Kongo central:apprentissage sur « RDQA »,outil de supervision de la qualité des données sanitaires de routine

Kongo central:apprentissage sur « RDQA »,outil de supervision de la qualité des données sanitaires de routine

Après un test réussi haut la main dans 28 zones de santé réparties dans dix provinces de la RDC et son adoption par la Direction de développement des soins de santé primaires, l’outil de supervision de la qualité des données de routine est en train d’être vulgarisé à Matadi au Kongo central. Nestor Mandiangu, ministre provincial de la Santé vient d’en lancer l’atelier de formation au profit des cadres des 31 zones de santé de la province et Division provinciale de la santé ce lundi 3 juin.

Ils sont 62 cadres de 31 zones de santé (31 médecins chefs de zone et 31 superviseurs de zone) et dix cadres de la Division provinciale de la santé à faire connaissance avec l’outil RDQA (Routine Data Quality Assessment). Ils ont cinq jours pour maîtriser cet outil de collecte des données sanitaires pour leur utilisation à tous les niveaux de la pyramide sanitaire. « Vous êtes les responsables directs de l’amélioration de la qualité des données dans les structures de santé qui rapportent », interpelle Nestor Mandiangu. « J’attire l’attention des médecins chefs de zone de santé et d’autres participants à s’approprier l’outil et à mettre en application les différentes notions qui seront développées », exhorte le ministre.

Bonne donnée, bonne orientation

Le système national d’information sanitaire (SNIS) contribue au suivi et à l’évaluation, à la prise des décisions, à l’amélioration de la gouvernance et au renforcement du leadership dans le secteur de la santé. Mais il connait encore des problèmes notamment relatifs à la qualité des données et leur utilisation.  » Le RDQA permet de vérifier si les données sont correctes et de bonne qualité ou non? Car, une mauvaise donnée égale mauvaise orientation et une bonne donnée, une bonne orientation », explique le Dr Narcisse Tona, directeur des soins de santé primaires. Pour le ministère de la Santé publique et ses partenaires, la qualité de la mise en œuvre du Programme national de développement sanitaire, plan stratégique du pays 2019 – 2022, est intimement liée à la qualité des données générées à travers le SNIS, ainsi que les analyses et l’utilisation des informations y afférentes. La formation sur l’outil RDQA vaut donc la peine. « Les données posent souvent problème en terme de complétude, promptitude et exactitude. On est obligé d’améliorer l’analyse de données à la base pour que les données qui sont transmises à tous les échelons soient réellement les données produites au niveau des structures de soins, des formations sanitaires ou dans la communauté sur base de cet outil de collecte », indique le Dr Jacques Kimfuta, chef de Division provinciale de la santé.
Le fonds mondial finance cet atelier qui connaitra une partie théorique et une descente sur le terrain le 6 juin.

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