Mbanza-Ngungu : unis, les apiculteurs produisent du miel de qualité

Mbanza-Ngungu : unis, les apiculteurs produisent du miel de qualité

Chargée de projet de l’ONG Belge ‘’Miel Maya Honing’’, Eliza Demoulin a visité le projet Synergie nationale des apiculteurs du Congo (Synapic) de Mbanza Ngungu au Kongo central. Elle est satisfaite du travail qui s’y fait. Depuis que ces apiculteurs sont unis, le miel qu’ils produisent est de bonne qualité.

Infobascongo (IFB) : Après avoir visité quatre sites du projet Synapic qu’avez observé ?

Eliza Demoulin(E. D) : J’ai visité tous les sites du projet. J’ai pu observer comme point très positifs au niveau des apiculteurs et des associations, des apiculteurs soutenus. On sent une motivation importante. Ils sont très sensibles à la politique du reboisement. Ils font des demandes pour avoir des activités supplémentaires au niveau de reboisement. Il y a aussi une volonté d’apprendre que j’ai ressenti chez eux.

IBC : Comment appréciez-vous le miel produit par les associations de ces apiculteurs ?

E. D : Je suis très contente de la qualité du miel qu’ils produisent. Car, au sein des associations des apiculteurs, il n’y a pas de miellerie mais ils ont été sensibilisés à l’hygiène et à la qualité. A moins d’une année de projet, on voit que c’est possible de produire du miel de qualité avec de petits moyens.

IBC : Quelles sont les difficultés auxquelles sont confrontées ces apiculteurs?

E. D. : Ces apiculteurs rencontrent beaucoup de difficultés. Ils manquent de matériels et d’équipements. Les sites étant distant, ceux qui font exécuter le projet connaissent des difficultés. Ils travaillent énormément et ils font des heures supplémentaires. Ils ont du mal à acheminer les ruches.

IBC : Quel message adressez-vous aux apiculteurs ?

E.D : Je leur demande de développer une activité économique rentable grâce à Synapic, ils vont petit à petit se professionnaliser. Le fait qu’ils soient regroupés en association, c’est une bonne chose. Car, Synapic ne travaille pas avec des apiculteurs solitaires. Mais à travers les rucher écoles, ils vont améliorer leurs connaissances et leurs compétences pour reproduire ce qu’ils apprennent dans leur propre rucher. Ainsi grâce à l’augmentation de leur production, ils vont pouvoir se prendre en charge et acheter eux – mêmes leurs matériels.

IBC : Que retenir de votre passage ?

E. D. : Je pense qu’il était important d’identifier toutes ces difficultés pour développer des stratégies. Je leur demande d’être le plus autonome possible et de se prendre en charge. La Synapic durant sa deuxième année sera plus présent sur terrain pour suivre les associations, pour les accompagner à être plus autonomes. Le fait d’être sur terrain me permet de comprendre beaucoup de choses que l’on ignore surtout lorsqu’on est enfermé au bureau. On se rend compte des difficultés d’exécution et du travail fourni. Les apiculteurs sont très contents de ce projet, ils ont peur d’être abandonnés. On espère que le projet pourra se poursuivre. Je suis très contente de mon séjour de travail en République Démocratique Congo.

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