Matadi: quand les « Kulunas » défient les policiers

Matadi: quand les « Kulunas » défient les policiers

Pas de pitié pour les habitants de Matadi quand bien même ils sont policiers. C’est à ce qui paraît le crédo des racketteurs appelés « Kuluna ». Ce matin,ils ont pris à partie des policiers du sous-ciat Belvedère dans la commune de Nzanza en pleine opération. Le brigadier en chef en a fait les frais. Il s’est gravement blesssé sur la tête.

Bruno Ledya est allité à l’hôpital Saint Sacrément de Belvédère. Ce père de sept enfants est gravement blessé sur sa tête au dessus du front. Selon un infirmier « c’est une plaie de 15 mm laissant voir l’os parietal ».
Ce matin vers 7h, lui et trois de ses coéquipiers sont allés au centre de santé »Mamie » à Mpozo où etait interné Rimes Lufuankenda,un présumé racketteur qu’ils recherchaient. Selon eux,ce dernier était copieusement tabassé par les habitants de Nsangu Luyeye dans la commune de Matadi lors d’un vol manqué la veille. Ces agents de l’ordre ont fait face à la furie des jeunes de la bande de attribuée à Lufuankenda. Un des brigadiers raconte. « Comme au centre de santé, il nous a été dit que le racketteur que nous recherchions a regagné sa famille,nous sommes allés le chercher. Sa mère nous a menti qu’il était très faible et qu’elle voulait d’abord informé son père. Curieusement,elle a alerté toute sa bande. Munis de grosses pièrres ,ces racketteurs ont atteint le brigadier en chef sur la tête. Les policiers n’avaient qu’une arme. « Si nous en avions deux cela allait nous aider.En plus sans casques et autres équipements anti-émeutes,il est difficile d’intervenir. C’est à cause de cela que le brigadier en chef s’est gravement blessé »,se plaint-il signalant que leur sous-ciat couvre une zone rouge. Une radio est recommandée par le médecin.

Des policiers visés
C’est dans le même hôpital que le racketteur souffrant est aussi admis. Il sera transféré demain au parquet à en croire un policier.
Matadi est depuis plusieurs années le théâtre des attaques des groupes de gangs au couteau voire à la machette. Des morts sont aussi enregistrés. Les policiers deviennent aussi leur cible. « Mettre fin à ce phénomène est question de volonté. Parmi les difficultés,lorsque nous mettons la main sur ces jeunes,ils sont libérés par la justice »,regrette un policier.

Par Papy Matumpa

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