Matadi : le commissaire supérieur johnny Kamanga veut remettre la police de proximité au gout du jour

Matadi : le commissaire supérieur johnny Kamanga veut remettre la police de proximité au gout du jour

johnny Kamanga/Photo infobascongo

Sur la route, les relations entre policiers de circulation routière(PCR) et chauffeurs ne sont toujours pas aux beaux fixes. Le commandant du groupe PCR Matadi propose les notions de la police de proximité comme remède aux conflits avec les usagers de la route. Le commissaire supérieur Johnny Kamanga s’est adressé à  ses éléments à la parade de ce 10 septembre devant une dizaine de cadres de l’Association des chauffeurs du Congo(ACCO) dont son président Rolly Nsueka .

‘’L’approche police de proximité nous oblige à être proches des usagers de la route ; ce partenariat nous aidera à obtenir un meilleur rendement’’, explique le commissaire supérieur Johnny Kamanga.
Protéger la population
Prévenir les accidents, c’est protéger la population, rappelle d’un air fier à ces hommes le numéro 1 de la police de circulation routière à Matadi. Pour lui, la résolution des problèmes des usagers de la route notamment des chauffeurs fait partie de la mission régalienne de la police , la protection des personnes et de leurs biens . Protéger la population, c’est également respecter ses droits.’’ Le policier de circulation routière est un grand monsieur, c’est le rayonnement de la police’,’ s’enorgueillit Johnny Kamanga. Il ne doit donc pas se comporter en commando.’’
De la redevabilité
‘’Les usagers de la route paient leurs assurances et différents documents de bord. Grâce,entre autres ,à ces paiements, l’Etat nous achète des tenues, des équipements et nous verse nos soldes’’. Au patron de la PCR Matadi d’ajouter: ‘’Nous leur sommes à bien des égards redevables et avons donc le devoir de les protéger et les sécuriser.Nous n’avons donc sous aucun prétexte le droit de les tracasser.Mais nous devons travailler main dans la main.’’
Chasser le naturel, il revient au galop
Président de l’ACcco,Rolly Nsueka évoque pour sa part une batterie de bonnes intentions’’. ‘’En octobre 2017,  nous avons écrit à la hiérarchie de la PCR Matadi au sujet de multiples tracasseries dont nous sommes victimes de la part des éléments de la PCR ; les pratiques honteuses,nous les avions dénoncées: rançonnement (mbote ya likasu,salutation discrète par laquelle on tend de l’argent au policier de roulage) , poste de régulation et/ou de surveillance transformés en postes de contrôle, etc. Des mesures prises dans la foulée de revendications avaient ,en effet ,été suivies à la lettre, mais quelques temps après les policiers de circulation sont rattrapés par de vieux démons du goût du lucre qu’ils se tapent sur notre dos », se plaint le président des chauffeurs matadiens.

Implantée en 2010 à Matadi, une des villes pilotes avec le Kananga et le Bukavu, la police de proximité est devenue l’ombre d’elle-même surtout après le retrait de la coopération britannique. Conséquences, police et population se regardent en chiens de faïence. Pour remettre en scelle cette philosophie de rapprochement entre les deux parties, une mission d’évaluation de la police de proximité composée de membres de la coordination du comité de la réforme de la police a séjourné dans la capitale du Kongo central du 27 au 29 aout 2018. Le commandant de la PCR Matadi s’inscrit lui aussi dans cette logique et croit dure comme fer que les notions sur la police de proximité sont une thérapie à bien des frictions opposant police et population notamment sur la route.

Par Papy Matumpa

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