Interview : ‘’La compagnie sucrière de Kwilu- Ngongo participe visiblement au développement de la cité’’

(www.infobascongo.net) A la fin des campagnes à la sucrerie de  Kwilu-Ngungu il y a souvent une dissension entre les saisonniers et  les responsables. Biens des maux sont aussi imputés à ces derniers.  A propos, Jean-Luc KISSAKANDA a rencontré M.Mwenze, le Chef du personnel.

 

(www.infobascongo.net) M. Mwenze, vous êtes Chef du personnel à la Compagnie sucrière : Pourquoi les saisonniers et  l’employeur sont souvent à couteaux tirés ?  

 M.M : Les  travailleurs temporaires ne comprennent pas  le fonctionnement de la sucrière de Kwilu-Ngongo. Ils réclament n’importe quoi pendant qu’il existe une convention collective qui réglemente tout. Toutes les revendications doivent être  canalisées par la délégation syndicale. A la sucrière, tous les travailleurs ont des  contrats et même les saisonniers. Mais souvent lorsqu’il y a des problèmes, aucune personne ne contacte l’employeur et procède à des grèves sauvages non conformes à la loi. Ils réclament   souvent la prime de fin de la campagne. L’employeur paye la prime en fonction des objectifs de production de la campagne. La prime est décidée par convenance de  l’employeur.

 

WIN : Selon une opinion, la compagnie sucrière présente trois bilans chaque fin de l’année, une façon de flouer les travailleurs ?

 

M.M : Non. La sucrière est une société mixte ; l’Etat congolais a 40% et 60% de l’actionnaire privé. L’Etat congolais est représenté par quatre administrateurs et les autres sont des étrangers. Tous ses administrateurs et Commissaires au compte suivent  à la ligne les intérêts de l’Etat congolais, car ils sont nommés par la tutelle et les autres par les actionnaires privés. Donc, le bilan de chaque année à la compagnie sucrière est présenté par les administrateurs, après approbation des actionnaires. Les commissaires au compte veillent à l’exécution du budget.

 

WIN : Dans le milieu des affaires économiques, un bruit circule que l’alcool produit  par la compagnie sucrière  ne profite pas à l’économie du pays. Quel est votre point de vue ?

 

M.M : Auparavant,  les produits de la distillerie de la compagnie sucrière de Kwilu -Ngongo étaient exportés pour des raisons évidentes, liées au manque des entreprises pouvant utiliser cette matière première. Aujourd’hui  avec la présence de ces unités de production spécialisées dans la fabrication des parfums et des boissons dans la capitale congolaise, tout s’écoule localement.

 

WIN : Quel message lancez-vous à la population de trois secteurs et aux autorités à tous les niveaux?,

 

M.M : Plus de 2250 Congolais sont engagés sans compter les saisonniers et autres journaliers. La compagnie sucrière de Kwilu- Ngongo participe visiblement au développement de la cité ce, à partir des soins de santé en passant par l’entretien des infrastructures routières, les écoles, l’approvisionnement en eau et les activités de vente du sucre au niveau local.  La population doit aider l’unique sucrerie de la République Démocratique du Congo à avancer. Au personnel, nous lui demandons de travailler dans la discipline et le dialogue afin de contribuer à la production pour améliorer les salaires. Aux autorités de sécuriser les personnes et leurs biens.

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