Kongo central: quatre députés menacés de la levée de leurs immunités

Kongo central: quatre députés menacés de la levée de leurs immunités

Sur base du rapport adopté de la commission d’enquête parlementaire des incidents qui ont émaillé la plénière du 4 décembre dernier à l’Assemblée provinciale du Kongo central, quatre députés en voie de perdre leurs immunités. Ils pourraient être mis à la disposition de la justice.


Les enquêtes menées par les députés Stanis Makana et Rachel Dianzanguka ont catégorisé les députés Valérie Malonda, Lufua, Nkongo et Nsimba parmi ceux qui ont participé à la casse et troublé l’ordre public. La mission a proposé leur suspension préventive avec privation des émoluments. Selon une source, la plainte contre eux a été confirmée auprès du procureur général.

Lors de la plénière du 4 décembre dernier sur la motion de défiance contre le gouverneur Atou Matubuana, des troubles ont été enregistrés. Sur des images, des députés qui soutenaient le gouverneur et qui dénonçaient, selon eux, un vice de procédure, ont fait baigner dans un bric-à-brac des biens de l’Assemblée. Du coup, la plénière a été délocalisée à l’hôtel Bilolo, à Kinkanda.
D’autres députés sont aussi mis en cause. Il s’agit de Lauriane Nzolani, Billy N’Tunga, Cheste Bafuidinsoni, Jean-Claude Mvuemba, Blaise Matondo, José-Albert Muanda, Serge Kuabena et Pauline Mvibudulu. La commission retient comme griefs: l’injure, menaces, participation criminelle, atteinte à l’ordre public, tapage, outrage etc. Particulièrement pour les membres du bureau Lauriane (questeur) et Billy (rapporteur adjoint), la commission d’enquête propose qu’ils soient relevés de leurs fonctions. Selon la commission, les ces élus du peuple visés leur ont réservé une fin de non recevoir.

Autres personnes aussi ciblées

Outre ces députés, Dianzanguka et Makana proposent à la plénière de déférer devant la justice, les deux ministres qui avaient démissionné du gouvernement provincial à la veille du vote à l’Assemblée en vue de siéger. D’autres suggestions des sanctions concernent des policiers et personnel de l’Assemblée.
Ce rapport d’enquête à été adopté par les députés. A la question de savoir si ces propositions seront appliquées, un député répond: ça, c’est une nouvelle législature.

Leave a Reply

Your email address will not be published.