Matadi :participants et intervenants satisfaits de l’atelier sur les infractions de presse et les fautes à éviter en période électorale

Matadi :participants et intervenants satisfaits de l’atelier sur les infractions de presse et les fautes à éviter en période électorale

Tombée des rideaux du séminaire-atelier sur les infractions de presse et les fautes à éviter pendant la période électorale, en la salle polyvalente Victoria, à Matadi. Organisées à l’intention des journalistes et acteurs socio-politiques, ces assises ont été appuyées par l’Unesco, dans son volet information. Les participants  en sont ragaillardis.

En formation avec l'Unesco sur les infractions de presse/infobascongo

En formation avec l’Unesco sur les infractions de presse/infobascongo

Shambuyi Batubenga, journaliste à la Radio télévision Atlantique

’Cette formation a été d’une grande importance surtout pour nous qui animons des émissions politiques. Je me suis rendu compte que nous commettons certaines infractions sans s’en rendre compte. Toute la vie étant une école, nous nous sommes retrouvés aujourd’hui à l’école. La diffamation ou les imputations dommageables sont des infractions que nous commettons. Je me souviens d’avoir été une fois convoqué au parquet. Après cette formation, je sais qu’il y a des choses à éviter. Tant qu’il n y a pas de dépénalisation des délits de presse, il faut que je prenne du recul’’

Rebecca Ntumba, journaliste à la Radiotélévision Matadi

’Nous commettons des erreurs par ignorance dans l’exercice de ce métier. En sortant d’ici j’ai appris à maîtriser davantage les limites de la liberté d’expression dans l’exercice de notre métier et surtout en période électorale. Les erreurs arrivent surtout lorsque nous diffusons des émissions en direct comme c’est le cas pour moi. Les acteurs politiques dérapent par moment dans leurs interventions. Ce qui m’est arrivée une fois, j’ai laissé passer un discours injurieux par inattention. Cela m’a coûté cher’’

 Me Bibiane Bakento, avocate au barreau de Matadi

‘’Dans le temps, j’avais dû mal à répertorier les infractions par voie de presse. Mais actuellement, j’ai appris au moins dix infractions qui peuvent être  commises par les professionnels des médias et des acteurs politiques ainsi que les fautes déontologiques à éviter pour qu’ils ne tombent pas dans les sanctions disciplinaires ou judiciaires. Je suis contente du fait que tous les acteurs ont été associés à ce séminaire. Vous voyez les journalistes sont exposés à ces actes. En tant qu’avocate, il m’est arrivé à plusieurs reprises de les assister. Je me souviens par moment j’ai eu à manquer des arguments solides pour les défendre. Mais aujourd’hui, je sais les défendre voire former les gens sur les infractions de délit de presse’’

Joseph Potopoto, administrateur national chargé de la Communication et Information, à l’UNESCO

’Au travers cet atelier, nous avons pu apporter des réponses à certaines questions que les journalistes du Kongo Central étaient en train de se poser eux-mêmes. D’abord par rapport à leur prestation face à la pression politique qu’ils subissent régulièrement. Leur indépendance journalistique, leur objectivité par rapport à tout ce qu’ils doivent relater comme information, leur large liberté par rapport à leur travail. Toutes ces questions ont pu trouver des réponses à travers cet atelier. Les journalistes ont compris que certaines fautes professionnelles peuvent les conduire à une infraction punissable par le code pénale et ils se sont engagés à les éviter. Ils ont compris aussi que les médias étant la tribune offerte aux acteurs politiques de pouvoir s’exprimer. Ils doivent veiller à ce que les acteurs politiques puissent avoir un comportement responsables’’

Me Charles Mushizi, consultant à l’Unesco

’Globalement, le niveau de débat, les interventions, les exercices pratiques prouvent à suffisance qu’il y avait non seulement de l’intérêt mais aussi au -delà de l’intérêt les personnes ont effectivement appris sur les infractions. Celles-ci sont généralement commises par voie de médias ainsi que les fautes qu’il faut absolument éviter pendant le processus électoral. Il était important de mettre autour d’une même table les trois catégories de personne. Les acteurs sociopolitiques sollicitent beaucoup les médias. Il fallait les avertir au sujet des fautes qui peuvent les rendre coupables mais aussi mettre les professionnels des médias au fond de la question de la responsabilité par rapport au travail qu’ils sont appelés à assurer au cours de cette période particulièrekongo central’’

 

Leave a Reply

Your email address will not be published.