RDC:le VIH régresse

RDC:le VIH régresse

Grâce aux moyens des partenaires financiers et du travail des services techniques de la RDC dans la lutte contre le VIH sida,cette pandémie régresse. Cela a été évoqué ce 25 avril,premier jour de l’ouverture de la revue nationale 2018 qui se tient à Matadi sous le thème: »Contrôler l’épidémie du VIH en RDC d’ici 2021. » Mais il faut que le pays s’engage davantage pour atteindre les objectifs de triple zéro en 2030.

Photo Infobascongo

Les conclusions de la dernière revue nationale sur le VIH/Sida,tenue à Kinshasa en mai 2018,ont relevé que les nouvelles infections sont passées de 30 000 en 2010 à 16 062 en 2018; pareil pour les décès dûs au VIH, 62 000 en 2010 et 16 339 en 2018 sur une population de 512 650 Personnes vivant avec le VIH(PVV). Près de 263 000 d’entre elles connaissent leur statut. Environ 256 500 PVV sont sous Antirétroviraux dont près de 15 970 enfants et 11 376 femmes enceintes ». En terme de couverture de soins, elles signalent que 280 zones de santé l’ont été en 2012, 407 en 2017; 411 en 2018 avec près de 4 531 structures pourvues du paquet VIH.
Le Dr. Luc Ferdinand Kamanga, médecin directeur du Programme national de lutte contre le VIH / SIDA et les IST (PNLS) détaille que « ces tendances positives sont dûes à une rationalisation des soins et des intervenants, aux approches novatrices dont le dépistage ciblé, la prévention combinée, l’assistance technique. À noter également la volonté du personnel du PNLS à lutter contre le VIH /SIDA et surtout la disponibilité des financements ». « Nous félicitons le PNLS pour les efforts sur la lutte contre le Sida et pour la régularité de la tenue de la révue. Nous le rassurons de l’accompagnement des partenaires au cours de ces cinq jours des travaux même au-delà »,promet Dr Richard Letshu,chef de bureau de l’OMS Kongo Central.

Cagnotte insuffisante

Mais, « cette cagnotte est insuffisante eu égard aux défis et objectifs qu’ONUSIDA a assignés au programme national de lutte contre le VIH et les IST ». La RDC s’est en effet engagée à atteindre d’ici à l’horizon 2030, le triple zéro:  » Zéro nouvelle infection à VIH, zéro décès dû au VIH et zéro discrimination ou stigmatisation des PVV. Autre objectif intermédiaire:le contrôle de l’épidémie du SIDA d’ici à 2020 avec les trois nonante: » 90% des PVV doivent connaître leur statut sérologique, 90% des personnes dépistées mises sous ARV et 90% des personnes sous ARV avec charge virale supprimée ».

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Mobiliser des ressources propres

Chaque année,11 agences des systèmes des Nations Unies déboursent près de 150 millions de dollars pour la lutte contre le VIH et les IST. Cet apport important est notamment à la base de cette avancée dans la prise en charge des PVV en RDC. Dr Belly Bernard Bossiky, secrétaire exécutif national adjoint du Programme national multisectoriel de lutte contre le Sida (PNMLS), s’insurge contre cette dépendance à l’aide extérieure:  » Notre orgueil national est mis à mal et nous perdons toute autorité, fierté et confiance devant la population. Que les secteurs public et privé s’impliquent davantage pour atteindre les objectifs d’ici à 2030″. Il cite en exemple la province du Kwilu qui a créé un fond provincial du Sida.  » Le kongo central, après le Haut- Katanga, regorge plusieurs potentialités. Si l’autorité provinciale s’y met, cette province pourrait être la première à éradiquer le VIH/Sida », estime- t – il. Une proposition qui interpelle le gouvernement provincial.  » Nous nous engageons à mobiliser les ressources propres pour la sensibilisation en vue d’éradiquer le Sida et de créer une génération sans sida », répond Florian Masaki. Le président de l’Assemblée provinciale Anatole Matusila renchérit:  » Nous sommes heureux, car au kongo central la prévalence est satisfaisante. Nous avons conscience du danger et du besoin de mobiliser les recettes. Nous allons voter des édits qui s’imposent pour appuyer la riposte contre le VIH afin de sauver des vies. » « Nous serons sévère dans le suivi et nous ferons de notre mieux pour accompagner ces lois jusqu’à leur exécution ».
Les participants, médecins et autres acteurs du secteur de la santé, venus de toute la République, ont jusqu’au 1er mai pour jeter les bases d’une feuille de route susceptible d’intensifier la lutte contre le VIH/sida, fléau qui touche 36,9 millions de personnes au monde, pour qu’il ne soit plus un problème de santé publique d’ici à 2030.

Par Papy Matumpa

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