Bas-Congo : Didier Mambweni est libre

Bas-Congo : Didier Mambweni est libre

 

Après 10 mois d’incarcération, Didier Mambweni vient de recouvrer la liberté. Le  tribunal de grande instance de la Gombe à Kinshasa considère qu’il vient de purger sa peine. Le vice-président de la Société civile du Kongo central(Socikoc) rend grâce à Dieu de l’avoir libéré de ce qu’il appelle injustice à son encontre. Il promet de ne jamais se taire.

Didier Mambweni,vice-président de la Société civile du kongo central

Didier Mambweni,vice-président de la Société civile du kongo central

‘’Je vous informe officiellement que je suis libre. Dieu vient de me libérer’’. C’est en ces termes que Didier Mambweni répond à la rédaction de www.infobascongo.net. Il affirme tenir le document qui consacre sa libération de la prison centrale de Kinshasa. ‘’Bulletin PCM/14 sur PPA 12606/RE1491/14, condamné par le Tribunal de Gombe, du chef de l’outrage…’’, lit-il avec joie. Condamné à cet effet à huit mois de prison, Didier a purgé 10 mois de servitude pénale. C’est ainsi qu’il vient d’être libéré. ‘’Pour le reste, je m’en remets à mes avocats soit pour accepter ce jugement soit  pour l’attaquer’’, dit-il.

C’est à cause de son propos tenu au cours d’une émission contre Jacques Mbadu, le gouverneur sur la Radio télévision de Matadi(RTM) qu’il avait été poursuivi (Adrien Phoba et Albert-Fabrice Puela, députés nationaux avaient, eux aussi, pris part à cette émission). Il est du groupe ‘’Sauvons le Bas-Congo’’ qui a milité pour le départ de Deo Nkusu, alors gouverneur intérimaire.

La tarification en août dernier par le tribunal de grande instance de Matadi au 2ème degré était :’’Condamné à deux ans de servitude pénale pour  incitation à la haine tribale, au soulèvement populaire, la diffamation et outrage à l’autorité publique’’. Il avait saisi la cour suprême de justice pour doute sur l’impartialité des juges.

Leçons à tirer

Cependant, Didier souligne que son incarcération a été une injustice. ‘’On n’arrive pas à accepter et on n’accepte pas le concept de la démocratie. Pourtant, la liberté d’expression est garantie dans la constitution’’, regrette-t-il. Ses remerciements vont à l’endroit de la presse, la Monusco, la Croix-Rouge, Pamphile Badu(le patron de la RTM), Albert-Fabrice Puela. Il se réserve de citer d’autres personnes car, dit-il’’n’avoir pas encore eu l’autorisation de ces dernières’’. Mais, il reste formel :’’Je continuerai à parler. Je n’ai pas été amnistié. Je garde toutes mes prérogatives’’, se targue-t-il.

Ils l’ont échappé belle

A côté de lui se trouve Puela très heureux. ‘’Plusieurs sentiments s’entrechoquent. Le plus grand est, c’est la joie pour l’aboutissement de cette longue lutte âpre. La raison remporte toujours sur les sentiments, lance-t-il d’un ton ferme. Nous nous sommes battus contre un homme qui a la puissance financière.’’ Et de poursuivre :’’Les gens qui l’ont aidé sont devenus ses ennemis mais ceux avec qui il a fait la remise et reprise. Mais Dieu est bon, il fait grâce aux humbles et  résiste aux orgueilleux. Des gens comme les Scram, Patrick Bengo qui a disparu aujourd’hui. On ne sait pas où  est, Raymond Nsumbu emprisonné. Il est très malade, Mabashi, Mbulu pour le dossier tracteur…’’ Il termine en invitant les habitants de Matadi à être prêts pour accueillir Didier Mambweni. ‘’ Nous ne ferons pas des règlements de compte. Dieu est lui-même témoin’’, conclut le député Puela.

Leave a Reply

Your email address will not be published.