Kongo central:après la découverte des tourbières à l’Équateur,les habitants invités à protéger les forets humides 

 Kongo central:après la découverte des tourbières à l’Équateur,les habitants invités à protéger les forets humides 

 

Après la découverte des tourbières dans les zones des forets humides Lokolama à Bikoro dans l’ex province de l’Equateur la semaine passée par des chercheurs Britanniques, ils viennent de séjourner au Kongo central. Province couverte par une grande forêt, ils sont allés expliquer à sa population l’importance d’agir correctement pour protéger ces écosystèmes qui luttent contre le changement climatique.

Les représentants des communautés locales, des peuples autochtones, des ONG, de la société civile environnement du Kongo central et de Équateur, des bailleurs des fonds ainsi que des autorités politiques de la RDC dans le navire MV Esperanza au port de Matadi. Ils participent à la campagne ‘’donne une chance aux forêts du bassin du Congo’’de Greenpeace. Les chercheurs de l’université Leeds de l’Angleterre soutenus par cette ONG Hollandaise leur expliquent que fin octobre dernier, leur collègue Simon Lewis a découvert des tourbières dans les zones des forets humides de Lokolama à Bikoro dans l’ex province de Équateur. Il s’agit de la plus importante réserve de tourbières au monde.Elles mesurent entre 3,37m à 3,50 m de profondeur et date de plus de 10 mille ans.Ces scientifiques affirment que ces tourbières locales peuvent contenir jusqu’à 30 milliards de tonnes de carbone (soit plus de 200 ans d’émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis).Ces recherches ont débuté en 2012 au Congo Brazzaville au carré Lac Tumba Télé.La RDC occupe la plus grande étendue des zones marécageuses découverte. Sur les 140 000km2  d’espace, elle représente le 2/3 des forets humides à Équateur.

Protéger les forets du Kongo Central

Les tourbières proviennent des feuilles mortes qui se décomposent (lentement) dans l’humidité et stocke le Co2. En effet, ce gaz à effet de serre est responsable du dérèglement  climatique.La protection de ces tourbières est essentielle à la survie des forets et des communautés. ‘’Les tourbières de la RDC sont intactes parce que la population utilise ces forets humides d’une manière artisanale.Cela n’a aucun impact négatif sur les tourbières, mais notre crainte est que si on les utilise industriellement elles sécheront. À ce moment, le pire va arriver car le carbone séquestré va s’échapper’’,met en garde le chercheur Lewis. Or le Kongo Central qui fait partie du bassin du Congo est aussi riche en forets humides.

D’où l’importance de cette campagne de sensibilisation à la protection de ce bassin  avec sa biodiversité. Les habitants sont appelés à lutter notamment contre la déforestation. ‘’La foret, c’est notre mère nourricière.Nous n’avons pas d’autres ressources,  nous ne sommes pas de pollueurs. La communauté internationale doit faire quelques choses en contrepartie pour notre survie’’, estime Elie Konde, un des représentants de la communauté locale de Sekebanza.

Après la RDC, le navire Esperanza qui a déjà été au Cameroun se rend à Brazzaville en République du Congo.

 

 

 

 

 

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