Couvre-feu,le pactole des forces de l’ordre de Mbanza-Ngungu

Couvre-feu,le pactole des forces de l’ordre de Mbanza-Ngungu

A Mbanza-Ngungu,le couvre-feu est devenu un moyen pour des militaires et policiers de tracasser les habitants. Ils ravissent leurs biens et les briment . Une situation qui inquiète.

Guy exerce son petit commerce au coin de la prison de Mbanza-Ngungu. Il vend divers articles. A 19 heures,des soldats appelés  » Mura  » ont fait irruption dans son échoppe.  » Ils ont emporté presque tout ce que je possédais,y compris de l’argent pendant que je n’ai commis aucun forfait  », dénonce-t-il. Geusha fait lui aussi partie des victimes.  » Ils nous ont déshabillés et ligotés devant nos femmes et nos enfants en pleurs comme si nous étions des voleurs. On se demande s’ils étaient en patrouille ou si c’était pour faire observer le couvre-feu à cette heure-là(19 heures,Ndlr). Et,ils nous exigeaient de l’argent. Les autorités connaissent cette situation mais ne reagissent. Elles seront responsables de ce qui va arriver  », prévient-il.
Dieudonné lui s’est vu ravir son argent,ses téléphones et la bière qu’il vendait vers 19h30.  » On nous arrête sans motif et on nous ravi nos biens. Ce n’est pas normal  », s’insurge-t-il. Les victimes sont nombreuses. Gloire Munganga, journaliste à Global Kongo vision , Cédric Kanda,animateur de ce média et le pasteur François Landu ont eux aussi été tabassés par des militaires.

 » On ne peut pas accepter… »

Mbanza-Ngungu est en proie à l’insécurité. Une patrouille diurne et nocturne y est instaurée. Des jeunes qui vendent des liqueurs fortes sont traqués. Malheureusement,des dérapages s’observent orchestrés par des brebis galeuses .
 » Ils nous font payer des amendes allant de 200 000 FC(100$) à 1 000 000 FC(500$) au moment où le couvre-feu décrété par le chef de l’État va de 21 heures à 5 heures. Nous disons non  », rouspète R. K,un habitant.  » La population doit comprendre que nous avons instauré des patrouilles diurnes et nocturnes même avant le couvre-feu pour qu’ils arrêtent des personnes suspectes  », explique Luc Makiadi, l’administrateur du territoire intérimaire de Mbanza-Ngungu.S’ils arrêtent des personnes qui n’ont pas d’indice de malfaiteurs,des paisibles citoyens, là cela me pousse à vérifier la situation aux chefs d’unités. On ne peut pas accepter que les éléments de la patrouille dérangent les habitants.  »
Une autre source accuse certains militaires et policiers de déranger aussi des camioneurs.
A cause de ces méfaits, des habitants de Mbanza-Ngungu comptent organiser une marche de protestation.  » La police de roulage a toujours fait son travail. Les militaires peuvent aussi vérifier lorsqu’ils suspectent des camioneurs mais cela ne doit pas aboutir à des amendes. Si tel est le cas,le chef de l’unité doit les sanctionner car,nous ne tolérons pas ça  »,apaise l’administrateur du territoire intérimaire.

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