Kongo central: une dizaine d’adeptes de BDM meurent après une altercation avec les forces de l’ordre à Songololo

Kongo central: une dizaine d’adeptes de BDM meurent après une altercation avec les forces de l’ordre à Songololo

Le Kongo central continue de compter ses morts: une dizaine selon une source anonyme. Les échauffourées entre les adeptes de BDM et les forces de l’ordre ,à en croire notre source,ont eu lieu la nuit de mardi à mercredi, au Km5, à Songololo.

Une dizaine de morts qui s’ajoute à sept autres selon le bilan officiel (quatre à Kisantu et trois à Boma). Selon une source digne de foi, 14 corps sont gardés à la morgue de l’IME Kimpese. Les blessés sont nombreux. Trois sont dans un état critique. Les images devenues virales sur les réseaux choquent.  »Dans ces échauffourées, des jeunes de Songololo auraient prêté mains fortes aux forces de l’ordre », ajoute cette source. On y voit même des objets contondants.  »L’altercation a eu lieu pendant que ces makesas étaient en réunion dans une maison », signale une autre source.
La vague de protestations des adeptes de BDM qui portent sur les injustices sociales, les émoluments de leur leader et ancien député national Ne Mwanda Nsemi, la destruction de son  »palais royal », la perte de ses véhicules…a commencé le 10 avril dernier.
Une cinquantaine de policiers sont cantonnés au Km5.

3 Responses to "Kongo central: une dizaine d’adeptes de BDM meurent après une altercation avec les forces de l’ordre à Songololo"

  1. Ya Za Monimambu  22 avril 2020 at 16:01

    Il m’est difficile de croire que leurs réclamations portent principalement sur les émoluments de Muanda Nsemi. Une information partisane ne rend pas compte de toute la vérité. Les injustices sociales dont il est fait mention, ne devraient elle pas retenir plus l’attention. Et si ces adeptes disent tout haut ce que d’autres pensent tout bas?
    Refuser de traiter la colonisation des populations autochtones par des non originaires et par la mafia qui s’approprie malignement des terres ancestrales des ayant-droit naturels dans les différentes provinces, c’est simplement retarder l’explosion. A moins vraiment qu’une macabre politique d’extermination des autochtones soit appliquée de manière raffinée ou violente. Il y a plusieurs manières d’opérer un génocide au profit des intérêts des envahisseurs et de leurs complices.
    Aussi fous que paraissent les réactions toujours réprimées de BDK (Bundu Dya Kongo ou Bundu Dya Mayala), les acteurs politiques congolais au pouvoir ou non seront tôt ou tard confronté à cette épineuse question qui en appelle à penser la forme d’un Etat multiethnique dont les populations sont continuellement appauvries malgré les richesses dont regorgent leurs terroirs respectifs. Pourquoi pas le fédéralisme, la démocratie et une constitution respectueuse des droits de tous?
    Quel Congo voulons-nous aujourd’hui? Quel Congo allons-nous léguer aux générations futures? Combien de temps survivra un Congo dans un déséquilibre étatique, constitutionnel, économique, social. A quoi sert un vaste territoire si la grande majorité des Congolais croupit dans la misère?

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  2. Ghislaine Dienge di Masiama  22 avril 2020 at 13:11

    Pourquoi ces adeptes ne comprennent pas qu’ils agissent au prix de leur vie ? Il r à des voies légales pour faire recour à leur cause, pourquoi ne pas les suivre ? Moi, je félicite ces jeunes qui ont prêté main forte aux forces de l’ ordre. Je pense que c’est l’une de façon de les ramener à la raison

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    • YA ZA MONIMAMBU  27 avril 2020 at 8:47

      Selon votre entendement d’un Etat de droit n’importe quel citoyen est autorisé de tuer d’autres concitoyens parce qu’ils réclament quelque chose d’une manière non conforme aux voies légales? Selon toujours votre compréhension d’un Etat de droit, la police peut abattre des manifestants apparemment non armés ou seulement rudimentairement armés et encore en se faisant appuyer par n’importe qui?
      Monsieur, féliciter de tels jeunes est, selon moi, une porte ouverte à des violences que nul ne saura contenir. Tôt ou tard les revendications non entendues depuis des décennies regrouperont d’autres jeunes délaissés pour compte.
      Dans notre Congo, il y a longtemps que le peuple des pauvres est ignoré. Le silence ne signifie pas que tout est acceptable à la longue. Lorsqu’on continue de faire la sourde oreille, tôt ou tard ça éclatera. La violence appelle la violence.
      Pour éviter une chaîne de violence, les autorités doivent agir en fonction du bien-être de toute la population. Alors le Congo pourra faire sa révolution pacifique grâce à une rationalité politique et sociale qui place en avant les intérêts de tous et non d’un pouvoir abusif qui frustre des pans entiers de la population. Sinon, la poudrière invisible explosera au moment où ce sera trop tard.
      Je ne partage pas les méthodes violentes de BDK/BDM, mais je ne cautionne absolument pas une violence policière disproportionnée, moins encore l’appui des civils à la rescousse des forces policières déjà disqualifiées par leurs repressions toujours sanglantes et meurtrières.
      Nous attendons une police et une armée républicaines des patriotes et non des tueurs du peuple. Que ces jeunes sachent que rien ne les autorise à tuer des manifestants. Qu’ils se fassent recruter, que l’Etat les forme civiquement et correctement au travail de la police afin que leurs interventions demeurant dans le cadre du droit méritent la reconnaissance du peuple.
      Un Etat de droit, comme on le veut, ne peut être créé avec un esprit faible et porté fondamentalement à la violence pour régler les questions qui gênent. Le peuple des frustrés et des opprimés subit, ne parle pas. Mais il réagira avec ou sans ceux qui aujourd’hui osent s’exprimer même si c’est par des voies non conformes à une hiérarchie gouvernante dont la corruption qui fait tant de misères n’est pas à démontrer.
      « Un Etat de droit (« Rule of Law » en anglais) est un système institutionnel dans lequel la puissance publique est soumise au droit. Il est fondé sur le principe essentiel du respect ses normes juridiques (ou « primauté du droit »), chacun étant soumis au même droit, que ce soit l’individu ou bien la puissance publique. » (https://www.google.com/search?q=etat+de+droit+d%C3%A9finition&rlz=1C1DIEZ_enDE802DE802&oq=Etat+de+droit&aqs=chrome.1.69i57j0l7.9450j1j8&sourceid=chrome&ie=UTF-8)

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