Matadi : des jeunes proches aux anciens députés en prison

Matadi : des jeunes proches aux anciens députés en prison

José MUSONGO, un de cinq détenus à la prison centrale du Camp Molayi à Matadi/Photo infobascongo

José MUSONGO, un de cinq détenus à la prison centrale du Camp Molayi à Matadi/Photo infobascongo

Cinq jeunes du Bas-Congo sont détenus à la prison centrale du Camp Molayi à Matadi depuis le samedi dernier. Ils sont accusés d’avoir jeté des tracts à l’encontre du gouverneur. Parmi eux, les leaders qui sont allés voir le président de l’Assemblée provinciale pour exiger le retour d’anciens députés provinciaux. Ils clament leur innocence.

Depuis le samedi dernier, José Musongo, Mabachi, Juif et deux autres sont détenus au Camp Molayi à Matadi. Ils sont tous collaborateurs d’anciens députés. Ils ont, début décembre, organisé une marche avec pour point de chute :’’l’Assemblée provinciale’’. Ils se sont dits satisfaits de la réponse de Léonard Nsimba. Ce dernier a promis agir conformément à la décision que prendra la cour d’appel de Matadi.

Quelques jours plus tard, le bureau de l’Assemblée s’est prononcé sur le non retour de ces cinq anciens députés s’appuyant selon lui, sur la loi. Il a même informé le procureur général’’ sur la présence à Matadi des jeunes venus de Kin, Seke-Banza et Tshela et qui auraient pour mission de porter atteinte à l’intégrité physique de Léonard Nsimba, Philippe Muanda et Honoré Bavula, députés provinciaux’’.

Détenus pour la marche ou les tracts ?

La peur au ventre, ces jeunes sont allés solliciter le soutien de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco). Ils regrettent de ne l’avoir pas obtenu. Ce que réfute Richard Tekttepoe, le coordonnateur du bureau conjoint des Nations-Unies au Bas-Congo. ‘’Ceux qui se sont réfugiés à la Monusco      sont ceux qui ont marché pour le retour de leurs députés. Ils sont en liberté. Car, marcher pour revendiquer quelque chose, c’est légal. Ceux qui sont arrêtés, ce sont ceux qui ont jeté des tracts selon l’information que j’ai. La Monusco ne défend pas ce qui commettent les infractions condamnables par le Code pénal congolais’’, précise-t-il.  ‘’Nous sommes innocents. C’est seulement parce que nous avons réclamé le retour de ces cinq anciens députés que nous sommes aux arrêts. La police a perquisitionné nos maisons et il n’a pas été trouvé des tracts’’, se défend l’un d’eux. Un collectif d’avocats se met en place pour les défendre. Selon les services de sécurité,un de ses jeunes aurait dit que c’est  »Patrick Bengo,ancien conseiller politique de Deo Nkusu(ancien gouverneur intérimaire) qui est à la base de ces tracts. Traqué,il est en escapade. D’autres anciens collaborateurs des membres de gouvernement provincial déchu ont aussi quitté la province.

Un petit groupe des manifestants devant l'Assemblée provinciale/Infobascongo

Un petit groupe des manifestants devant l’Assemblée provinciale/Infobascongo

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