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Interview : La parole à BibianeBakento :’’ C’est toujours la femme qui en est victime’’

Seul le travail de sensibiliser surtout les femmes peuvent les affranchir ainsi que leurs enfants de leurs bourreaux. L’Association des femmes juristes du Congo(Afejuco), section du Bas-Congo qui milite pour les droits de la femme en fait son cheval de bataille. Elle vient de reprendre de plus belle ses activités  grâce notamment au soutien obtenu pour le travail de qualité qu’elle abat. Bibiane Bakento, vice-présidente de cette association en parle à www.infobascongo.net.

Me Bibiane Bakento,vice-présidente de l'Afejuco/Infobascongo

Me Bibiane Bakento,vice-présidente de l’Afejuco/Infobascongo

Infobascongo(IFB) : L’Afejuco vient de reprendre le poil de la bête avec des activités. Cela suppose un financement. Où avez-vous trouvé l’avez-vous trouvé ?

Bibiane Bakento(B.B) Ces activités que nous sommes en train de déployer, c’est grâce à MaerskCongo. Cette entreprise à découvert ce que nous faisons à travers www.infobascongo.net. Et comme, elle a un budget pour l’assistance sociale des vulnérables, elle nous a contactée à travers Me Cherine Luzaîsu, la présidente de l’association, qu’est aussi son avocat conseil .

IFB : Comment l’Afejuco a-t-elle accueilli ce soutien ?

B.B : Avec joie. Nous nous disons que c’est le résultat de notre travail pro deo. Car, c’est depuis très longtemps que nous sollicitons de l’aide mais nous n’avons toujours pas de soutien. Nous sommes contentes de ce partenariat. Les jours qui viennent, nous irons sensibiliser les femmes dans les milieux ruraux.

IFB : Vous venez de sensibiliser les femmes notamment sur les violences sexuelles. Pourquoi un accent particulier sur ce phénomène et quelle a été la nouveauté dans votre message ?

B.B : Le phénomène continue de prendre de l’ascension. Et, c’est toujours la femme qui en est victime. Nous sensibilisons les habitants sur les violences sexuelles depuis 2006. Jamais un homme n’est venu dénoncer des violences sexuelles à son encontre. Et cette fois-ci, avec les femmes vendeuses du marché de Minkondo, du Stade et des alentours, nous avons mis un accent sur la dénonciation car, les violences sexuelles portées en justice les sont par la dénonciation seule des voisins. Il faut que les victimes et les membres de familles fassent autant pour que les auteurs de ces actes soient traduits en justice et punis.

IFB : Comment les femmes ont-elles réagi ?

B.B : Elles ont reconnu que parmi les causes  qui font qu’elles ne dénoncent pas, il y a le manque des moyens pour soutenir l’action en justice et payer les honoraires des avocats or actuellement le barreau de Matadi vient de recevoir un financement du programme d’appui à la réforme de la justice. Cela permet une assistance gratuite des indigents par des avocats.

IFB : Afejuco s’est aussi appesanti sur les droits de la femme à la succession, de l’enfant et des personnes vivant avec le VIH/Sida pourquoi ?

BB : Pour faire savoir aux femmes que pour bénéficier de la succession, elles doivent être mariées civilement. Sinon, il n’y a pas lieu d’hériter. Que ce soit la femme ou le mari, le conjoint survivant vient à l’héritage en deuxième position ce, à côté des pères et mères, et frères et sœurs. Les deux autres sujets ont porté sur la vulgarisation des textes de lois qui protègent l’enfant et les personnes vivant avec le VIH/Sida. En effet, ces deux catégories sont des personnes vulnérables mais leurs droits sont moins connus de la population.

 Par Rosianne Nduli

 

URL simplifié: http://www.infobascongo.net/beta/?p=14810

Posté par on mar 31 2014. Classé sous A la une, Interview. Vous pouvez suivre toute les entrées a travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller directement à la fin et laisser un commentaire. Envoyer un ping n'est pas actuellement autorisé.

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