RDC:le comité de pilotage du projet «Batela Muana» valide le rapport de l’an 2 et projette les activités de l’an 3

RDC:le comité de pilotage du projet «Batela Muana» valide le rapport de l’an 2 et projette les activités de l’an 3

Le projet de renforcement des capacités des policiers, du personnel de la justice et des travailleurs sociaux en matière de protection de l’enfant en RDC  »Batela Muana » mis en œuvre par le Bureau international des droits des enfants(IBCR) a tenu son deuxième comité de pilotage. Les objectifs de ce comité étaient doubles,d’une part faire prendre connaissance de l’avancement du projet deux ans après son lancement,d’autre part faire valider les documents soumis à l’appréciation des membres notamment le rapport des activités de l’année 2 et le plan de travail de l’année 3.

Ce matin de juillet à l’hôtel  Kin -Plazza à Gombe à Kinshasa le décor du deuxième comité de pilotage du projet   »Batela Muana » est planté (Batela Muana, protéger l’enfant, Ndlr). La quasi-totalité des membres est là. Il s’agit: du ministère des Affaires sociales ,Ambassade du Canada,  Commissariat général ;département PEPVS , direction général des écoles de formation,  direction de protection de l’enfant (ministère de la justice),Institut national de Formation judiciaire,  secrétariat général à  la Justice , service de documentation et d’études (ministère de la justice),UNICEF,PSAT et IBCR.

En ouvrant les travaux,le ministre des Affaires sociales Eugene Serufuli souligne : «Le comité de pilotage constitue le mécanisme bilatéral responsable de la Coordination, de l’encadrement et de la supervision de l’ensemble du projet. Il est indispensable que l’implication des uns et des autres s’accentue et se poursuive à travers la participation active au fonctionnement effectif du comité de pilotage afin de parvenir à notre idéal qui est la protection des droits des enfants, a recommandé le ministre des Affaires sociales Eugene Serufuli. Dans le but d’atteindre ces objectifs, ce deuxième comité de pilotage est organisé en vue de procéder à la présentation et la validation du rapport de l’année 2 ainsi que la présentation du plan de travail de l’année 3. »

Soutien du Canada

Ce projet d’une durée de cinq ans, issu d’un protocole d’entente signée entre les gouvernements canadien et congolais le 18 décembre 2015, prévoit chaque année un comité de pilotage. Il permet d’assurer l’orientation politique et stratégique du projet avec toutes les parties prenantes qui interviennent dans le monde de la protection de l’enfant. Sandrine Chauffani, chargée de la Coopération et représentante de l’ambassadeure du Canada a salué l’évolution positive du mécanisme national de protection de l’enfant et présenté le parcours du projet. Elle espère que les activités mises en œuvre vont effectivement permettre d’atteindre leur but ultime qui est la protection de l’enfant en RDC et de développer de nouvelles compétences dans le domaine de la protection de l’enfant. Elle a précisé que:  »Le Canada est convaincu que le développement ne peut se faire sans les femmes des pays en développement et les jeunes. Et, son objectif en finançant le IBCR qui vise l’amélioration du système de protection des enfants en RDC s’inscrit en droite ligne de la politique de l’aide internationale qui est axée sur ces deux catégories. »

Bilan de l’an 2 et projection de l’an 3

Le directeur du IBCR Guillaume a focalisé son exposé sur : l’an 2, la mise en œuvre du projet et les enjeux de gestion et ajustements. Il a expliqué que l’an 2 a été émaillé par : la finalisation du rapport de l’état des lieux ; la rédaction d’une première ébauche du guide opératoire normalisé pour la police, premier jet du cours de base pour le secteur police; l’organisation de plusieurs rencontres, réunions et ateliers ayant contribué à la réalisation d’activités finalisées ou en cours de finalisation sur l’année 3. En ce qui concerne la mise en œuvre, il y a eu notamment : l’élaboration d’un projet de guide opérationnel pour les escadrons PEPVS,  la mission de cartographie des principaux outils de collecte de données,  la mission de collecte d’informations pour renseigner les données de base du cadre de mesure de rendement sur le déploiement des assistants sociaux auprès des structures, et la mise en place des structures de gouvernance (comité de concertation, groupe de travail multisectoriel). Guillaume Landry a enfin, relevé différents enjeux d’ordre contextuels et organisationnel dont :le ralentissement dans la réalisation des activités avec les ministères du fait de la situation politique et sécuritaire tendue en RDC ;le roulement du personnel au sein de l’autorité politique de certains ministères du fait des changements et autres affectations, la non-obtention de l’accord sur les exonérations fiscales et de l’ordonnance présidentielle devant conférer à l’IBCR la personnalité juridique, le CMR initial révisé lors du dernier rapport semestriel qui sera bientôt validé par AMC

Pour l’an 3 qui s’étend de 2017 à 2018,le directeur du IBCR a expliqué les activités ce qui sont programmées : développer les modes opératoires police (guide opérationnel PEPVS) et justice, et amorcer ceux pour le travail social ;développer et valider les outils de collecte de gestion de données qualitatives et quantitatives dans le secteur de la protection de l’enfant ;organiser les rencontres des groupes de travail sectoriels ;disséminer les rapports d’état des lieux en dehors de Kinshasa ;développer la stratégie de plaidoyer ;organiser les voyages d’échange ;finaliser le cours de base de la police et former les formateurs de ce secteur  et élaborer les cours de base du secteur social.

Des recommandations

Après de fructueux échanges, les participants ont fait les recommandations suivantes : Référer immédiatement à la direction des programmes de l’IBCR la moindre difficulté dans l’observation de la stratégie du projet,impliquer la direction dans les échanges avec les partenaires au besoin,multiplier les points d’ancrage auprès des ministères et éviter de centraliser les contacts et les informations auprès d’une seule personne…

Au terme de ce comité de pilotage,les participants ont approuvé et validé le rapport des activités du projet pour l’année 2 ainsi que le plan de travail annuel pour l’année 3.

 

 

2 Responses to "RDC:le comité de pilotage du projet «Batela Muana» valide le rapport de l’an 2 et projette les activités de l’an 3"

  1. Polydore Kayembe  12 août 2017 at 17:27

    Très bon projet mais quand les bailleurs s’en iront que feront les Congolais? Nous voulons vous voir aussi au Kasai défendre les droits des enfants et femmes car nous vivons une situation dramatique.

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  2. Pina  12 août 2017 at 17:14

    Bonjour,
    Je dirige une ONG à Tshela qui milite pour les droits des enfants.Comment faire pour bénéficier des avantages de ce projet?

    Répondre

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