Un état des lieux du système de protection de l’enfant et formation des policiers,du personnel judiciaire et des travailleurs de la RDC pour des actions coordonnées et efficaces

Un état des lieux du système de protection de l’enfant et formation des policiers,du personnel judiciaire et des travailleurs de la RDC pour des actions  coordonnées et efficaces

Le Bureau  international de protections des droits des enfants (IBCRvient  de  présenter l’état des lieux du système de protection de l’enfant  et de la formation des policiers, du personnel judiciaire et des travailleurs sociaux en RDC. Ce document  présenté au cours  d’un atelier présidé par Eugène Serufuli, le ministre des Affaires sociales à l’hôtel Sultani à Kinshasa a pour but de jeter les  bases nécessaires pour articuler de façon concertée, une série d’actions sur les enjeux de la protection de l’enfant.

De gauche à droite,Ginette Martin,ambassadeure du Canada en Rdc;Eugène Serufuli,ministre des Affaires sociales et Danielle Valiquette,directrice programme Afrique subsaharienne de l'IBCR/Infobascongo

De gauche à droite,Ginette Martin,ambassadeure du Canada en Rdc;Eugène Serufuli,ministre des Affaires sociales et Danielle Valiquette,directrice programme Afrique subsaharienne de l’IBCR/Infobascongo

‘’ Il faut saluer cette initiative. Nous évoluons d’une manière désordonnée alors que la prise en charge de l’enfant impose aux acteurs de travailler en synergie. Sans cartographie, il sera difficile de dire qui fait quoi ? Comment ? Quand ? Et avec qui ? Si tous les acteurs peuvent s’approprier cet état des lieux, je suis convaincu que l’intersectorialité et la synergie tels que prévus fera un bond dans le système congolais de la protection des enfants’’, croit dur comme fer le magistrat Hilaire Ngoie, président du tribunal pour enfants de Bukavu à l’est de la RDC. Comme lui, d’autres policiers, personnel judiciaire et  travailleurs sociaux venus du Kongo central, Kinshasa, Sud-Kivu, Nord-Kivu et Haut-Katanga reconnaissent l’importance de ce document.

De 74 pages, il propose une cartographie du système de protection de l’enfant au regard de la situation des enfants en conflit avec la loi,en situations difficiles et des enfants victimes ou témoins d’actes criminels. L’état des lieux se penche également sur la formation dispensée aux policiers, au personnel judiciaire et aux travailleurs sociaux dans leurs écoles de formation respectives.

Équiper et former les praticiens

Cet état des lieux est le prélude de plusieurs autres activités dans le cadre du projet de renforcement des capacités des policiers, du personnel judiciaire et des travailleurs sociaux en protection de l’enfant. Il s’étend de 201 5 à 2020.

A cet effet, l’IBCR travaille avec les ministères des Affaires sociales ; de la Justice et de l’Intérieur et sécurité. Au niveau opérationnel, ces partenaires sont : la Direction des écoles de formation de la police nationale congolaise ; l’Institut national des travailleurs sociaux et l’école de formation du personnel judiciaire. Les actions à mener consiste à intégrer de manière permanente des modes opératoires normalisés multisectoriels dans la pratique portant sur les enfants en contact avec la loi ainsi que des modules de formation portant sur les droits et la protection de l’enfant dans les formations initiales et spécialisées des policiers ,du personnel de justice et des travailleurs sociaux. ‘’ L’objectif est de doter ces praticiens des outils et compétences nécessaires pour adapter les pratiques aux droits et à la protection de l’enfant’’, explique Danielle Valiquette, directrice programme Afrique subsaharienne de l’IBCR. ‘’ Ce système de protection de l’enfant par la formation des policiers, du personnel de la justice et les travailleurs sociaux, nous la voulons efficace car, elle guidera notre prise de décision tant au niveau politique que technique dans le sens de l’amélioration de la situation actuelle de l’accompagnement de l’enfant’’, soutient Eugene Serufuli, le ministre des Affaires sociales.

Le projet de renforcement des capacités des policiers, du personnel judiciaire et des travailleurs sociaux en protection de l’enfant est financé par le gouvernement canadien à hauteur de 8 226 190$ CAN (dont 756 190 $ CAN de fonds propres de l’IBCR).

Vulgariser l’état des lieux

Pour Ginette Martin, ambassadeure du Canada, ‘’les enfants congolais comme ceux d’autres pays doivent jouir d’un environnement sécuritaire sain et doivent effectivement être protégés lorsqu’ils sont victimes de violence et quand ils sont en transit dans les systèmes de justice, les commissariats de police et centres sociaux’’.

Le président du tribunal pour enfants de Bukavu Ngoyi espère ‘’que l’Etat congolais va s’approprier et diffuser l’état des lieux du système de protection de l’enfant et de la formation des policiers, du personnel judiciaire et des travailleurs sociaux en RDC’’.

 

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