Kongo Central: Basadi VIII pour traquer davantage les auteurs des violences faites aux femmes et aux enfants

Kongo Central: Basadi VIII pour  traquer davantage les auteurs des violences faites aux femmes et aux enfants

Grâce à l’opération BASADI VII, les auteurs de violences faites aux femmes et aux enfants sont dénoncés à la police. Fort de ce résulat,la police vient de lancer l’opération Basadi VIII.

Photo infobascongo

Basadi VIII est placée sous le slogan » To bomba te, eza pona bolamu na biso », ( dénonçons, c’est pour notre intérêt, Ndlr). Une dizaine de minutes après le go de l’opération,13 ans, Hermine, élève de 5ème primaire dans une école de Matadi vient curieusement se plaindre au sujet de ses camarades de classe garçons. « chaque jour, ils me traitent de prostituée. Tu cours avec des hommes en échange d’argent, me lancent-ils d’un ton moqueur.Je ne sais plus étudier normalement et je suis gênée, car ils me pointent du doigt injustement. » Un exemple éloquent du succès de Basadi VII. Elle est immédiatement conduite à Soyo au bureau de la police spéciale de protection de la femme et de l’enfant pour une assistance sur ordre de la commissaire supérieure Mado Mpezo, commandant de cette unité.
L’opération Basadi consiste à réchercher,indentifier et interpeller les violences faites aux femmes et aux enfants.

Kongo Central,commissariat modèle

Basadi VII a été organisée du 28 au 30 novembre 2018 au kongo central, Haut-Katanga, Nord et Sud-kivu, Kwilu et Tshopo ». « Basadi VII a été un succès au kongo central »,affirme Mado Mpezo sans fournir des statistiques. Commissaire provincial,commissaire divisionnaire adjoint Ngoy Sengelwa ajoute: » C’est chez nous que l’opération a connu le plus de réussite. Nous sommes un modèle, car nous avons même été primé. »

Dénoncer
Les violences sexuelles sont une réalité au Kongo Central même si la province n’est pas une zone de conflits. Malheureusement, elles sont le plus souvent tues. « Dénoncez ces violences et leurs auteurs auprès de la police. C’est le seul moyen de les combattre efficacement » ,invite le commissaire provincial qui ordonne aux policiers de « se réveiller en cette période de traque ».
La police spéciale de protection de la femme et de l’enfant et les autres unités ont en effet jusqu’au 8 mai pour sensibiliser la population à dénoncer toutes formes de violences et en interpeller les auteurs.

Par Papy Matumpa

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