Mieux nourris,moins des décès à la prison centrale de Matadi

Mieux nourris,moins des décès à la prison centrale  de Matadi
Photo infobascongo

Depuis que la gestion des vivres et non vivres des pensionnaires de la prison centrale de Matadi au Kongo Central est efficiente et efficace,moins de décès sont enrégistrés. Le ministre provincial de la Justice Jean Bosco Khonde met un point d’honneur aux bonnes conditions carcérales des détenus et prisonniers. L’inspection régulière de cette prison est une de ses stratégies.

Dans le magasin de la prison sont entreposés sacs de haricots, farines de manioc et autres denrées. Des fagots de bois sont disponibles pour cuire les aliments. Les prisonniers magent régulièrement.
« La procédure de fourniture de vivres est désormais suivi du début à la fin. Grâce à cet ordre que nous avons rétabli, les prisonniers s’alimentent mieux et le nombre de décès a sensiblement diminué. Auparavant, l’on enregistrait au-moins un décès tous les trois jours, aujourd’hui il se passe trois semaines voire un mois sans aucune perte en vies humaines », se vante Jean Bosco Khonde. « Nous allons intensifier notre action pour atteindre l’objectif zéro décès dans les mois à venir », promet-il.

Photo infobascongo

Respect des textes

L’arrêté n° 029 du 28 janvier 2013 du ministre national de la Justice appuyé par la circulaire n°002 du 28 janvier 2013 organise la gestion de fonds publics alloués aux institutions pénitentiaires en RDC et met en place un compte en banque et un comité de pilotage chargé de gérer ce fonds. Le directeur de la prison fait partie de ce comité que pilote le ministre provincial de la Justice. Mais avant l’avènement il y a six mois de Jean Bosco, les textes étaient foulés au pied. L’approvisionnement en vivres, leur quantité et qualité, laissaient à désirer. La sous-alimentation et malnutrition ont alors occasionné la survenue des maladies dont la tuberculose et de morts en cascade dans la prison de Matadi.

Des mesures salutaires

Face au drame qui se jouait dans cette prison construite pour 150 détenus mais qui en accueille 723, le gouvernement provincial a réagi. « Le gouverneur de province Atou Matubuana nous a désigné pour travailler. Nous avons donc pris de mesures salutaires, changé de magasinier et suspendu le directeur de la prison qui agissait en cavalier solitaire », explique le ministre.  » Nous organisons régulièrement de dépistages et le passage de médecins pour s’occuper de prisonniers malades. Face à la promiscuité, les prisonniers atteints de la tuberculose sont placés en isolement dans un pavillon spécial pour éviter toute contamination,explique-t-il. Nous sollicitons par ailleurs l’appui des autorités nationales et surtout le dés engorgement de cette prison. » Président provincial de la Fraternité des prisons,Néhémie Nkusu reconnait la baisse des décès et signale que ce dés engorgement est aussi le plaidoyer de tout le temps de sa structure. « Nous avons toujours proposé sa délocalisation dans un lieu où les pensionnaires peuvent apprendre des métiers »,dit-il.
Ce réaménagement en interne et surtout l’approvisionnement en vivres et autres denrées dorénavant régulier font des heureux, des prisonniers et le directeur par intérim, Ngoma Ali Mabiala. Jean Bosco Khonde a lui, invité les pensionnaires de la prison centrale, à la discipline et les a rassurés de la volonté du gouverneur à changer leurs conditions de vie.

Par Papy Matumpa

Leave a Reply

Your email address will not be published.