Kinshasa : l’Union congolaise des femmes des médias fête ses 20 ans en passant le flambeau

Kinshasa : l’Union congolaise des femmes des médias fête ses 20 ans en passant le flambeau

Vingt ans d’existence et de lutte pour la promotion des droits des femmes dans et à travers les médias en RDC, c’est ce qu’il faut retenir de l’Union congolaise des femmes des médias (Ucofem) qui fête son anniversaire. Elle pense déjà à la relève.

‘’Perle’’, salle de fête de la paroisse Sainte Anne à Gombe à Kinshasa!En présence d’une centaine de personnes, la dernière recrue de l’Ucofem remet des diplômes de reconnaissance à trois des fondatrices de l’Ucofem. Quelques minutes plus tard, c’est une enfant en bas âge qui coupegaiement le gâteaude la cérémonie. ‘’C’ est une façon de passer le flambeau’’, explique le professeur Obul Okwess, le modérateur de la fête et membre de l’Ucofem.

Plusieurs autres aspects ont démontré que les fondatrices de cette structure pensent à la relève. L’hymne de l’Ucofem a été écrit par des jeunes membres et, la soirée a notamment été agrémentée et organisée par elles. ‘’C’est génial !Cela démontre le souci de pérennisation. Quand on associe la jeune fille, cela veut dire que l’on veut que la génération future accompagne la vision.Donc, le combat de la femme continue jusqu’à obtenir gain de cause’’, se réjouit Nana Mbungu de l’Ucofem, section Kongo Central. Et, ce combat porte sur :l’amélioration de la qualité du travail de la femme des médias en particulier et de la femme en générale ,la participation au combat pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard de la femme et l’appui à toutes les actions pour la promotion du genre et la parité pour un meilleur épanouissement de la femme.

Essor

Ces femmes savent que leur union augure des lendemains qui chantent. Visiblement heureuses, elles arborent toutes, des vêtements au motif de l’Ucofem. On peut y découvrir les 10 provinces où elles ont désormais pignon sur rue : Kinshasa, Kasaï oriental, Kasaï central, Nord Kivu, Kwilu, Equateur, Maniema, Ituri, Tshopo et Haut Katanga. ‘’ De sept fondatrices nous avons atteints aujourd’hui plus de 400 membres’’, se vante Clarisse Museme, présidente du conseil d’administration,qui donne l’occasion de remonter le temps, de connaître l’histoire de l’Ucofem. Elle évoque les innombrables préjugés dont était victime la femme des médias et se remémore les railleries que lançaient certains hommes :’’Vous ne tiendrez pas, vous allez vous disputer des hommes et des financements’’. Et de taquiner : ‘’Mais voilà 20 ans que l’on a survécu. Suivez mon regard!’’

Dans leur gibecière, elles comptent plusieurs réalisations. Cependant, Anna Mayimona, la présidente en a présenté deux : le Répertoire des femmes des ressources en RDC qui permet aux journalistes de donner la parole aux femmes de plus de 40 domaines et Etudes sur les freins à la participation politique des femmes en RDC. Elle a remercié les partenaires qui les accompagnent dans l’accomplissement de leurs objectifs : Internews, Free Press, Unesco, Gender Links, Unfpa, Union européenne

La lutte continue

Le travail éloquent de l’Ucofem a été reconnu par plusieurs invités.’’J’ai vécu la naissance de l’Ucofem. Ces filles étaient toutes jeunes à l’époque. Elles voulaient parler de l’image, de la réhabilitation, de la défense de la femme des médias. Je me suis dit : mesurent-elles le contour de ce thème ? Ce que ça représente ? Mais à force de détermination, de volonté, d’engagement, vingt ans après elle a pu s’implanter en RDC et au-delà des frontières, témoigne Sylvestre Ntumba, un journaliste qui travaille aujourd’hui au PNUD. Vingt ans après, il y a deux mots à dire : bravo femmes.’’ Ancienne responsable de l’Institut panos paris Clotilde Aziza enchaine :‘’ A l’époque où je travaillais à l’Institut panos paris, l’Ucofem n’était pas assez développée. J’ai été marquée par l’humilité de ces jeunes filles. Plus tard, elles ont bénéficié d’un financement de gender Links, ce qui a ouvert la voie à d’autres partenaires. Nous les avons formées sur l’élaboration des projets, à la vie associative. Nous sommes fiers d’avoir participé à ce progrès. Nous demandons à toutes les femmes des médias d’adhérer à cette union.’’

Malgré ce succès, Museme affirme que beaucoup reste encore à faire pour atteindre les 50-50 comme l’exige notamment la Constitution de la RDC. Et, c’est ce que conclut l’hymne de l’Ucofem : ‘’Oh! que la lutte continue, oh! des générations en générations.’’

 

 

One Response to "Kinshasa : l’Union congolaise des femmes des médias fête ses 20 ans en passant le flambeau"

  1. sylvie Mazambi  26 septembre 2017 at 15:08

    Merci pour cet article.Soyez benis

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