Dépistage organisé par l’ONG Pasco à Matadi: un séropositif enregistré

Dépistage organisé par  l’ONG Pasco à Matadi: un séropositif enregistré

À l’occasion de la Saint Valentin, fête des amoureux célébré le 14 février, l’ONG Parlons Sida aux communautés ( Pasco ), a organisé le dépistage volontaire du VIH au terrain Jabako dans le quartier Mpozo à Matadi. Objectif: aider les amoureux et les habitants de ce quartier chaud à connaître leur état sérologique.


Avant l’entrainement, Gradi Luyindula dit Djogo Rooney jongle. Mais très vite, le jeune homme de 21 ans rejoint le stand de Pasco installé au terrain Jabako à Belvédère. Il est volontaire comme 29 autres hommes parmi lesquels ses coéquipiers. Pour le tout premier dépistage de sa vie, il est plutôt enthousiaste.  » Nous sommes jeunes et prenons parfois des risques dans notre vie sexuelle, reconnaît-il. Mais, comme la santé vaut plus que tout je viens me faire dépister du VIH. Si c’est positif, ce n’est pas la fin du monde, j’aurai un traitement et je vivrai. Si c’est négatif, tant mieux, je saurai comment me comporter pour éviter ce virus ».
Thérèse Matondo, elle, est deux fois plus âgée. Cette mariée de 42 ans a abandonné ses travaux ménagers au son du mégaphone appelant les habitants du quartier Mpozo au dépistage. « Je n’ai pas peur. Connaître mon état sérologique est très important pour moi, mon couple et mon foyer », assure-t-elle. Avant de venir, Théthé a aussi invité ses voisins.
Ils sont au total 47. Parmi eux, 17 femmes dont six professionnels de sexe, quatre filles mères et 30 hommes dont deux jeunes de moins de 15 ans. N’eût été la pluie averse, ce nombre aurait été plus important.

Un séropositif

Quelques minutes après le verdict tombe. Un homme de 45 ans est séropositif. Les autres eux, sont sains. Parmi eux le footballeur Gradi très joyeux. Théthé, souriante, est aussi contente: »C’est négatif pour moi, mon corps est sans problème. »
Tous les volontaires ont cependant reçu un jeton de dépistage pour le 14 mai. « Ils seront soumis à un autre dépistage dans trois mois. En effet, le résultat du dépistage peut être négatif si le volontaire est en période fenêtre ( période pendant laquelle le virus n’est pas détectable ) « , explique docteur Papy Ngindu, médecin directeur du centre Bwanya III de Pasco à Minkondo Dahlias. Ce n’est qu’à l’issue de trois tests, soit après neuf mois que l’on peut définitivement confirmer ou infirmer la séropositivité ou non.
Et, le choix du quartier Mpozo n’est pas fortuit à en croire Michel Lay Mayamba.  » C’est un quartier chaud et plusieurs amoureux se comptent parmi les jeunes qui se livrent souvent à de pratiques sexuelles à risque. D’où l’importance de les sensibiliser et les appeler à connaitre leur état sérologique », dit-il.

Une ONG qui a pignon sur rue


Pasco est une ONG créée en 2003 dans un contexte de conflit armé à Kisangani. Son siège national est à Kinshasa où elle compte deux centres, appelés Bwanya I à Kasa-Vubu et Bwanya II à Masina. Il y a aussi les centres Bwanya III à Matadi, Bwanya IV à Goma et Bantams V à Bukavu. L’ONG Pasco oeuvre dans la santé, l’éducation et la pauvreté et a comme but notamment de contribuer à la diminution de la transmission du VIH et la prise en charge des IST et VIH. À ce fait, elle organise le dépistage volontaire du VIH.
Pasco prévoit d’autres activités du genre en mars dédiées à la femme.

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