Matadi : la nuit, le code de la route bat de l’aile

Matadi : la nuit, le code de la route bat de l’aile

Des habitants se précipitent pour entrer dans un taxi la nuit à Matadi/Infobascongo

Matadi : la nuit, le code de la route bat de l’aile

A Matadi, chef- lieu du Bas-Congo, les chauffeurs de taxi profitent de l’absence des policiers de roulage pour enfreindre le code de la route qui limite  le nombre de passagers à bord de leurs véhicules. Ils profitent de l’absence des policiers de roulage. Impuissants, les passagers laissent faire.

Début septembre dans un taxi à destination de Nzanza, un chauffeur se chamaille avec un passager qui n’a pas accepté la présence d’une quatrième personne sur la banquette arrière. ‘’ C’est le soir, le taxi devient difficile comment peux-tu être de si mauvaise foi en refusant ton frère ?’’, moralisait le chauffeur. Pareille discussion est monnaie courante la nuit dans les taxis. Les passagers s’appuient sur le code de la route qui stipule en son article 38.1 : ‘’ Les passagers ne doivent être transportés ni en nombre ni de manière qu’ils constituent un danger ou qu’ils gênent la manœuvre ou la visibilité du conducteur.’’

Pendant que la journée, les chauffeurs transportent une personne sur le siège avant et trois sur la banquette arrière, la nuit, ils en prennent deux et quatre. Le passager n’a pas de choix sinon, il est vite remplacé.

Cependant, parfois, ce sont les passagers eux-mêmes qui l’exigent. ‘’A ces heures là, les taxis sont rares et il faut vite regagner la maison pour éviter l’insécurité qui bat son plein dans la ville’’, se justifie l’un d’entre eux. Avocat au barreau de Matadi Luc Twangizila signale que ‘’c’est une contravention’’.

Mais la nuit, il n’y a aucun policier de roulage pour le constater. Autrefois, une équipe de patrouille interpellait les chauffeurs mais elle a disparue depuis près d’une année. ‘’Nous attendons la note circulaire de l’autorité urbaine compétente qui nous servira de soubassement à cette fin en vue de mettre un terme  à cette aventure de mauvais goût’’, a fait savoir, le commandant de la PCR.

Néanmoins, Rolly Nsueka, le président de  l’Association des chauffeurs du congo(ACCO) prévient ses membres : ‘’ La Société nationale d’assurances ne reconnait que quatre passagers dans une voiture. Aller au-delà, c’est la surcharger  et donc réduire sa durée’’.

Emmanuel Lukeba

Leave a Reply

Your email address will not be published.