Bas-Congo : un comité pour piloter les petites structures des Personnes vivant avec la Vih/Sida

les Oacs en assemblée élective

les Oacs en assemblée élective

Au Bas-Congo, les personnes vivant avec le Vih/Sida (Pvv) ont désormais un comité qui pilotera les organisations à assises communautaires (Oac). Leur installation a eu lieu à la paroisse Saint Gérard Minkondo de Matadi la fois dernière. Objectif : faire vivre ces structures et aider les malades à sortir de la clandestinité.

 ‘’Ma mission consistera à consoler mes pairs, à les redonner de l’espoir’’, a décidé Antho Kumbu, élue à la tête de ces Oac par 25 membres de Matadi, Boma et Muanda. Elle est secondée par Godé Nlemvo au Secrétariat et Berlin Muaka à la trésorière.

Ces structures sont 5 à Matadi, chef-lieu du Bas-Congo au sud-ouest de Kinshasa et 5 autres à Boma à 120 Km de Matadi.  Instaurée depuis 2007, elles n’avaient jamais eu de comité faute des moyens. Celui –ci  installé par Jean Lukela, Coordonnateur national du Réseau national des assises communautaires/Pvv  (Renoac-Gs/Pvvs) est le premier  en Rd Congo. ‘’ Il nous fallait des moyens financiers pour le faire’’, signale-t-il. Pour qu’elles se réunissent les Oac de Matadi ont obtenu la faveur de l’église Catholique qui les a autorisées d’utiliser leurs paillotes dans les 5 paroisses de la ville. Ceux de Boma font des rotations dans leurs maisons.

Les Oac sont de petites cellules où  20 à 25 Personnes vivant avec le Vih/Sida se rencontrent une fois la semaine ce, bien qu’elles appartiennent à diverses  associations, toutes incorporées dans l’Union congolaise des personnes vivant avec le virus (Ucop+). ’’ Elles raccourcissent  les distances, permet de nous échanger les expériences,  d’obtenir des financements car, certains bailleurs préfèrent que la base en bénéficient directement étant donné que beaucoup détournement l’argent des Pvv’’, soutien une d’entre elles. Antho Kumbu confirme les bienfaits de ces structures. ’J’ai tout perdu lors de la mort de mon mari. Chassée par ma belle famille, j’étais désargentée. Seul l’appui de mes pairs dans l’Oac était mon réconfort’’. Une autre Pvv  relate qu’un de leur membre a repris de prendre les antirétroviraux(Arv) grâce aux cotisations se trouvant dans leur caisse.

Bien que les Arv soient gratuits, depuis trois mois, les malades doivent payer 5 $ avant le traitement. ‘’ ’ C’est une participation communautaire. Ce montant nous permet de résoudre certains problèmes liés au logement car les bailleurs ne donnent presque rien.’’, révèle Myriam Kalanzaya, Docteur au Centre de traitement ambulatoire (Cta) de l’  Avenir meilleur pour orphelin du Sida (Amo-Congo).

L’Objectif du comité installé est d’étendre les Oac dans d’autres coins de la province. ‘’ Plus nous en avons assez, plus nos pairs sortiront de la clandestinité grâce à la sensibilisation’’, soutien Antho Kumbu.

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