8 mars: le plaidoyer des femmes du Kongo central fait la part belle aux « grands jeunes ».

8 mars: le plaidoyer des femmes du Kongo central fait la part belle aux « grands jeunes ».

La ministre provinciale du Genre et famille, Chantal via a lancé les activités du mois de la femme à Matadi en partenariat avec Matadi gateway terminal(MGT). Les « grands jeunes », tous ces hommes et femmes ayant échoué sur le plan social et dont la responsabilité de l’échec est rejetée aux femmes, étaient en vedette. Les femmes ont plaidé en leur faveur.

« Nul n’ignore que l’enfant qui n’a pas réussi à l’école appartient à la maman, la femme ou la fille qui a été engrossée appartient à la maman; le kuluna appartient à la maman, le chômeur et le pauvre de la famille appartiennent à la maman », se plaint Annie Mbadu(Kuluna,racketteur,Ndlr). La présidente du Cadre de concertation de femmes(Cafco), l’annonce, la mort dans l’âme, dans l’espace chaudron.Il a accueilli plus de 700 femmes.
 » La réussite d’un enfant, c’est la fierté du papa, son échec, la honte de la maman. Notre société doit se débarrasser de ces clichés », suggère Julienne Ntima, journaliste de la Radio télévision nationale congolaise(Rtnc)kongo central.Elle ajoute: » c’est une discrimination à l’endroit de la femme. Le papa est autant responsable de la réussite ou de l’échec des enfants que la maman ».
« Les femmes font souvent l’objet de discrimination, d’injustice et de diverses violences », reconnaît Chantal via. Pour Me cherine Luzayisu avocate au barreau de Matadi:  » c’est vrai que les mamans passent plus de temps avec leurs enfants, raison pour laquelle elles sont souvent tenues pour responsables de l’échec des enfants. Mais, les papas les sont autant puisqu’à la place, ils brillent par leur absence. Les deux parents devraient s’impliquer dans l’éducation, l’instruction et la formation des enfants. C’est leur responsabilité et celle de la société ».

Plaidoyer en faveur des  » grands jeunes »
Pour aider ces « grands jeunes » à se relever, les femmes du Kongo prennent ainsi partie pour ces rebus de la société. « Si la maman est promue, que « les grands jeunes » le soient aussi pour alléger la charge de la femme », souhaitent-elles. « Que l’Assemblée provinciale tiennent compte des « grands jeunes » dans son bureau définitif; qu’elle vote des édits tenant compte d’eux dans les recrutements et les nominations à tous les niveaux. Si le gouvernement provincial accorde 30% de représentativité à la femme; qu’il tienne aussi compte des 20% dans la représentation des « grands jeunes » dans des postes ministériels, de directeurs de cabinet et des conseillers ». À la présidence, nous sollicitons la représentation des « grands jeunes » dans la nomination des administrateurs de territoire et leurs adjoints, des mandataires d’entreprises publiques », conclue Annie Mbadu.
Marcel Matumpa, le représentant du gouverneur ai, Atou Matubuana, promet à son tour le soutien de l’exécutif au plaidoyer des femmes du kongo central.

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