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Interview : les autorités invitées à une gestion rationnelle des ressources pour éviter l’émigration des congolais

La situation des expulsés congolais continue à faire parler d’elle au Bas-Congo, province frontalière au Congo-Brazzaville. Valentin Vangi, coordonnateur de la Société Civile du Kongo Central (Socikoc) préconise la bonne gouvernance pour prévenir pareille situation.

Valentin VANGI, coordonnateur de la Société Civile du Kongo Central (SOCIKOC)

Valentin VANGI, coordonnateur de la Société Civile du Kongo Central (SOCIKOC)

Infobascongo(IFB) : Le Bas-Congo est frontalier au Congo-Brazzaville. Des habitants de ce pays viennent étudier à Luozi et vice-versa. C’est pratiquement, le même peuple. Quelle attitude les habitants du Bas-Congo doivent-ils adopter face au problème d’expulsés ?

Valentin Vangi(VV) : La population du Bas-Congo ne doit pas céder à   l’émotion pour se rendre justice face aux ressortissants du Congo Brazzaville. Par contre, nous devons continuer à faire pression à notre gouvernement pour appliquer le principe de réciprocité. C’est-à-dire rompre les relations diplomatiques ainsi que les échanges commerciaux.

IBC : Pensez-vous que c’est bien faire que d’exiger désormais de part et d’autre un visa pour venir en Rd Congo ou aller au Congo ?

VV : En principe, dans le cadre de l’intégration sous régionale, c’est mauvais mais devant l’impasse on en peut rien.
IBC : Quel est selon vous, le soubassement de ce refoulement ?

VV : A mon avis, il est politique.  Remontons les événements : Paul Kagame a effectué deux voyages en mars dernier au Congo-Brazza. Juste après son retour de ce pays, les expulsions des congolais de la RDC ont commencé. En 1992, sous le règne de Sassou Nguesso, il y a eu des expulsions massives. Et donc, nous ne savons pas qu’est-ce qui se passe avec le règne de Sassou. C’est toujours sous son règne que les problèmes se posent. Il est hostile aux Congolais pourtant nous sommes frères. Nous avons pratiquement la même culture, nous parlons la même langue. Nous  disons que cette situation est purement politique. Voilà pourquoi, nous sommes en train de faire pression à notre gouvernement qui devrait en principe riposter.

IBC : Faut-il vraiment que la RDC réagisse farouchement ?

VV : C’est la réciprocité simplement qu’on doit faire. Et saisir la Cour Pénale Internationale surtout pour les violations. Puisque ce qui se passe est un crime contre l’humanité. Nous félicitons Martin Kobler pour avoir reconnu cela.

IBC : Il y a un projet qui prévoit qu’un pont soit jeté entre Brazza et Kinshasa. Beaucoup de Ne-Kongo s’étaient opposés à cela. N’est-ce pas un argument de plus pour davantage s’y opposer ?

VV : Dernièrement, lors de notre séjour à Kinshasa, nous avons lancé un appel à tous les Congolais et aux leaders. Une façon pour nous de refuser ce projet. Imaginez-vous, si vous avez des containers à Pointe-Noire (la ville portuaire du Congo-Brazza) contenant par exemple des vivres, les autorités peuvent les garder pendant 6 mois pour nous laisser mourir de faim, vue leur comportement. Elles sont aussi capables de faire passer les munitions des rebelles. Nous ne savons pas les réelles motivations de la construction de ce pont mais nous devons refuser. Cela va de notre sécurité. On peut passer par Brazza pour déstabiliser notre gouvernement. Sur le plan économique, ce pont est suspect. Nous lançons une mobilisation nationale pour qu’on s’oppose à ce projet.

IBC : Cette même situation est vécue en Angola où des Congolais sont aussi expulsés et se réfugient plus, au Bas-Congo. Pourquoi, selon vous, des Congolais sont traités de cette manière ?

VV : C’est vrai, c’est un problème du gouvernement. Il y a eu faiblesse. On trouve que du côté du gouvernement congolais, notre état n’est pas organisé. Et donc ce qui pousse des milliers de personnes à quitter le pays pour aller ailleurs à la  recherche de la survie. Mais qu’est ce qu’ils ramènent ? Pas grand choses ! D’autre part, c’est vrai il y a des congolais qui se méconduisent et vont vivre à l’étranger avec tout ce qui a comme comportement. Mais ce n’est pas pour cette raison que ces Etats ne respectent pas le droit international. Même quand c’est un Congolais qui a volé,  les normes disent qu’il faut l’arrêter et informer son pays. L’Etat congolais a l’obligation de protéger et de prendre soin de ses concitoyens. Les Congolais ne sont pas seulement expulsés en Angola et au Congo-Brazza. La Zambie a refoulé près de 500 qui sont maintenant à Kasumbalesa. Si un Congolais a un mauvais comportement, arrêtez-le. Mais vous vous décidez de faire un refoulement massif.

IBC : Que préconisez-vous pour que cette situation dramatique ne se reproduise plus ?

VV : Je crois qu’il faut renforcer la gouvernance. La solution, c’est celle-là. Notre pays est immensément riche. Il n’y a pas seulement à parler croissance économique ou chiffré alors que le salaire le moins payé au monde se trouve en Rd Congo. Ce n’est pas important de vanter le pétrole, les minerais, le courant électrique, les richesses… aussi longtemps qu’aux villages, des gens meurent par manque d’un comprimé d’aspirine. Il y en a qui sont en train de mourir par manque de route, des motos ne peuvent les évacuer. Que les gouvernants gèrent bien nos ressources. Si la gestion est rationnelle, des emplois vont être créés. Le gouvernement doit financer  l’agriculture. Car au moins 90 % de la population vivent de ça ! Il y a un principe qui dit que sans l’accroissement de productivité en milieu rural, pas de progrès économique.  Au moment où sur l’échiquier mondial, on parle de la  croissance économique et la stabilité macro-économique, c’est en cette période où le Congolais est de plus en plus malheureux et pauvre. La RDC a reculé davantage comme si elle n’a jamais existée. La gestion rationnelle des ressources va attirer des investisseurs. Du coup, les Congolais n’iront plus ailleurs. Nous allons revivre les années 70 où la main-d’œuvre venait des pays voisins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

URL simplifié: http://www.infobascongo.net/beta/?p=15122

Posté par on juin 3 2014. Classé sous A la une, Interview. Vous pouvez suivre toute les entrées a travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller directement à la fin et laisser un commentaire. Envoyer un ping n'est pas actuellement autorisé.

5 commentaires pour “Interview : les autorités invitées à une gestion rationnelle des ressources pour éviter l’émigration des congolais”

  1. NKOSI SIKELELE

    RD-Congo, pays émergent

    Le Président de la République a fixé l’émergence de la RD Congo à l’horizon 2030. L’émergence n’est donc pas un simple slogan mais c’est une nécessité.
    Mais commençons par le commencement. Qu’est-ce qu’un pays émergent ?
    Emerger veut dire sortir la tête hors de l’eau ou de la boue alors que le reste du corps s’y trouve encore. En d’autres termes un pays émergent serait celui dont la tête sortirait de la pauvreté dans laquelle le corps reste encore plongé ; un pays émergent est donc un État montrant le potentiel de devenir une superpuissance dans un avenir plus ou moins lointain.

    En effet, les États-Unis sont actuellement considérés comme la seule superpuissance – un terme employé par Zbigniew Brzezinski pour décrire un État avec une très forte influence sur le reste du monde, notamment dans les domaines d’influence que sont l’économie, le militaire, la technologie et le culturel. Mais cette puissance ne se définit non seulement par le poids économique, démographique, culturel ou la force militaire, explicite Sébastian Santander, il faut que le pays parvienne encore à mobiliser ces ressources matérielles pour ajuster l’environnement international en fonction de ses intérêts.
    Présentement les pays émergents sont les « BRICS » c’est-à-dire le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud ; prétendre à l’émergence c’est tenté d’adhérer le club de BRICS. le PIB total des BRICS devrait égaler en 2040 celui du G6 (les États-Unis, l’Allemagne, le Japon, la France, le Royaume-Uni et l’Italie). Regroupés, les BRICS pourraient faire contrepoids au G8 (dont la Russie fait pourtant déjà partie). » Les arguments soutenant cette étude sont que ces économies ont adopté l’économie de marché, et ont engagé les réformes leur permettant de s’intégrer dans l’économie mondiale, notamment l’éducation, les Investissements directs à l’étranger (IDE), la création d’entreprise.

    D’après la Banque mondiale, la Chine pourrait devenir la première puissance économique de la planète en dépassant les États-Unis entre 2020 et 2030. D’après Goldman Sachs, l’Inde pourrait également dépasser les États-Unis entre 2040 et 2045. Les BRICS exigent une refondation des organisations internationales comme le conseil de sécurité de l’ONU et les institutions de Bretton woods.

    Si nous observons tout autour de nous, plusieurs pays africain aspirent aussi à l’émergence: le Gabon de Ali Bongo (Vision Gabon Émergent 2025); l’Ethiopie (qui aspire à atteindre le statut de pays à revenu intermédiaire en 2025); la Côte d’Ivoire (Objectif Émergence Côte d’Ivoire 2020). Chez nous, le Président Joseph Kabila Kabange a fixé l’émergence de la RD Congo à l’horizon 2030.
    Tenez: le Gabon jouit d’une Production Intérieure Brute de 19,8 milliards US$ pour 1,5 millions d’habitants, c’est à dire à peine la population de Kimbanseke et une partie de Ndjili. Nous sommes un pays de près de 70 millions d’habitants avec une Production Intérieure Brute de 27,3 milliards US$. Comprendre qui pourrait…

    Aspirer à l’émergence c’est refusé le rythme actuel, si nous continuons sur le rythme actuel, nous ne saurons pas surmonter nos défis et la préservation de l’intégrité de notre territoire ne sera pas alors garantie. Nos défis majeurs sont donc connus. Ils sont démographiques et urbains. Pour y faire face, nous devons nous réinventer en tant que Nation. C’est ainsi qu’il faut comprendre l’appel à l’émergence de la RD Congo ; accéder à l’émergence c’est tout simplement refuser de demeurer trop longtemps encore un pays qui marche en toussotant.
    L’émergence de la RD Congo ne serait en effet qu’un leurre si l’Etat lui-même s’accrochait à des pratiques désuètes, comme par exemple le recours systématique au fiduciaire dans les transactions financières, ou encore l’inexistence des systèmes d’information et de gestion intégrés. C’est à ces pratiques désuètes qu’il faut tourner le dos.

    Le temps presse, tenez: Dans 11 ans, en 2025, la population congolaise pourrait atteindre 96 millions d’habitants, dont près de 59 millions auront moins de 25 ans. Kinshasa, déjà 29ème plus grande ville du monde en 2010, sera en 2025 la 12ème plus grande ville du monde. Imaginons les défis dantesques de transporter 15 millions de Kinois sur une zone d’habitation qui s’étendra de Menkao à Kasangulu, de leur offrir de l’énergie pour la cuisson des aliments (il pourrait ne plus y avoir d’arbres dans un rayon de 150 km autour de Kinshasa si la biomasse reste la principale source d’énergie). À partir de 2032 déjà il y aura plus de Congolais vivant en milieu urbain qu’en milieu rural. Le Congo sera alors différent. Le Congo de 2025, c’est aujourd’hui qu’il faut le préparer, autour d’un projet ambitieux.

    Le chemin pour y parvenir? C’est l’insertion financière, le rattrapage technologique, l’élargissement de l’éducation de masse. Le préalable par excellence? C’est donc la sécurité alimentaire.

    Oui, les grandes nations se bâtissent. Elles ne sortent pas du lit du hasard. Elles ont donc besoin de bâtisseurs, pas de spectateurs critiques, mais de vraies citoyens qui se salissent les mains. Pensons à nos ancêtres qui, sous la chicote et dans des conditions épouvantables ont posé le rail Matadi-Léopoldville. C’est donc en faisant face aux défis majeurs et en les domptant que les bâtisseurs des nations rentrent dans l’histoire.

    copyriht©2014 Nouvelle dynamique : Daniel Mukoko samba

  2. Je m’ étais juré de n’ est plus associer ma voix sur ce qui se dit sur blog , mais c’ est ma toute dernière en tout cas …

    C’ est ça “la révolution dans la modernité” … A longueur des journée on nous casse les oreilles avec des slogan creux additionné de culte de personnalité en l’ honneur de qui vous savez . Cet OVNI arrivé sur le sol congolais avec des bottes de jardinier , devenu milliardaire au bout d’ une décennie avec l’ argent du contribuable congolais sans oublier les ponctions operés sur les ressources minières et hydrocarbures de ce pays . Tout ça à cause d’ un élite pourri , corrompu jusqu’ à la moelle épinière et insensible aux problèmes récurant de la masse populaire .
    Le problème ne vient pas de nos populations . J’ ai des amis qui sont congolais de chez nous et qui ont des membres de la famille qui sont congolais de Brazzaville . Alors il faut arrêter la surenchère . Quoi qu’ on fasse nous sommes un seul peuple avec la même culture ,le problème ne pourrait pas se poser si nos trois pays ; je cite l’ Angola , la RDC et le Congo Brazza avaient à leur tête des présidents Ne kongo . La palabre avec le kinzonzi arrangeraient bien des choses . Mais aussi longtemps que ces pays seront sous les coupes des gens issus d’ autres contrées nous déplorerons toujours ces genres des choses qui ont commencé depuis 1964 lorsque le katangais Tshombe avait expulsé les brazzavillois qui vivaient à Kin et c’ était tous de Ne kongo . Je me souviens encore étant petit nous avons perdu de nombreux amis d’ enfances et leurs parents n’ ont pas pu emmener avec eux tous les biens qu’ ils possédaient : Parcelles , commerces etc … Ce qui était déplorable Mfumu Kasavubu en tant que président et Ne kongo aurait dû intervenir pour arrêter la folie de Tshombe . Tous ces faits ont laissé des traces … Hier c’ était l’ Angola et maintenant le Congo Brazza qui fait la chasse aux congolais . Personne ne peux accepter des telles humiliations mais nous devons apprendre à bien nous conduire lorsque nous sommes à l’ étranger. Un proverbe kongo dit : “lorsque vous vous rendez chez les autres vous les trouvez en train de danser sur un pied vous faites de même”. Est ce le cas avec les RDCongolais ? J’ en doute ! Une fois la chasse aux kulunas fut lancé nombreux parmi eux ont trouvé refuge à Brazzaville et même chez nous au kongo central. Posons nous la question une fois sur place ces voyous ont ils changé de métier? Bien au contraire ils ont emmené dans leurs gibecières tous ce qui les caractérise . Des femmes qui font la traversée de l’ autre côté pour faire le kindumba en pleine rue de Brazzaville ou tourner des films pornographiques ; vous trouvez ça normal ? Ou est l’ honneur du pays avec des tels comportements plus que bestial ? Je pense que chacun se souvient encore ces pratiques ont été dénoncé chez nous à Boma … Quel a été la réaction des Ne kongo ? C’ était la chasse à ces femmes mingizila venus de ntandu et qui ne respectaient pas notre culture . Ce pays est trop vaste avec des peuples aux cultures aussi diverses que disconcordantes il faut impérativement le fédéraliser pour que chaque peuple puisse sauvegarder sa culture et sa langue ; autrement c’ en est fini de nous les bakongo et nous seront noyés comme nous le sommes à kinshasa qui est pourtant notre terre .Et de ce fait nous subirons les mêmes expulsions et humiliations de la part de nos propres frères de la sous région parce que nous nous méconduisons et subissons les mauvaises influences venus d’ autres coins de la RDC . A méditer !

  3. Don Pépé Mpela

    Un bon analyste Kongo vous dire que les réponses qui sortent de la bouche de notre mpangi témoignent combien l’UNION entre nos deux peuple sera une force avec laquelle nous gérerons nos richesses. Par contre, si c’était un * Minasema* qui répondait, vous aurez appris ceci cela. Imaginons chers compatriotes que les 9 pays qui nous entourent expulsent les RD Congolais le même jour, comment gérera-ton cette situation ? Le Silence de gens de Kinshasa et de l’autre là, serez un autre signal qui témoigne qu’il n’y a une lien entre nous les Kongo, les Congolais et lui. On a vu qu’il a envoyé de millions de dollars en Haiti pour secourir les victimes. Pourquoi ne le fait-.il pas pour les congolais ?
    Que faire pour éviter le pire dans les années qui suivront le départ de l’autre. Est-ce qu’il ne serait pas possible qu’on relance le dossier du fédéralisme vu l’étendue de notre pays ? L’interviewé parle de la gouvernance comme clé de réussite pour ce genre de crise. Et pourtant, depuis 13 ans qu’ils sont aux affaires. Quelle gouvernance ont-ils apporté en RDC ? Où vont les recettes de la nationale numéro Un par exemple ? Les hommes passent , les institutions restent. Il faille chasser vos fraudeurs de part et d’autres afin d’instaurer une paix durable. Sans quoi, il n’y aura que du oeil pour oeil, dent pour dent. Résultat : destruction de notre culture. L’ont-ils fait à l’Est avec les frères de l’autre là ? Attention. Nous arrivons lentement et surement vers la fin de l’aventure alors soyons prudent.

  4. NKOSI SIKELELE

    La solution est à court, moyen et long terme c’est d’avoir des institutions fortes et non des hommes forts. Voilà une réalité :
    * le président français est plus fort politique et moins riche financièrement
    * le premier ministre britannique est plus fort politique et moins riche financièrement
    * le maire de paris est plus fort politique et moins riche financièrement
    Pour dire, nous devons faire profiter nos richesses à toute la population congolaise. Au lieu qu’un groupe des personnes s’enrichissent et les autres croupissent dans la misère. Depuis plus de 10 ans la RDC n’est pas capable de produire ou donner un sac de cosette de manioc ou un sac de riz à sa population. Mais le ministère en charge de l’agriculture reçoit des milliers des dollars qui finissent dans les poches.
    Un exemple qui rire, Congo Futur vient de baisser le prix des produits pour combattre les produits en provenance de Lufu/Angola. Le ciment qui vient de l’Angola se négocie moins cher. Plus grave encore à Kinshasa, l’autorité de la ville sous l’œil du gouvernement central vient de rançonner les exploitants du secteur de transport avec son contrôle technique.

  5. Kembo wa Kembo

    Je demande et je veux une reponse au profit des congolais du Bas Kongo…
    Qu’est ce qui a ete fait sur ceux des congolais refoules de Pointe Noire et qui ont passe des jours et des jours a Massabi ( poste frontalier entre Pointe noire et Cabinda), sans parler de ceux qui sont a la frontiere de Luozi ( Miyamba, bandakani etc…)????

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