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Russell Feingold sur RFI : «Un effort militaire plus poussé en RDC risque de mettre en péril les pourparlers de Kampala»

Russell Feingold, envoyé spécial américain pour la région des Grands Lacs.  Wikipedia

Russell Feingold, envoyé spécial américain pour la région des Grands Lacs.
Wikipedia

« Le président Kabila a remporté plusieurs succès militaires ces derniers jours, mais je l’encourage à faire preuve de retenue », déclare sur RFI l’envoyé spécial américain pour la région des Grands Lacs. Cette région, Russell Feingold la connaît bien. Pendant ses dix-huit années au Sénat, il a siégé à la sous-commission Afrique de la Chambre haute. Depuis le mois de juillet, cet homme de confiance de Barack Obama multiplie les tête-à-tête avec le Congolais Joseph Kabila et le Rwandais Paul Kagame. De passage à Paris, l’envoyé spécial de Washington répond sans tabou aux questions de RFI et aborde tous les problèmes, y compris celui de la démocratie à Kinshasa.
RFI: Dans l’est du Congo, depuis vendredi, la guerre a repris à l’avantage des forces armées congolaises (FARDC). Pour résoudre le problème des rebelles du M23, la solution militaire ne serait-elle pas finalement la meilleure ?
Russell Feingold: Non, ce n’est pas ma lecture des choses. La solution militaire ne répond pas aux problèmes posés par le M23 et par les quarante ou quarante-cinq autres groupes de la région. Ce qu’il nous faut, c’est un accord de paix négocié avec le M23. Le processus est en cours, dans le cadre des négociations de Kampala, il faut que ces pourparlers aboutissent bientôt, car cela pourrait mettre un terme aux affrontements, mais il faut y parvenir sans accorder d’amnistie à ceux qui ont commis des crimes graves. Donc selon moi, un effort militaire plus poussé risque de mettre en péril les pourparlers de Kampala, et par là même la possibilité de voir le M23 rendre les armes. Cela risque aussi de mettre en péril les initiatives pour la paix que soutiennent la communauté internationale et l’Union africaine. Donc oui, nous avons vu que les militaires congolais avaient remporté plusieurs succès ces derniers jours, mais nous pensons néanmoins qu’à l’heure actuelle, la retenue permettra de mieux servir le Congo et les peuples de la région.
Il y a quelques jours, vous avez rencontré le président Kabila à Kinshasa. Ne craignez-vous pas que, grisé par ses victoires, il tente de régler le problème par une grande offensive militaire ?

RF : Je l’ai rencontré avant les derniers combats, et il n’a pas nié qu’il allait peut-être décider de la nécessité d’une initiative militaire, mais il ne m’a pas donné l’impression d’un homme qui n’était motivé que par la solution militaire. A Kampala, il a donné le feu vert à ses négociateurs pour décrocher un accord. J’ai pu voir les négociateurs congolais à l’œuvre durant cinq jours, et j’ai l’impression que le gouvernement congolais souhaite que le processus aboutisse, parce que l’option militaire n’est pas l’option qu’il préfère. Donc nous encourageons la RDC à faire montre de retenue dans la mesure du possible.
Tout récemment, vous avez aussi rencontré à Kigali le président Kagame. Si le M23 subit défaite sur défaite, ne craignez-vous pas que l’armée rwandaise intervienne directement, sur le terrain, auprès du M23 ?
RF : Ce serait une évolution très malheureuse. Le gouvernement rwandais et le président Kagame disent que le M23 n’est pas leur mouvement. Nous leur avons fait part de notre préoccupation. Nous leur avons dit que nous pensons que le M23 bénéficie de soutiens. Ils disent qu’ils sont en faveur du démantèlement du M23, c’est exactement ce que le président Kagame a dit à notre groupe d’envoyés spéciaux, et il me l’a aussi dit personnellement. Parce que c’est ce que prévoit l’accord cadre, et le Rwanda a signé cet accord cadre. En fait, lorsque les cinq envoyés spéciaux ont rencontré Paul Kagame il y a quelques jours, celui-ci a fait une déclaration forte dans laquelle il a demandé que l’accord soit finalisé le soir même. Ce n’est pas ce qui s’est produit, mais il ne fait aucun doute que l’accord réclame le démantèlement du M23, et non une implication dans une guerre qui vise à soutenir le M23. Et bien sûr nous n’encourageons pas cette dernière option qui, de plus, serait en contradiction avec les engagements du gouvernement rwandais.
Depuis un an, vous infligez des sanctions au Rwanda à cause de son aide aux rebelles du M23. Ces sanctions ont-elles un effet sur le terrain ? Le Rwanda a-t-il pris ses distances avec le M23 ?
RF : Tout d’abord, les sanctions à ma connaissance visent surtout le M23, même si récemment les législateurs américains ont décidé de sanctions pour punir ceux qui encouragent le recrutement d’enfants soldats par le M23. C’est une affaire grave et par conséquent nous avons décidé de retirer une partie de notre aide militaire en raison des preuves dont nous disposons. J’ignore quel a été l’impact de ces sanctions. Mais je sais que les Etats-Unis n’ont pas d’autre choix que signifier que ce genre de pratique s’est bien produit. Je sais que le gouvernement a à cœur d’éviter le recrutement d’enfants soldats, nous nous sentons suffisamment à l’aise pour rappeler que ces pratiques ne peuvent pas être tolérées, même de façon indirecte. Avec le Rwanda, notre objectif est d’avoir une relation positive et continue. C’est un pays ami des Etats-Unis, nous sommes admiratifs devant les progrès enregistrés par ce pays, d’autant plus qu’il a dû traverser une énorme tragédie, il y a vingt ans à peine. Nos préoccupations quant au soutien vis-à-vis du M23 nuisent à une relation qui est par ailleurs excellente. Donc nous aimerions beaucoup travailler avec le Rwanda pour permettre aux pourparlers de Kampala d’aboutir, pour voir le M23 démantelé, et pour avoir une relation dans laquelle on n’aurait pas besoin de parler de sanctions ou de choses de ce type.
Le président Kagame affirme que la guerre ne cessera pas tant que les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) continueront de sévir dans la région avec le soutien, dit-il, des FARDC. Le président tanzanien Jakaya Kikwete propose une grande table ronde avec tout le monde, y compris les FDLR. Mais le Rwanda n’en veut absolument pas. Il dit qu’il ne peut pas discuter avec les forces du mal. Qu’en pensez-vous ?
RF : Je comprends pourquoi le président Kagame est réticent à s’engager dans ce type de négociations, et je ne crois pas que des pourparlers entre une nation souveraine et un groupe armé, comme s’ils étaient deux parties égales, soit le meilleur moyen de résoudre ce type de problème. Les Etats-nations impliqués doivent être ceux qui prennent part aux négociations, ils doivent être à la même table, c’est-à-dire le Congo, le Rwanda et les autres pays qui sont affectés. Et au cours de ce processus, alors oui, la question des FDLR et les questions qui subsistent quant au M23 doivent être abordées, mais cela ne veut pas dire que ces groupes doivent avoir un siège à la table. Ce sont des groupes armés illégaux. Chacune de ces nations a signé un accord-cadre qui stipule que ces groupes ne doivent pas être tolérés, donc je pense qu’il y a une meilleure approche que celle qui consiste à organiser toute une série de négociations entre une nation souveraine et un groupe rebelle qui est considéré comme hostile.
Aux discussions de Kampala, le gouvernement congolais menace les chefs rebelles du M23 de poursuites judiciaires. Mais quand on négocie avec des gens en leur disant : « Dès que vous aurez signé un accord, j’essaierai de vous faire mettre en prison », est-ce qu’on ne torpille pas ces négociations ?
RF : Le Congo a le droit de demander des comptes aux auteurs de crimes graves, et à ceux qui les ont ordonnés. On ne peut pas s’attendre à ce qu’il renonce à ce droit au motif qu’il a accepté d’entrer dans des négociations, ce n’est pas approprié. Il y a une différence avec l’amnistie accordée à ceux qui se sont rebellés, le gouvernement du Congo y est disposé, il a étudié la question d’une façon raisonnable. Mais le Congo, la communauté internationale, et très franchement les Etats-Unis ne peuvent pas soutenir un accord qui prévoit l’amnistie pour les auteurs de crimes graves. Il s’agit de ne pas répéter les erreurs du passé, et c’est ce que les Congolais disent à Kinshasa et dans le reste du pays. Accorder l’amnistie de façon répétée aux mêmes gens qui ont commis des crimes graves n’a aucun sens ! Il nous faut prendre un virage et arriver à un accord de paix raisonnable, qui garantisse la sécurité aux membres du M23 qui ont été démobilisés et désarmés, mais qui ne prévoit pas d’amnistie pour les auteurs de crimes graves.
Au Congo et au Rwanda, l’un des problèmes n’est-il pas l’absence de véritable démocratie et de respect des droits de l’homme ? Que pensez-vous de la détention de Victoire Ingabire dans une prison de Kigali et de celle de Diomi Ndongala dans une prison de Kinshasa ?
RF : Je crois que les mécanismes démocratiques qui obligent à rendre des comptes renforcent ces pays en interne et permettent aussi à ces pays d’avoir de meilleures relations avec leurs voisins, parce que les populations peuvent manifester leur désir de paix. L’un des aspects les plus importants de mon rôle et de celui de Mary Robinson et des autres envoyés spéciaux est d’encourager le processus de réforme au Congo. Nous encourageons de façon pressante la tenue d’élections locales et provinciales au cours des deux prochaines années, nous souhaitons que la Ceni, l’agence qui est en charge de ces élections, reçoive un soutien financier transparent, nous avons hâte qu’une élection présidentielle plus crédible soit organisée en RDC en 2016, contrairement à ce que nous avons vu en 2011, alors que l’élection de 2006 s’était relativement bien passée. Et de la même manière, au Rwanda, d’autres pratiques démocratiques, qui accordent plus de place à l’expression de l’opposition et qui exigent du gouvernement qu’il rende des comptes, doivent aussi être encouragées.
Avez-vous soulevé le cas de Victoire Ingabire auprès du président Kagame et celui de Diomi Ndongala auprès du président Kabila ?
RF : Personnellement, non. La plupart de ces sujets sont évoqués de façon bilatérale par nos ambassadeurs. Mon rôle est de traiter des cas qui relèvent des Grand Lacs, donc dans ces deux pays ce sont nos deux ambassadeurs qui traitent ce genre de choses.

URL simplifié: http://www.infobascongo.net/beta/?p=13909

Posté par on oct 29 2013. Classé sous A la une, Interview, National, Politique. Vous pouvez suivre toute les entrées a travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller directement à la fin et laisser un commentaire. Envoyer un ping n'est pas actuellement autorisé.

8 commentaires pour “Russell Feingold sur RFI : «Un effort militaire plus poussé en RDC risque de mettre en péril les pourparlers de Kampala»”

  1. DISCOURS DE MFUMU ROCHA J. NEFWANI président du groupe Royaume do Kongo au Congrès Des Originaires des Kongo :

    Le 17 Novembre 2013
    Paris, France

    Mesdames,
    Mesdemoiselles,
    Messieurs,
    Mes Chères Sœurs,
    Mes Chers Frères et Mes Chers Amis,

    Je m’appelle Rocha José Nefwani, fondateur et responsable des opérations du Groupe Royaume do Kongo.

    Le peuple Kongo de l’Angola, et Cabinda,
    Le peuple Kongo du Congo-Brazzaville,
    Le peuple Kongo du Congo-Kinshasa,
    Le peuple Kongo du Gabon,
    Le peuple Kongo de la Diaspora, et
    Je vous salue tous.

    Je remercie tout le monde ici présent d’avoir répondu à notre invitation pour ce Premier Congrès des Ressortissants du Royaume Kongo. Malgré vos emplois du temps très chargés, vous êtes parvenus à dispenser quelques jours pour partager des idées pour promouvoir l’unification et le développement de notre peuple et de notre région au point de vues social, culturel et économique.

    Je veux remercier plus particulièrement Monsieur Masengo Ma Mbongolo, Président de Malaki Ma Kongo avec qui j’ai eu des collaborations professionnelles pour rendre ce congrès une réalité.

    Comme vous le savez l’union fait la force, ce congrès ne serait pas réalisé s’il n’y avait pas une équipe de coordination des activités à Paris par un groupe dynamique sous les auspices du Président Mawete Makisosila. Je vous en remercie tous.

    Ensuite nous remercions aussi Monsieur Romalho Emmanuel, Propriétaire du Salon Mangrove, qui a offert une hospitalité à l’africaine pour que nous puissons nous sentir à l’aise pendant ces jours de réflexions sur des sujets qui nous concernent pour l’unification des peuples Kongo éparpillés partout dans le monde en formulant des principes de bases pour créer un pont de solidarité avec un language commun de fraternité.

    C’est avec regret que je vous annonce qu’il y a des personnes qui devraient être avec nous aujourd’hui ici à Paris mais due à certaines circonstances indépendentes de leur volonté, ils nous ont laissé subitement cette année et que leurs âmes se réposent en paix. Il s’agit du Poête et Musicien Jacques Loubelo de la République du Congo et le Professeur et l’Inventeur de l’Ecriture Mandombe David Wabeladio Payi de la République Démocratique du Congo.

    A ce moment, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, sœurs, frères et amis, je vous demande de vous élever pour rendre nos hommages à ces personalités Kongo avec une minute de silence.

    L’afrique est en décadence. Nous africains devons nous réveiller pour sauver la dignité du peuple africain en général et du peuple Kongo en particulier. Ce grand continent se dégrade le jour au jour à telle façon que les africains commencent à fuir leurs pays avec l’espoir d’avoir une vie prospère en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique. Cet espoir d’avoir une vie meilleure en dehors du continent africain suscite une aliénation mentale en affectant l’amour propre de certains africains. D’où ils commencent même à dénier leur existence étant originaires de tel ou tel pays d’afrique et à modifier leurs noms pour ressembler aux noms de pays adoptifs.

    Le prophète Simon Kimbangu dans son discours du 10 septembre 1921 à Mbanza Nsanda dans la province du Bas-Congo au Congo Belge avant son arrestation par les autorités belges a déclaré : ‘’Beaucoup d’africains se déplacent aux pays de l’homme blanc et reçoivent une éducation et adoptent des manières de vie des blancs. Ils deviennent progressivement acculturés et commencent à oublier leur culture et plus particulièrement leurs langues maternelles qui sont la fondation essentielle de leur existence. Beaucoup de ces africains vont mourir à l’étranger et ils ne veront plus leurs parents’’.

    Il a insiste que l’homme noir doit faire un auto critique de lui-même pour regagner sa conscience culturelle et sa maturité spirituelle afin d’obtenir ses droits inalienables pour jouir d’une liberté totale de son existence.

    Nous le peuple Kongo nous possédons une culture solide qui se manifeste en forme de dances folkloriques, spiritualité et comportement unique non pas seulement dans le continent africain mais aussi en amérique du sud avec le peuple de Bahia au Brasil, le peuple Musundi au Cuba, le peuple Kongo au Martinique et en amerique du nord où on rencontre le peuple noir dans la région sud des Etats-Unis d’Amérique avec certains mots kikongo dans leur language. Donc avec cette fondation culturelle nous pouvons bâtir une union économique pour émanciper notre peuple n’importe où il est dans ce monde. Mais cela ne peut être possible que quand nous pouvons définir notre propre identité et avoir un moyen de communication unique au peuple Kongo. Nous pouvons être inspiré par le peuple suif provenant d’Israel, un pays aussi minuscule qu’il soit, mais possédant une culture solide, une langue et écriture qui sont identifiable à eux sans équivoque et, ils sont parvenus à s’imposer politiquement à cause de leur pouvoir financier partout dans le monde.

    C’est pourquoi mes sœurs et mes frères, je vous en prie de comprendre mon appel à tout peuple Kongo ici réuni de réflechir à ma proposition et d’avancer des arguments constructifs pour étudier l’écriture Mandombe développé par professeur David Wabeladio Payi pour devenir une écriture de base pour le peuple Kongo où toute expression académique doit être présentée. Ainsi nous, le peuple Kongo, pouvons avoir une signature à nous-mêmes comme le peuple juif, le peuple chinois, le peuple arabe, le peuple français et le peuple allemand.

    Je sais qu’il y a certains groupes de gens qui accusent le peuple Kongo comme tribaliste et régionaliste ; pire encore comme ils ont appri que nous nous réunissons aujourd’hui à Paris sous l’emblême Premier Congrès des Ressortissants de Kongo.

    Je peux vous confirmer aujourd’hui que la balkanisation de Royaume Kongo n’existe pas dans notre radar. C’est un terme archaïque selon notre vision. J’encourage plutôt le recours a l’authenticité de la culture kongo ou l’identité des noms kongo-africains et la langue kikongo sont les éléments primordiaux pour la préservation de notre héritage culturel. La négativité de n’importe quoi ne construit absolument rien mes sœurs et frères. Nous devons renforcer la positivité de nos actes au lieu de nous faire distraire par des aliénés intellectuels qui ont oublié des atrocités commises par les oppresseurs pour créer de comportements de haine entre nous KONGO pour leur favoriser des exploitations de nos ressources naturelles.

    Il y a une guerre psychologique entre les opprimes et les oppresseurs qui continue jusqu’à ces jours au 21e siècle. Aujourd’hui nous peuple Kongo sommes aussi éduqués que nos oppresseurs d’autrefois et leurs associés. Nous pouvons maintenant utiliser nos capacités intellectuelles pour contrecarrer tout obstacle fatal à nos développements culturels et économiques. Quoique notre histoire, histoire de l’afrique, est écrite par des occidentaux, et certains africains authentiques renforcent notre histoire en modifiant légèrement ce que des européens ont écrit, nous avons quand même certains historiens africains qui ont écrit l’histoire africaine avec des pensées critiques et intégrité pour faire valoir le continent africain et le peuple africain. Tel est le cas du professeur, scientiste, archéologue et historien Cheikh Anta Diop du Sénégal qui a pu démontré que la source de l’humanité sous couver de l’Homo Sapiens est de l’origine de l’afrique austral.

    Je vous assure mes sœurs et frères, nous avons beaucoup à faire car l’éducation formelle que nous avons reçu au temps colonial à créer un grand nombre des intellectuels ou le développement des pensées critiques qui pouvait permettre à découvrir de codes sécrètes pour notre formation intellectuelle a été négligé. D’où aujourd’hui la plus part de systèmes de l’éducation dans des pays africains noirs continuent à perpétuer cette façon de formation de leurs intellectuels. En conséquence, beaucoup d’africains ont difficile à comprendre pourquoi l’afrique noir est en décadence progressive sans espoir de redresser la situation. Ceci peut se résumer comme l’éducateur et écrivain américain noir a écrit dans son livre ‘’Mis-Education of the Negro‘’, 1933 – ‘’Mauvaise Education du Nègre’’ en 1933 :

    ‘’Si vous faites un homme pense qu’il est inférieur, vous n’avez pas à lui contraindre à accepter un statut d’infériorité, car il cherchera à lui-même. Si vous faites un homme pense qu’il est justement un paria, vous n’avez pas à lui commander à la porte arrière, il ira sans savoir precisement ; s’il n’y a pas de porte arrière, sa nature même démandera une.’’

    A ce qui concerne du concept d’une fédération des états africains, franchement parlant il est encore prématuré d’envisager car aussi longtemps que le peuple africain en général et le peuple kongo en particulier n’ont pas encore rêglé des problèmes fondamentaux de leurs identités, leurs langues et leurs écritures dans le contexte régional pour confronter les autres peuples du monde qui ont déjà conclu et solidifié leur existence à ce propos, il semble difficile de trouver un dénominateur commun parmi les africains.

    C’est pourquoi je recommande à mes sœurs et frères de consacrer la majorité de notre temps précieux ici à Paris de formuler des principes essentiels pour continuer des consultations nécessaires pour qu’un jour nous pouvons avoir un congrès où nous peuple kongo vont entretenir tous nos sujets en kikongo et en écriture Mandombe. Peut importe combien de temps ça nous apprendra pour arriver à cet objectif, mais un peuple déterminé avec un idéal bien conçu peut toujours obtenir des résultats satisfaisants. Notre système de l’éducation doit être fondé sur des pensées critiques où le respect mutuel et l’honnêteté intellectuelle sont des piliers de base.

    Je sais que nous peuple kongo avons des caractères différents et négatifs aussi bien que les autres peuples du monde, mais nous avons aussi des caractères similaires et positifs où nous pouvons nous concentrer pour travailler ensemble pour promouvoir notre culture et enfin développer des plans de structures économiques pour le bien de notre peuple. Mais il nous faut des communications sincères et claires pour dissiper n’importe quelles divergences de vues qui peuvent se surgir entre nous. Nous pouvons être d’accord d’avoir des différences des idées et des opinions, mais cela n’empêche pas que nous pouvons travailler ensemble pour aboutir à des résultats de compromis pour le bien de notre peuple.

    Je vous assure mesdames, mesdemoiselles, messieurs, sœurs, frères et amis que le travail que nous allons effectuer pendant nos ces jours à Paris servira de tremplin pour établir un respect mutuel et une échange des idées constructives pour la culture du peuple kongo et enfin la création d’un développement économique pour l’émancipation des communautés kongo du continent africain à la diaspora où le renforcement positif de l’amour propre est l’élément essentiel de notre existence.

    Rappelez-vous que la force d’un peuple se trouve dans l’union et la fraternité sans équivoque.

    Vive le Groupe Royaume Do Kongo et ses sympathisants partout au monde qui travaillent incessamment pour réaliser nos projets afin de valoriser notre culture, notre identité, notre langue et notre independence économique.

    Vive le peuple Kongo !
    Vive la fraternité Kongo !
    Vive la solidarité Kongo !
    Vive le peuple africain !
    DISCOURS DE MFUMU ROCHA J. NEFWANI au Congrès Des Originaires des Kongo

    Le 17 Novembre 2013
    Paris, France

    Mesdames,
    Mesdemoiselles,
    Messieurs,
    Mes Chères Sœurs,
    Mes Chers Frères et Mes Chers Amis,

    Je m’appelle Rocha José Nefwani, fondateur et responsable des opérations du Groupe Royaume do Kongo.

    Le peuple Kongo de l’Angola, et Cabinda,
    Le peuple Kongo du Congo-Brazzaville,
    Le peuple Kongo du Congo-Kinshasa,
    Le peuple Kongo du Gabon,
    Le peuple Kongo de la Diaspora, et
    Je vous salue tous.

    Je remercie tout le monde ici présent d’avoir répondu à notre invitation pour ce Prémier Congrès des Ressortissants du Royaume Kongo. Malgré vos emplois du temps très chargés, vous êtes parvenus à dispenser quelques jours pour partager des idées pour promouvoir l’unification et le développement de notre peuple et de notre région au point de vues social, culturel et économique.

    Je veux remercier plus particulièrement Monsieur Masengo Ma Mbongolo, Président de Malaki Ma Kongo avec qui j’ai eu des collaborations professionnelles pour rendre ce congrès une réalité.

    Comme vous le savez l’union fait la force, ce congrès ne serait pas réalisé s’il n’y avait pas une équipe de coordination des activités à Paris par un group dynamique sous les auspices du Président Mawete Makisosila. Je vous en remercie tous.

    Ensuite nous remercions aussi Monsieur Romalho Emmanuel, Propriétaire du Salon Mangrove, qui a offert une hospitalité à l’africaine pour que nous puissons nous sentir à l’aise pendant ces jours de réflexions sur des sujets qui nous concernent pour l’unification des peuples Kongo éparpillés partout dans le monde en formulant des principes de bases pour créer un pont de solidarité avec un language commun de fraternité.

    C’est avec regret que je vous annonce qu’il y a des personnes qui devraient être avec nous aujourd’hui ici à Paris mais due à certaines circonstances indépendentes de leur volonté, ils nous ont laissé subitement cette année et que leurs âmes se réposent en paix. Il s’agit du Poête et Musicien Jacques Loubelo de la République du Congo et le Professeur et l’Inventeur de l’Ecriture Mandombe David Wabeladio Payi de la République Démocratique du Congo.

    A ce moment, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, sœurs, frères et amis, je vous demande de vous élever pour rendre nos hommages à ces personalités Kongo avec une minute de silence.

    L’afrique est en décadence. Nous africains devons nous réveiller pour sauver la dignité du peuple africain en général et du peuple Kongo en particulier. Ce grand continent se dégrade le jour au jour à telle façon que les africains commencent à fuir leurs pays avec l’espoir d’avoir une vie prospère en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique. Cet espoir d’avoir une vie meilleure en dehors du continent africain suscite une aliénation mentale en affectant l’amour propre de certains africains. D’où ils commencent même à dénier leur existence étant originaires de tel ou tel pays d’afrique et à modifier leurs noms pour ressembler aux noms de pays adoptifs.

    Le prophète Simon Kimbangu dans son discours du 10 septembre 1921 à Mbanza Nsanda dans la province du Bas-Congo au Congo Belge avant son arrestation par les autorités belges a déclaré : ‘’Beaucoup d’africains se déplacent aux pays de l’homme blanc et reçoivent une éducation et adoptent des manières de vie des blancs. Ils deviennent progressivement acculturés et commencent à oublier leur culture et plus particulièrement leurs langues maternelles qui sont la fondation essentielle de leur existence. Beaucoup de ces africains vont mourir à l’étranger et ils ne veront plus leurs parents’’.

    Il a insiste que l’homme noir doit faire un auto critique de lui-même pour regagner sa conscience culturelle et sa maturité spirituelle afin d’obtenir ses droits inalienables pour jouir d’une liberté totale de son existence.

    Nous le peuple Kongo nous possédons une culture solide qui se manifeste en forme de dances folkloriques, spiritualité et comportement unique non pas seulement dans le continent africain mais aussi en amerique du sud avec le peuple de Bahia au Brésil, le peuple Musundi au Cuba, le peuple Kongo au Martinique et en amérique du nord où on rencontre le peuple noir dans la région sud des Etats-Unis d’Amérique avec certains mots kikongo dans leur language. Donc avec cette fondation culturelle nous pouvons bâtir une union économique pour émanciper notre peuple n’importe où il est dans ce monde. Mais cela ne peut être possible que quand nous pouvons définir notre propre identité et avoir un moyen de communication unique au peuple Kongo. Nous pouvons être inspiré par le peuple suif provenant d’Israel, un pays aussi minuscule qu’il soit, mais possédant une culture solide, une langue et écriture qui sont identifiable à eux sans équivoque et, ils sont parvenus à s’imposer politiquement à cause de leur pouvoir financier partout dans le monde.

    C’est pourquoi mes sœurs et mes frères, je vous en prie de comprendre mon appel à tout peuple Kongo ici réuni de reflechir à ma proposition et d’avancer des arguments constructifs pour étudier l’écriture Mandombe développé par professeur David Wabeladio Payi pour devenir une écriture de base pour le peuple Kongo où toute expression académique doit être présentée. Ainsi nous, le peuple Kongo, pouvons avoir une signature à nous-mêmes comme le peuple juif, le peuple chinois, le peuple arabe, le peuple français et le peuple allemand.

    Je sais qu’il y a certains groupes de gens qui accusent le peuple Kongo comme tribaliste et régionaliste ; pire encore comme ils ont appri que nous nous réunissons aujourd’hui à Paris sous l’emblême Premier Congrès des Ressortissants de Kongo.

    Je peux vous confirmer aujourd’hui que la balkanisation de Royaume Kongo n’existe pas dans notre radar. C’est un terme archaïque selon notre vision. J’encourage plutôt la recourse a l’authenticité de la culture kongo ou l’identité des noms kongo-africains et la langue kikongo sont les éléments primordiaux pour la préservation de notre héritage culturel. La négativité de n’importe quoi ne construit absolument rien mes sœurs et frères. Nous devons renforcer la positivité de nos actes au lieu de nous faire distraire par des aliénés intellectuels qui ont oublié des atrocités commises par les oppresseurs pour créer de comportements de haine entre nous KONGO pour leur favoriser des exploitations de nos ressources naturelles.

    Il y a une guerre psychologique entre les opprimes et les oppresseurs qui continue jusqu’à ces jours au 21e siècle. Aujourd’hui nous peuple Kongo sommes aussi éduqués que nos oppresseurs d’autrefois et leurs associés. Nous pouvons maintenant utiliser nos capacités intellectuelles pour contrecarrer tout obstacle fatal à nos développements culturels et économiques. Quoique notre histoire, histoire de l’afrique, est écrite par des occidentaux, et certains africains authentiques renforcent notre histoire en modifiant légèrement ce que des européens ont écrit, nous avons quand même certains historiens africains qui ont écrit l’histoire africaine avec des pensées critiques et intégrité pour faire valoir le continent africain et le peuple africain. Tel est le cas du professeur, scientiste, archéologue et historien Cheikh Anta Diop du Sénégal qui a pu démontré que la source de l’humanité sous couver de l’Homo Sapiens est de l’origine de l’afrique austral.

    Je vous assure mes sœurs et frères, nous avons beaucoup à faire car l’éducation formelle que nous avons reçu au temps colonial à créer un grand nombre des intellectuels ou le développement des pensées critiques qui pouvait permettre à découvrir de codes sécrètes pour notre formation intellectuelle a été négligé. D’où aujourd’hui la plus part de systèmes de l’éducation dans des pays africains noirs continuent à perpétuer cette façon de formation de leurs intellectuels. En conséquence, beaucoup d’africains ont difficile à comprendre pourquoi l’afrique noir est en décadence progressive sans espoir de redresser la situation. Ceci peut se résumer comme l’éducateur et écrivain américain noir a écrit dans son livre ‘’Mis-Education of the Negro‘’, 1933 – ‘’Mauvaise Education du Nègre’’ en 1933 :

    ‘’Si vous faites un homme pense qu’il est inférieur, vous n’avez pas à lui contraindre à accepter un statut d’infériorité, car il cherchera à lui-même. Si vous faites un homme pense qu’il est justement un paria, vous n’avez pas à lui commander à la porte arrière, il ira sans savoir precisement ; s’il n’y a pas de porte arrière, sa nature même demandera une.’’

    A ce qui concerne du concept d’une fédération des états africains, franchement parlant il est encore prématuré d’envisager car aussi longtemps que le peuple africain en général et le peuple kongo en particulier n’ont pas encore rêglé des problèmes fondamentaux de leurs identités, leurs langues et leurs écritures dans le contexte régional pour confronter les autres peuples du monde qui ont déjà conclu et solidifié leur existence à ce propos, il semble difficile de trouver un dénominateur commun parmi les africains.

    C’est pourquoi je recommande à mes sœurs et frères de consacrer la majorité de notre temps précieux ici à Paris de formuler des principes essentiels pour continuer des consultations nécessaires pour qu’un jour nous pouvons avoir un congrès où nous peuple kongo vont entretenir tous nos sujets en kikongo et en écriture Mandombe. Peut importe combien de temps ça nous apprendra pour arriver à cet objectif, mais un peuple déterminé avec un idéal bien conçu peut toujours obtenir des résultats satisfaisants. Notre système de l’éducation doit être fondé sur des pensées critiques où le respect mutuel et l’honnêteté intellectuelle sont des piliers de base.

    Je sais que nous peuple kongo avons des caractères différents et négatifs aussi bien que les autres peuples du monde, mais nous avons aussi des caractères similaires et positifs où nous pouvons nous concentrer pour travailler ensemble pour promouvoir notre culture et enfin développer des plans de structures économiques pour le bien de notre peuple. Mais il nous faut des communications sincères et claires pour dissiper n’importe quelles divergences de vues qui peuvent se surgir entre nous. Nous pouvons être d’accord d’avoir des différences des idées et des opinions, mais cela n’empêche pas que nous pouvons travailler ensemble pour aboutir à des résultats de compromis pour le bien de notre peuple.

    Je vous assure mesdames, mesdemoiselles, messieurs, sœurs, frères et amis que le travail que nous allons effectuer pendant nos ces jours à Paris servira de tremplin pour établir un respect mutuel et une échange des idées constructives pour la culture du peuple kongo et enfin la création d’un développement économique pour l’émancipation des communautés kongo du continent africain à la diaspora où le renforcement positif de l’amour propre est l’élément essentiel de notre existence.

    Rappelez-vous que la force d’un peuple se trouve dans l’union et la fraternité sans équivoque.

    Vive le Groupe Royaume Do Kongo et ses sympathisants partout au monde qui travaillent incessamment pour réaliser nos projets afin de valoraliser notre culture, notre identité, notre langue et notre indépendence économique.

    Vive le peuple Kongo !
    Vive la fraternité Kongo !
    Vive la solidarité Kongo !

  2. Au lieu de nous abreuver de cette potion imbuvable sur la sois disante ” cohésion nationale ” les journaux Ne kongo devraient s’ interresser beaucoup plus à tous ce qui nous concerne directement .
    Le 17 novemnbre prochain s’ ouvrira à Paris le premier congrès mondial de tous les ressortissants du Royaume de kongo .
    Les groupes MALAKI MA KONGO ( Congo Brazza ) et ROYAUME DO KONGO ( Angola) y seront très actifs , tous les kongos du monde entiers seront présents y compris ceux du Kongo central .
    Suivez ce lien :
    http://congresoriginairesroyaumekongo.wordpress.com/2013/11/08/programme-du-premier-congres-des-originaires-du-royaume-kongo/

  3. Cher mpangi on ne peux rien espérer avec des peuplades qui ont comme culture : LA CUEILLETTE et LE RAMASSAGE !!!

    Vous pouvez écrire toute sortes de commandements jamais il ne sera d’ application .

    Et pour parachever ce que j’ ai écris je vous cite les dix commandements des Ne Kongo :
    LES DIX COMMANDEMENTS DES NE KONGOS :
    Pour vivre en paix avec les Nekongo :
    1. Vous n’avez rien à craindre. Les Nekongo sont un peuple paisible. Mais n’allez pas chez eux pour y troubler la paix, oeuvrez plutôt pour que cette paix se consolide davantage et que le Kongo Central devienne un véritable paradis sur cette terre des hommes.
    2. Les Nekongo sont respectueux, ils aiment respecter leurs mœurs, leur éthique, leur rang et ne crachez surtout pas sur leur tradition, leurs idoles, leurs croyances, leur patrimoine culturel.
    3. N’apportez jamais dans votre gibecière tout ce qui est antivaleur chez le peuple kongo, c’est-à-dire le vol, l’escroquerie, le viol, la barbarie, la fourberie, le vandalisme, la paresse, le détournement des deniers publics, surtout l’esprit de guerre.
    4. Ne transformez jamais un bien public en bien privé. Les Ne Kongo ont une culture très poussée sur le respect du bien public. C’est ainsi qu’on rencontre chez eux des biens abandonnés par les Belges et les biens demeurés sans maître jusqu’à ce jour. Chez eux, un bien public vaut plus qu’un bien privé et tout le monde y doit respecter C’est la cosmogonie originelle de la grande lutte contre l’impunité aussi.
    5. Ne vous transformez jamais en un éléphant en un éléphant qui marche sur les œufs. Autrement dit, ne prenez jamais les Ne Kongo pour les œufs que vous devez écraser pour faire votre bonheur. Ne profitez donc pas abusivement de leur humilité ni de leur hospitalité légendaire pour marcher sur eux. Méfiez-vous
    6. Soyez humbles et enterrez définitivement votre orgueil car avec leur mentalité, les Ne Kongo sont généralement civilisés, humbles, et détestent au plus haut point les vantards, les orgueilleux et les m’as-tu-vu.
    7. Ne prenez jamais les femmes Ne kongo pour des bêtes à reléguer aux secondes zones. Chez les Ne Kongo, depuis leurs origines, la femme a toujours occupé une place importante dans leur société. C’est ainsi qu’on rencontre chez eux des femmes qui dirigent des lignées, des villages, des clans. Honorez donc la femme. 8. Ne vous accaparez pas d’une portion de terre par la force. Respectez le droit du premier occupant.
    9. Les Ne Kongo sont un peuple travailleur et ne leur privez donc pas du travail.
    10. Evitez les préjugés qui sont ” les Ne Kongo sont hypocrites”, ” les Ne Kongo sont mauvais”, ”les Ne Kongo sont égoïstes”, car s’ils étaient réellement hypocrites, la paix ne régnerait jamais chez eux. Ils seraient tout le temps en guerre, or ils ne connaissent pas la guerre ; ils ne connaissent que la paix.

    Voila toute la différence avec vos chers ” compatriotes et ç force de cotôyer ces derniers le Ne Kongo commence à leur ressembler , à copier leurs mauvaises habitudes .
    Une seule solution radicale : Proclamons notre indépendance !

    • Mbuta Nkomi Mbuta ! je suis très fier de lire votre article et suis completement d’accord a ce que vous venez de dire “proclamons notre independance” tangu yi fueni , Ne Kongo qu’ attendons nous ? vraiment je suis moi aussi pour la Balkanisation (pardon, j’aime pas cette terme nous sommes pas au Balkan) pour la Kongolisation, donc il faut Kongoliser la RDC

  4. Certains Ne kongo genres Duma di Bula ont tendance à s’ émouvoir plus sur le sort des populations de l’ est que celle du Kongo central dont ils sont originaires .
    Les massacres de BDK , la paupérisation et la marginalisation du peuple Ne kongo par les dirigents actuels ne vous disent ils rien ?
    Et vous vous faites les chantres de l’ unité nationale . Qu’ est ce que vous y gagnez vous les Ne kongo ?
    En tout cas je suis pour la balkanisation de ce pays pour qu’ enfin le Ne kongo redevienne maître chez lui et que central retrouve la voie du progrès .
    Nous sommes menacé dans notre existence même le Kongo central se retrecit à vue d’ oeil , les tenants du pouvoir continuent d’ implanter des populations de l’ est au Kongo central on cherche même à faire de Kasungulu une ville et de nombreux mina sema viennent y acheter des parcelles et des caveaux pour inhumer leurs morts et dans tous ça le Ne kongo veut être plus congolais que les autres . Pauvre de nous continuez de dormir mais le réveil sera pénible .
    Je vous exhorte mpangi d’ ouvrir l’ oeil et le bon . Il est impératif pour notre survie de détacher le Kongo central de la RDC . N’ est pas le faire c’ est notre tombe qu’ on est en train de creuser. Un homme averti en vaut deux si vous ne comprenez pas ce qui se passe alors c’ en est fini de nous. C’ est aux autorités et aux notables Ne kongo de prendre ce problème à bras le corps sinon …

  5. je souhaite que cet article soit publié. je vous en enverrai d’autres.

    QUE JUSTICE SOIT FAITE CONTRE TOUS CEUX QUI ONT MASSACRE DES INNOCENTS ET PILLE LES RICHESSES MINIERES DU KIVU

    Duma di Bula Gampoko

    Cinq millions de congolais tués. Six millions selon d’autres sources. Quel macabre bilan qui pourtant n’émeut pas grand monde! Des femmes violées, des enfants lâchement assassinés, tous victimes d’un conflit de prédation par des nations égoïstes qui voulaient balkaniser la RDC. Aujourd’hui, 17 ans après la mise en œuvre de ce machiavélique plan, la RDC a tenu bon comme un roc. La République ne s’est point désintégrée, pays pourtant peuplé de près de 400 tribus différentes. Les congolais ont su s’unir en dépit de leurs différences et de leurs divergences politiques. Aujourd’hui face à cet échec, les pyromanes d’hier semblent s’être mués en pompiers pour permettre aux congolais de prendre en main leur destin dans un pays appelé à se pacifier. Mais cette pacification ne sera effective et bénéfique que si les congolais intègrent bien les raisons de ce désastre subi. C’est pourquoi nous réclamons que justice soit faite contre tous ceux qui, des congolais, ont participé au pillage économique des minerais de l’Est afin qu’ils soient jugés et punis. C’est seulement de cette manière que nous parviendrons à exalter le patriotisme congolais en punissant les coupables et en gratifiant les vrais patriotes.
    Avec l’éviction des rebelles du M23 confinés, selon les informations des autorités militaires de Kinshasa, sur un espace de 100 km² correspondant à la surface de la ville de Paris intra muros, il y a lieu de penser que la RDC se trouve, cette fois, sur la voie d’une vraie paix, condition indispensable à la renaissance économique et sociale d’un pays meurtri depuis trop longtemps.
    Au-delà de cette issue pleine d’espoir pour le Kivu martyrisé et pour l’ensemble de la RDC tailladée, il est essentiel d’éradiquer une fois pour toutes tous les grands maux endogènes qui, depuis plus de quarante ans, rongent ce pays. Que de millions de congolais assassinés pour rien, sacrifiés su l’autel des ambitions personnelles et géopolitiques de certaines nations prédatrices ! Que de malheurs pour le grand Congo appauvri, pays pourtant voué jadis à un bel avenir, au lendemain de son indépendance en 1960 ! A la base de cette déliquescence économique et sociale de la RDC, un trop plein d’orgueil exagéré et maladif des congolais et des laisser-aller suicidaires entretenus pendant trop longtemps, qui ont coulé l’héritage colonial et l’honneur de tout un peuple qui avait pourtant tout pour se dessiner un avenir meilleur. De détournement en détournement, de trahison en trahison, tout s’est essoufflé très vite avant de s’écrouler. Le Congo RDC est tombé de son piédestal à cause surtout d’une classe politique et économique cupide, irresponsable et prédatrice qui avait fait du géant africain un terrain de chasse à son propre compte, oubliant qu’elle était là pour servir tout un peuple et non pour se servir.
    L’heure a sonné pour la RDC de se relever de ses cendres encore fumants. Le moment est donc venu pour que les fils et filles du Congo se réveillent d’un même pied, mobilisés comme une seule personne pour la reconstruction nationale. Aussi, convient-il, d’accueillir avec satisfaction l’annonce faite par Kinshasa de poursuivre en justice tous les acteurs congolais, militaires et civils, qui ont participé activement au pillage économique des minerais de l’Est congolais, pactisant de ce fait avec les ennemis de la République. L’heure a donc sonné de mettre fin à l’impunité qui semblait s’être érigée en conduite de gouvernance dans un pays pris en otage par des rapaces impitoyables de tous bords. Voici venu le temps du ressaisissement et de la renaissance qui doit pousser tout congolais à colmater les failles encore béantes dans lesquelles se sont engouffrés, par la faute de certains, les ennemis de notre nation.
    Il serait navrant que se répète le pardon généreusement offert en 1996 à l’ensemble des dirigeants politiques de la 2ème République d’alors, par le premier président de la 3ème République, Laurent-Désiré Kabila, alors qu’il venait de prendre le pouvoir à Kinshasa. Ceux qu’il avait pardonnés d’un geste patriotique et paternel ne se trouvaient-ils pas être ceux-là mêmes qui avaient déshonoré la République Démocratique du Congo en la rendant exsangue ? Qu’ont-ils fait par la suite pour le Congo? Ont-ils vraiment cherché à investir dans ce même pays qu’ils avaient pourtant pillé. Oh que non ! Ils ont au contraire cherché, pour certains, à occuper de nouvelles fonctions qui leur permettent encore aujourd’hui de vivre décemment et tranquillement sans toutefois chercher à relever par des investissements personnels le pays qu’ils avaient pillé.
    Presque 20 ans après 1996, nous aimerions que les mêmes erreurs du passé ne se répètent plus. Que ceux qui auront, cette fois, été jugés traitres à la nation par leurs actions mercantiles à l’Est du Congo, payent pour leurs crimes et leur trahison contre le peuple congolais. Le pardon de ne devrait pas être de mise, comme l’ont déjà promis les hautes autorités politiques de Kinshasa. Il y va de la moralisation de la vie politique et économique d’un Congo RDC qui n’a que trop souffert. Au contraire, nous devrons profiter de cette triste réalité pour bâtir un véritable patriotisme congolais au service d’une nation en construction.
    Aussi, nous profitons de cette occasion pour vous proposer un ensemble de dix règles de conduite détaillées ci-après, qui invitent tous les congolais au patriotisme à travers l’amour pour leur grand pays et l’effort à engager dans sa reconstruction.
    1er commandement : Congolais, sur toi-même tu compteras ; 2ème commandement : Congolais, tous complexes tu banniras ; 3ème commandement : Congolais, durement tu travailleras ; 4ème commandement : Congolais, ton pays tu organiseras ; 5ème commandement : Congolais, ton pays tu équiperas ; 6ème commandement : Congolais, dans ton pays tu investiras ; 7ème commandement : Congolais, pour ton pays tu te formeras ; 8ème commandement : Congolais, ta culture tu enrichiras ; 9ème commandement : Congolais, ton prochain tu aimeras ; 10ème commandement : Congolais, avec l’étranger tu travailleras.
    En résumé, cette litanie de règles nous pousse d’abord à compter sur nous-mêmes avant de faire appel aux investissements étrangers dont nous ne pourrons, hélas! pas nous passer. Car le Congo RDC ne manque point d’atouts pour réussir son pari pour l’avenir. Le pays dispose, en effet, de ressources naturelles importantes pour son impulsion économique, mais il dispose aussi d’une élite formée et donc capable de prendre ses responsabilités, mais à condition que celle-ci comprenne clairement les grands enjeux pour l’avenir du pays, loin de l’avilissement encouragé autrefois et de la cupidité prédatrice héritée du passé. L’Etat doit savoir sévir contre toutes les déviances contraires aux intérêts de la nation. Quant aux investissements étrangers, il faut savoir les utiliser intelligemment tout en sachant d’avance que leurs détenteurs s’impliqueront toujours pour les intérêts de leur pays d’origine plutôt que pour ceux du peuple congolais. Vous comprendrez aisément pourquoi la coopération étrangère se trouve en dernière position de cette liste de dix commandements proposés.
    Pour nous, cet appel est une mobilisation lancée à tous les congolais au service de la reconstruction de la RDC, notre pays. Mobilisons-nous tous ensemble!

    Duma di Bula Gampoko, journaliste indépendant ; Paris. Email : dumagab@yahoo.fr

  6. Don Pépé Mpela

    Pas de guerre ou mieux pas de M23, pas du travail. Voilà une réalité qui échappe aux Congolais. Dites-nous où iront les milliers de casques blues une fois que la paix s’installe chez nous ? Je vous assure qu’ils vous diront qu’ils resteront encore à l’Est pour traquer les Maï mai, des machins qui n’existent que de de nom. Comme quoi, la RDC nourri les soldats de ce monde en acceptant que ses filles, femmes soient violées, violentées et même assassinées. Ne soyez surtout pas surpris lorsqu’on vous dira que Kabila ne répond plus aux critères et qu’il devrait subir le sort des autres. une manière de créer une nouvelles rébellion qui sera la vrai balkanisation. Les forces de M23 qui rentrent chez eux, devraient revenir au Congo si non, ils vont mourir de faim au Rwanda ou en Ouganda, leurs pays. Pourquoi votre parlement de marchands ne sait pas voter une loi demandant à la Monusco de quitter la RDC d’ici mai 2014 et que les forces Africaines de la Sadc viennent nous appuyer à l’Est ?

  7. André-Jacques

    Voilà une déclaration qui met à nu les intentions prédatrices des Anglo-Saxons y compris la Belgique vis à vis de ce qui se passe chez nous!C’est le Parlement Congolais qui doit trouver une issue à cette guerre de l’Est, puisqu’il est constitué des Députés élu par le peuple!Cette déclaration prouve à suffisance que notre pays est dirigé de l’extérieur!

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