Rd Congo : Elodie Bamowongo : ’’… Je suis contente de travailler pour l’AUF’’

Rd Congo : Elodie Bamowongo : ’’… Je suis contente de travailler pour l’AUF’’

En République démocratique du Congo (RDC), beaucoup d’habitants étudient à distance. Chargée des projets et responsable des formations à l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) au Campus numérique francophone (CNF) de Kinshasa, Elodie Bamowongo passe une bonne partie de son travail à accompagner les étudiants qui y souscrive. Elle est heureuse de voir cet encadrement porter ses fruits.

Article publié par l Institut de la francophonie pour l ingénierie de la connaissance et la formation a distance (IFIC).www.ific.auf.org

Campus numérique de Kinshasa, ce samedi 21 mai 2016. La journée est consacrée à la remise des diplômes aux lauréats des universités partenaires à l’AUF. Elodie Bamowongo attache des écussons sur la poitrine des récipiendaires portant l’inscription ‘’Lauréat’’. Visiblement contente, elle les félicite. En effet, en sa qualité de chargée des formations à l’AUF, elle vient de remplir une de ses missions : faciliter la réception des diplômes aux lauréats au terme de leurs études à  distance. ‘’Quand je vois des gens satisfaits, je me sens utile. Je suis contente de travailler pour l’AUF’’, lance-t-elle.

Détentrice d’un master d’études avancées en communication interculturelle de l’université de Suisse italienne, Elodie, 29 ans, travaille depuis près de quatre ans à l’AUF. Elle a notamment pour rôle d’aider les candidats à s’inscrire dans les universités, mettre à leur disposition une salle équipée d’ordinateurs, faciliter les rencontres et les soutenances à distance par visioconférence.

En RDC, beaucoup d habitants s’intéressent aux formations à distance. Selon les statistiques de l’AUF si en 2007, il n’y avait que 21 candidats acceptés, ils ont été 67 en 2015. « Cela commence à être démystifié. Des jeunes sont de plus en plus portés vers l’entreprenariat, se réjouit-t-elle.  Ils découvrent qu’ils peuvent développer des compétences, évoluer dans un environnement où ils ne dépendent pas de chefs». Elodie Bamowongo apaise ceux qui pensent que les formations ouvertes à distance (FOAD) sont des formations légères. ‘’Ce sont des formations très exigeantes, et je dirai même beaucoup plus qu’une formation en présentiel et à temps plein, vante-t-elle. Et ceux qui parviennent à aller jusqu’au bout sont à féliciter.’’

Rêve réalisé

L’histoire entre Elodie Bamowongo et la Francophonie date d’il y a plusieurs années. En 2010, elle est sélectionnée Volontaire internationale de la francophonie (VIF). ‘’Je voulais ardemment avoir une expérience à l’international. Je me disais que cela devait commencer quelque part. Sur 3.260 candidats dans le monde, j’ai fait partie des 50 candidats retenus’’, se remémore la chargée des formations.  Elle enchaîne : ’’Ce n’était quand même pas dans n’importe quelle structure mais la francophonie ! J’ai écrit ma lettre de motivation, j’ai présenté mon curriculum vitae, j’ai passé une interview et j’ai été retenue. C’était hallucinant. Je me suis dit que je valais quelque chose.’’  Première originaire de la Rd Congo à être VIF, elle se rappelle ce que Clément Duhaime, administrateur de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) disait alors :’’Vous êtes la crème de la crème.’’

Comme VIF, Elodie Bamowongo a été sélectionnée pour un poste à Hanoï (Vietnam), au bureau régional d’Asie Pacifique de l’AUF. Elle déclare retenir de cette mission de 12 mois de belles rencontres qui l’ont marquée à vie mais aussi de vrais chocs sur le plan linguistique, alimentaire et culturel.’’J’ai découvert la religion bouddhiste, des gens qui pensaient autrement et j’ai compris surtout que l’on peut vivre en harmonie tout en étant différent’’, reconnait-elle.

Timide pas dans les TIC pour l’éducation

Bien qu’elle soit heureuse de son travail, la chargée des formations à l’AUF regrette que les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans l’éducation ne soient pas développées en RDC. Et de conclure : ‘’ Nous sommes en train de poser timidement les pas pendant que ailleurs les choses évoluent. Pourtant, c’est une arme pour le développement du pays. Il y aura toujours des structures comme l’AUF et l’Unesco mais ils ne remplaceront jamais le gouvernement. Il faut que les autorités s’impliquent.’’

Par Alphonse Nekwa Makwala

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