Ne Muanda Nsemi: de la Clinique au Centre neuro-psycho-pathologique

Ne Muanda Nsemi: de la Clinique au Centre neuro-psycho-pathologique

Après avoir été admis aux soins à la clinique Ngaliema, Ne Muanda Nsemi, leader de Bundu dia mayala (BDM), ex Bundu dia kongo (BDK), a été référé au Centre neuro-psycho-pathologique (CNPP) de l’université de Kinshasa en RDC. L’annonce a été faite par le commandant de la Police nationale congolaise (PNC), ville de Kinshasa.


 »Nlongi-a-Kongo » est au CNPP. Ce centre s’occupe notamment des soins de santé des maladies neurologiques, psychiatriques et des situations psychologiques. Il y est allé Sur recommandation d’un neurologue,à en croire une députée.

Sur les vidéos qui circulent, il apparaît avec un bandage sur la tête. Quand on lui pose des questions avec pointe de raillerie, il répond comme sonné.  »On va te chercher à manger. Tu manges les boîtes de conserve? », lui demande un policier.  »Non, je n’en mange pas », repond-il.  »Mais ta femme est là, elle saura ce que tu vas manger », ajoute le policier.  »Elle est là, ma femme, elle est où? », demande-t-il.  »On l’entend sur PVD » Du coup, il baisse la tête et fait la mou.

Vingt-neuf morts

C’est le 24 avril avant-midi que des policiers et des militaires ont arrêté Ne Muanda Nsemi dans sa résidence, à Ma Campagne, à Kinshasa. Avec lui, 203 de ses adeptes. L’offensive a aussi tué huit d’entre eux. Sa maison a été pillée par des policiers et des habitants. Ne Muanda Nsemi est poursuivi pour  »incitation à la haine tribale, rébellion et atteinte à la sûreté de l’Etat ».
Au Kongo central, les échauffourées entre les makesas (soldats de BDM, Ndlr) et des policiers voire des militaires ont tué 21 personnes (20 adeptes et un policier) selon les sources officielles.

Constant dans ses revendications

Trois mois après qu’il a été libéré de la prison centrale de Makala (le 10 mai 2019), après son escapade de 2017, il a commencé a exigé: le paiement de ses émoluments, la réhabilitation de son  »palais royal », la remise de ses biens pillés, la libération de ses adeptes emprisonnés,la prise en compte des Bakongo victimes des injustices même sur leurs terres… »Sa façon de parler démontrait qu’il avait un problème psychique, explique un anonyme. Il délirait et était devenu violent ». Est-ce que le numéro 1 de BDM a des problèmes psychiques? Au CNPP, ça se saura. Mais dans ses revendications, il est resté constant.

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