Matadi : Ignorants, les propriétaires des maisons sont dupés par les cadastres

certificat d enregistrement

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Au  Bas-Congo au sud-ouest de kinshasa des agents du service des cadastres et chefs des quartiers profitent de l’ignorance des propriétaires des parcelles sur l’existence du certificat d’enregistrement  pour les vendre au plus avisés. Ce document remplace le livret de logeur. Du coup, les conflits fonciers gagnent du terrain.Cet avant midi dans la commune de Nzanza, la scène est spectaculaire. Que des familles victimes des conflits parcellaires viennent réclamer leur droit. Veuve depuis deux ans, Joséphine Nduli ne peut construire dans la parcelle laissée par son mari. Démunie, elle ne sait pas payer le certificat d’enregistrement que lui vend M M, Chef du quartier de Banana. ‘’ Il m’a exigé 150 dollars américains. Ce montant est une fortune.’’,  hurle-t-elle en présence de Modéro Nsimba, Ministre des affaires foncières.

 Une situation très courante dans les trois communes de la ville portuaire, à Nzanza, Mvuzi et Matadi. Comme le témoigne   Azina Ngoma qui ne se contentait que de l’autorisation provisoire d’occupation et de l’extrait cadastral pour sa parcelle depuis 2002. Profitant de son ignorance, le cadastre a revendu cette même parcelle à Dialungana, un homme en uniforme.

Pourtant, le code foncier a été promulgué depuis près de dix ans. Malheureusement, il est méconnu par la population du Bas-Congo.

Henri Pambu, Superviseur d’environnement à Nzanza, reconnait que ‘’le manque de certificat d’enregistrement, la spoliation des terrains de l’Etat, la vente des toilettes publiques par les agents de cadastre ou chef des quartiers, etc sont une réalité. Cette situation persiste par manque d’impunité.’’

Pour Modero Nsimba, Ministre provincial en charge des affaires foncières, ‘’ le manque d’information sur le code foncier ou impôt foncier sont des facteurs qui rongent cette population.’’  

Ainsi, a-t-il procédé depuis hier, à une tournée dans le milieu urbain pour vulgariser ce code foncier. ‘’ Actuellement, le certificat d’enregistrement est le titre valable de propriété et non le livret parcellaire ou autre document quelconque. Il ne s’acquiert qu’auprès du conservateur des titres immobiliers à 75 dollars.’’, ressasse Modero Nsimba.

Prévue pour les trois communes de Matadi, Modero Nsimba travaillera avec les bourgmestres à tour de rôle dans leur bureau respectif. Au cours de cette campagne, plusieurs familles viennent exposer leurs problèmes à l’autorité provinciale. Elles sont informées. ‘’ Je regrette mes 220 dollars  donnés au chef de quartier pour l’achat du certificat d’enregistrement. J’ignorais que ce document est vendu à bas prix par le conservateur ’’, larmoie Hélène Mbenza.

Prévenu, Zéphirin Mpia décide ‘’ je n’attends pas achever ma maison pour détenir ce certificat d’enregistrement de peur de perdre ma parcelle.’’

  

 

 

 

 

 

 

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