Paludisme:la maladie baisse de 20% au Kongo Central

Paludisme:la maladie baisse de 20% au Kongo Central

La journée mondiale de lutte contre le paludisme a aussi été célébrée ce 25 avril à Matadi au Kongo Central. Cette province connait une nette avancée dans la lutte contre cette maladie .

Le Kongo central reduit de 20% l’apparition de nouveaux cas et de 28,3% les cas de décès dûs au paludisme. « C’est un énorme progrès »,se vante Dr Nono Koka,médecin coordonnateur provincial du programme national de lutte contre le paludisme(PNLP). Les statistiques de la revue provinciale contre le paludisme détaillent que « 2 042 décès et 1 033 047 nouveaux cas (incidence) de paludisme ont été enregistrés en 2018 au kongo central ».Mais il n’a pas donné les statistiques de 2017.
Selon le PNLP,ce progrès est le résultat d’une lutte combinée:
« La prévention à travers les campagnes de distribution massive des moustiquaires imprégnées organisées chaque trois ans et la prise en charge de plus en plus correcte des malades avec les combinaisons thérapeutiques à base d’artésinine ont sensiblement contribué à ce recul », explique-t-il.

Éradiquer le paludisme

photo infobascongo

Les objectifs durables de développement (ODD) visent l’éradication du paludisme d’ici à 2030. C’est notamment pour cela que le thème de cette journée de lutte contre le paludisme est: »Zéro cas de malaria commence par moi » et le slogan: »Je m’engage pour zéro cas de malaria dans mon ménage ».
« Nous nous sommes engagés à réduire le taux de mortalité et d’incidence du paludisme de 40% en 2020, 75% en 2025 et finalement 90% en 2030 », assure Dr Jacques Kimfuta, Chef de division provinciale de la Santé.
Pour y parvenir, la coordination provinciale du PNLP s’appuie sur trois piliers: »garantir l’accès universel à la prévention et au diagnostic, accélérer les efforts pour une prise en charge correcte des malades et faire de la surveillance du paludisme une intervention de base ».

Zéro malaria dans mon ménage

Pour atteindre l’objectif zéro malaria dans nos ménages, « la famille et la communauté, le système de santé, l’environnement politique et social doivent lutter ensemble », conseille Dr Nono. Ministre provincial de la Santé,Florian Masaki »s’engage pour zéro cas de Malaria dans son ménage ». « Que toutes les couches sociales de la province s’engagent elles aussi notamment par l’assainissement du milieu de vie et par la sensibilisation en vue d’atteindre les objectifs de 2030, à savoir l’éradication du paludisme »,conseille-t-il.

Encadré

Matadi: confusion entre le traitement du Chikungunya et du paludisme

photo infobascongo

Le chikungunya est souvent confondu au paludisme. Conséquence certains personnel soignant prescrivent aux patients des médicaments contre la malaria contre ceux du chikungunya.

Chikungunya et malaria, deux maladies différentes même si elles présentent souvent les mêmes symptômes. La première, d’origine virale, est causée par un moustique aedes aegypti et présente des symptômes plus accentués et la deuxième par le moustique appelé anophèle, à des symptômes moins prononcés . Selon Dr Nono Koka,médecin coordonnateur provincial du programme national de lutte contre le paludisme(PNLP) » Pour le chikungunya, le traitement est symptomatique et non pour le paludisme. Il peut cependant s’avérer très dangereux en cas d’association avec le paludisme puisqu’il aggrave en ce moment là la maladie à laquelle il est associé. Il prescrit les inflammatoires et les analgésiques.

Par Papy Matumpa

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