est le directeur des programmes de la radio Bangu émettant depuis Kimpese. La Covid-19, il en sait beaucoup. Ils l’ont vécue dans leur chair, car cinq agents de ce médias l’ont contracté. « La maladie et bel et bien là et elle sévit. Ce n’est pas une fiction, reconnaît-il. Elle a failli décimer la radio Bangu. C’est pourquoi, à notre niveau nous allons intensifier la riposte forts de nouvelles approches apprises, dans la sensibilisatuon afin de responsabiliser tout un chacun, leaders d’opinion, d’églises, hommes et femmes, jeunes et vieux, etc… aider tout le monde à prendre conscience pour briser les maillons de la chaîne de transmission et mettre hors d’état de nuire la covid. »
Lui est de la radio communautaire de Kinzau-Mvuete. Firmin Lungu est enthousiaste et a la même détermination que son confrère. « Nous sommes outillés et avons appris plein de choses notamment sur la prévention de la Covid, se félicite-t-il. A notre retour, nous transmettrons fidèlement les connaissances apprises à nos auditeurs pour que ces derniers sachent prévenir l’épidémie surtout en cette deuxième vague plus meurtrière. »

Un numéro vert

Tatiana Moma vient de Kasangulu.  »Cette séance a renforcé nos connaissances entre autres sur la dangerosité de la Covid-19, son mode de contagion et la prévention. Nous avons le devoir de conscientiser, de sensibiliser et d’apporter l’information sûre à nos auditeurs afin de les aider à mieux affronter cette deuxième vague plus virulente et nous allons le faire de façon intense », promet la chargée des programmes de la radio communautaire Kasas FM.
Pour Nana Mbungu, de la Radio Télé Boma, « il est désormais temps pour eux d’accompagner les zones de santé respectives en sensibilisant davantage les populations pour susciter en elles une prise de conscience et les inciter à dénoncer toute alerte et au besoin eux-mêmes les professionnels de médias à signaler toute alerte au personnel de santé ». Un numéro vert whatsapp a d’ailleurs été mis à la disposition des journalistes qui à leur tour sont tenus de le vulgariser pour toute préoccupation concernant le Coronavirus: 0995567216.

Riposte plus éfficace

Avec l’appui de l’Unicef, Sanru, Adra et Oxfam, la Task force provinciale communication a déjà mené plusieurs interventions sur la communication en faveur de la campagne à la riposte contre la pandémie de Coronavirus qui sévit en RDC et dont le Kongo central est à ce jour la deuxième province la plus touchée après Kinshasa, avec au 24 janvier, 22 zones de santé affectées, un total cumulé de 1491 cas et 78 décès. Mais il faut rendre la riposte plus efficace car la deuxième vague fait de ravages et la maladie est confrontée à un déni quasi-général. D’où cette séance à l’attention des professionnels de médias. Elle a connu deux présentations: la première par Dr Ruth Yala consacrée à la prévention et contrôle de infection (modes de transmission et prévention,…), la seconde par Dr Mawanda, liée à la surveillance de l’épidémie (alertes, cas suspects, cas confirmés, prise en charge)


« Nous avons constaté la banalisation de gestes barrières alors que la deuxième vague se montre très meurtrière. Il était donc impérieux d’élargir notre champ d’action, voilà pourquoi nous avons fait appel non seulement aux médias audiovisuels, mais aussi la presse écrite et en ligne, qui sont un canal privilégié pour sensibiliser et atteindre le plus grand nombre possible, explique Jean Marie Batomene, Chef de division provinciale de la Communication et des médias, Coordonnateur a.i de la Task force provinciale communication. Nous attendons de ces professionnels des médias de la vigilance et une sensibilisation accrue pour que notamment des alertes soient rapportées de la base aux niveaux des aires de santé et que la population prenne conscience du danger que représente le Coronavirus et respecte enfin et de façon correcte les geste barrières dont le port du masque et le lavage des mains ». Ces gestes, les participants s’y sont essayés après une démonstration du Dr Yala.
Fils Bodo est Consultant communication à l’UNICEF, partenaire technique et financier.
« C’est pour la première fois que nous organisons une séance sur la prévention et contrôle de l’infection et la surveillance à base communautaire, indique-t-il. En plein deuxième vague, nous attendons de ces médias une contribution dans la remontée des alertes et la surveillance à base communautaire ».

La Task force provinciale communication se propose d’accroître ses interventions en faveur des groupes vulnérables notamment les femmes, les filles et les personnes vivant avec handicap. Samedi 30 janvier, place aux ONGD et associations féminines, dans salle de l’OMS, située dans l’enceinte de l’hôpital provincial de référence de Kinkanda, à Matadi.

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