RDC: 20 ans de travaux forcés pour Vital Kamerhe

RDC: 20 ans de travaux forcés pour Vital Kamerhe

Vital Kamerhe, directeur de cabinet du président de la RDC poursuivi pour détournement présumé des fonds du programme des 100 jours est condamné à 20 ans des travaux forcés par le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe.



Après cinq longues audiences forraines à la prison centrale de Makala à Kinshasa, Kamerhe (61 ans) est condamné à 20 ans des travaux forcés; 10 ans d’inéligibilité, de droit de vote, d’accès aux fonctions publiques et la privation du droit à la condamnation et à la libération conditionnelle.aux paiements des amendes…

Le principal allié politique du président Félix Tshisekedi et président national de l’Union nationale pour le Congo (UNC) et le Libanais Sammih Jammal (82 ans), directeur général de la société Samibo ainsi que Jeannot Muhima, chargé d’imports-exports à la présidence étaient poursuivis pour détournement de plus de 50 millions de dollars de deniers publics, corruption et blanchiment des capitaux.

Ses co-accusés par coopération directe écopent de 20 ans des travaux forcés pour Jammal et 2 ans pour Muhima. Il a aussi été ordonné la confiscation des fonds contenus dans les comptes dénommés Hamida Shatur, Soraya Mpiana, Shangalume Nkingi ainsi que les propriétés immobilières supposées acquises avec les fonds détournés et qui sont couvertes par une série des titres .A l’audience du 11 juin dernier, le ministère public avait requis 20 ans de servitude pénale pour Kamerhe, confiscation de ses biens acquis par détournement à partir de ce marché, interdiction de droit de vote et d’exercice des fonctions publiques pendant dix ans et 20 ans de servitude pénale pour Jammal et Muhima qui selon lui doit être immédiatement arrêté. Un procès à rebondissements. Le premier président de la chambre Raphaël Yani qui présidait ce procès a été assassiné le 26 mai dernier.

Pas d’inconstitutionnalité

A deux jours du verdict, une correspondance du greffier en chef de la Cour constitutionnelle exigeait au TGI que lui soit transmis, toutes affaires cessantes, le dossier judiciaire Kamerhe et consorts. Il répondait à la demande de la partie défenderesse qui avait soulevé une inconstitionnalité à l’audience du 11 juin dernier. Le TGI Gombe a relevé l’impossibilité de le transmettre pour s’en être dessaisi après le délai de 48 heures lui accordé. Dans une autre correspondance du président ai de la Cour constitutionnelle qui date du 19 juin, il dit « être fortement surpris par l’initiative du greffier en chef, qui ne va pas dans le sens d’une bonne administration de la justice ».  »Par son arrêt du 17 juin 2020 rendu à la requête de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu, la Cour constitutionnelle a déjà répondu à toutes les questions soulevées devant votre tribunal par le prévenu Kamerhe et que la cause est déjà prise en délibérée », a répondu Evariste-Prince Punga, président de la Cour constitutionnelle.

211 maisons sur 1500

Dans le cadre des 100 jours, le programme d’urgence du président de la République prévoyait notamment l’aménagement de 1500 maisons préfabriquées en faveur des policiers et militaires de Kinshasa pour un montant de 57 millions de dollars. Malheureusement, pas grand chose n’a été fait. Seulement 211 maisons ont été aménagées.
C’est le 20 février dernier que le vice-Premier ministre, ministre de la Justice Célestin Tunda a instruit notamment le procureur général près la Cour d’appel de Kinshasa-Matete Adler Kisula d’ouvrir une enquête sur les sauts-de-mouton, logement sociaux et autres. Vital Kamerhe a été mis sous mandat d’arrêt provisoire le 8 avril 2020.
La partie défenderesse(Kamerhe) n’est pas satisfaite. Elle a dix jours pour interjeter appel. Kamerhe lui,a clamé sans cesse son innocence au cours du procès. Il n’est pas exclus que l’UNC fasse une déclaration.
D’autres procès se tiennent aussi dans le cadre du programme des 100 jours et d’autres encore sont attendus.

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