La RDC veut que son potentiel énergétique profite à ses habitants, la sous-région et l’Afrique

La RDC veut que son potentiel énergétique profite à ses habitants, la sous-région et l’Afrique

« Comment transformer l’immense capacité énergétique du pays en un moteur de développement socio-économique pour le peuple congolais d’abord, la sous-région et l’Afrique? » Le 1er forum sur l’énergie électrique en RDC ouvert ce mardi 20 août à Matadi, à 40 Km d’Inga, la cité énergétique dans le Kongo central veut répondre à cette question.

Des opérateurs du secteur qui participent à ce forum ont des stands tout autour de la piscine de l’hôtel Ledya. Ce sont des entreprises minières, pétrolières…Des écrits démontrent clairement que leurs entréprises ont besoin de l’électricité. « L’absence d’une énergie électrique stable et de qualité obscure les intentions d’investir dans les nouveaux secteurs étant donné que les entreprises font face à des surcoûts importants pour s’approvisionner en électricité en dehors du réseau. Au-delà de l’industrie de transformation, il faut noter que le développement de notre important potentiel minier dépend entièrement de l’offre en énergie électrique. Il en est de même pour la réalisation du port en eaux profondes de Banana », reconnait Félix Tshisekedi qui a ouvert ce forum. Le président de la République souligne que « l’accès à l’électricité est au coeur de tous les enjeux économiques, socio-environnementaux car, aucun développement n’est possible sans énergie ».

Faible accès à l’électricité
Sous le thème, »Gestion et impact de l’électricité sur l’industrie et le développement durable », ce forum entre notamment dans le cadre de l’atteinte de l’Objectif du millénaire pour le développement n°7: »L’électricité pour tous ».
Les attentes du secteur en RDC sont légion: »La mise en valeur des ressources énergétiques pour sa réelle émergence; la garantie de la désserte électrique des ménages, des opérateurs économiques et des secteurs sociaux; l’égalité de traitement de tous les usagers pour un accès à une électricité de qualité, fiable et sans discrimination ainsi que la préservation de l’environnement face aux défis du changement climatique », rappelle Marcel Ilunga, ministre national de l’Energie.
Pays riche en potentiel énergique, la RDC éprouve de sérieuses difficultés à fournir aux habitants, entreprises…l’électricité. Le taux d’accès se situe autour de 8%. Du coup, des fôrets laissent place à des savanes (90% de l’énergie consommée en RDC provient du bois), l’exode rural s’accentue (le taux de pénétration dans le milieu rural étant de moins d’1%), les entreprises peinent à tourner à plein régime. Pire, le pays importe du courant de la Zambie et de l’Ouganda.

En 1982 avec la finalisation d’Inga II, la RDC avec ses 28 millions d’habitants avait une capacité installée de 2 442 mégawatts. Elle n’en a que 2 625 à ce jour où pourtant, elle a près de 80 millions d’âmes.

Or, l’électricité de la RDC devrait aussi servir à la sous-region et à l’Afrique toute entière, qui malheureusement, perd chaque année 600 000 habitants des suites de l’intoxication due à l’utilisation du charbon de bois .

Inga, le géant qui s’endort
Ces assises se tiennent à Matadi au Kongo central non loin de la cité énergétique d’Inga qui regorge près de la moitié du potentiel hydroélectrique du pays estimé à plus de 100 000 mégawatts soit 44 000 mégawatts. Le président ira visiter cette cité urbano-rurale. « Nous avons la responsabilité historique de reléver le défi de l’électrification en RDC, dit-il. Nous devons vaincre le paradoxe d’un pays au potentiel électrique parmi les cinq premiers au monde mais qui se retrouve malheureusement au dernier rang s’agissant du taux d’accès à l’électricité. »
Ce forum durera trois jours. Des recommandations urgentes sont attendues de plus de 500 Congolais et étrangers qui y participent.

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