RDC: des présidents des Assemblées provinciales posent des préalables pour rouvrir leurs hemycles

RDC: des présidents des Assemblées provinciales posent des préalables pour rouvrir leurs hemycles

Malgré le message du vice-Premier ministre, ministre de l’intérieur demandant aux présidents des Assemblées provinciales de la RDC de renouer avec les plénières, l’instruction souffre dans certaines provinces. Ils exigent le déconfinement et le paiement des arriérés de leurs émoluments. Ils l’ont dit au ministre des Relations avec le Parlement Deo Nkusu.


L’état d’urgence sanitaire décrété par le président de la République est un des éléments qui empêchent les Assemblées provinciales de rouvrir leurs portes.  »Comment pouvons-nous les ouvrir aussi longtemps que nous sommes dans un état d’urgence sanitaire. Il faut qu’on déconfine d’abord pour que nous ayions le temps de partir dans nos provinces respectives », explique Dieudonné Matela, le président de l’Assemblée provinciale de la Tshuapa.  »Il y a au moins sept membres des bureaux bloqués à Kinshasa pendant que le président de la République a isolé la capitale, épicentre du Coronavirus. Il n’y a pas de vols », ajoute Pierre-Anatole Matusila, président de l’Assemblée provinciale du Kongo central. C’est le 10 mars que Félix Tshisekedi a isolé Kinshasa.
Par un message phonique du 17 juin, Gilbert Kankonde, le vice-Premier ministre, ministre de l’intérieur a demandé aux présidents des Assemblées provinciales,  »de renouer à siéger en format réduit pour s’impliquer dans la lutte contre la Covid-19 et traiter des questions législatives urgentes ».

Députés sans émoluments

Mais il n’y a pas que l’état d’urgence sanitaire qui entrave le retour des députés dans leurs provinces. Il y a aussi les arriérés de sept mois de leurs émoluments.  »Nous ne pouvons pas fonctionner sans cela », réagit Dieudonné Matela. Par ailleurs, les présidents des organes délibérants de l’Ituri, du Haut-Lomami, du Sankuru et du Kongo central invités par la commission interministérielle pour résoudre le problème de destitution de leurs gouverneurs ont aussi une préoccupation.  »Nous ne pouvons pas rentrer sans faire la synthèse avec le gouvernement. Nous voulons savoir quelle est la conclusion qu’il a tirée. Évidemment, il y a des provinces où la Cour constitutionnelle a réglé les problèmes qui ne sont pas encore mis en application. Nous aimerions être éclairés avant de regagner nos provinces respectives », ajoute Matusila qui signale que Deo Nkusu a promis de parler avec le gouvernement pour faciliter le retour des députés »

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