Matadi : journée nationale de l’enseignement : les enseignants expriment leur ras-le bol

Matadi : journée nationale de l’enseignement : les enseignants expriment leur ras-le bol
Photo Internet

Photo Internet

Les enseignants de Matadi, à 365 km de Kinshasa, profitant de la journée nationale de l’enseignement célébrée ce 30 avril, viennent d’organiser une marche de protestation. Ils veulent voir leurs revendications trouver un écho favorable.

Leurs calicots reprennent des messages comme: ‘’Qui a tué l’enseignant congolais ?’’ ; ‘’Enseignant congolais, réveilles-toi, l’heure a sonné.’’ ;  »Non à la prise en charge des enseignants par les parents pauvres.’’ Au moins 45 enseignants ont pris part à cette marche de protestation partie des rues de la ville jusqu’au gouvernorat. Dans leur mémorandum déposé au cabinet du gouverneur, ils dénoncent la violation des articles 36 et 204 de la constitution ainsi que l’article 200 de la nouvelle loi cadre de l’enseignement national.

Ces articles stipulent :‘’ le travail est un droit et un devoir sacrés pour chaque Congolais. L’Etat garantit le droit au travail, la protection contre le chômage et une rémunération équitable et satisfaisante assurant au travailleur ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine, complétée par tous les autres moyens de protection sociale, notamment, la pension de retraite et la rente viagère… La loi établit le statut des travailleurs et réglemente les particularités propres au régime juridique des ordres professionnels et l’exercice des professions exigeant une qualification scolaire ou académique…’’.

A cela s’ajoute, ‘’ l’application discriminatoire de la gratuité à l’école primaire, le non paiement de plus de 13.000 enseignants de la province représentant 34% de l’effectif non rémunéré au niveau national et la baisse du niveau de l’enseignement.’’, a fait savoir Isaac Lukombo, membre de la synergie des syndicats des enseignants.

C’est plus d’une fois que les enseignants du Bas-Congo organisent une marche de protestation. Malheureusement, la situation demeure inchangée.

Chantal Malamba, directeur du cabinet adjoint du gouverneur les a apaisés. ‘’Je vais transmettre votre mémo à l’autorité. Au moment venu, vous serez invités pour échanger avec elle.’’, a dit Chantal Malamba.

Leave a Reply

Your email address will not be published.