Bas-Congo : hypothétique action de revendication

Bas-Congo : hypothétique action de revendication

vehicules poid lourd sur la nationale 1

Les commis au péage sur la route nationale numéro 1 Matadi-Kinshasa ont prévu de ne pas toucher à leur salaire ce samedi pour manifester leur mécontentement face au mauvais paiement dont ils sont victimes. Mais l’action risque de ne pas aboutir car entre eux, les violons ne s’accordent plus.

Ce sont plus les agents commis au poste de Kenge, un des trois postes de péage à 30 km de Matadi. ‘’ Nous avons besoin de cet argent car, les temps sont durs. Après tout, c’est notre salaire, non !’’, soutien l’un d’eux.

Pourtant, dans leur lettre adressée à Simon Mbatshi, le Gouverneur, ils annonçaient un refus de toucher à leur salaire ce samedi. ‘’ C’est un salaire de misère pour des gens qui réalisent d’importantes recettes au profit du trésor public’’, s’insurge un guichetier. Il révèle que leur salaire varie entre 50$ et 1150$. Selon une source, ce péage génère 1.800.000$ mensuellement.

C’est surtout depuis que ce péage a été remis, il y a près de deux ans à la gestion de Crec 7, une entreprise Chinoise que les revendications sont légions. ‘’ Quand Malta Forest géré, à chaque réajustement du péage, notre salaire connaissait une augmentation. Aujourd’hui, les Chinois l’ont fait deux fois de suite et rien a été fait’’, regrette A. qui se demande :’’que font nos élus et nos autorités provinciales ?’’. A en croire une source, la gestion du péage a été confiée à Crec7 parce qu’il fallait trouver de l’argent frais à mettre à la disposition des Chinois pour que démarre les 5 chantiers après le problème qu’a posé le contrat entre la Rd congo et le pays du soleil levant.

Chapelet de problèmes

Outre le problème du salaire, il y a, le manque de respect es heures de travail. Certains agents sont à leurs postes une journée entière (de 7h à 7h). Mais aussi, des licenciements abusifs. L’inspection du travail qui a voulu connaître le statut des agents commis au péage ,système instauré depuis 2006, n’a pas eu des réponses. ‘’ C’est compliqué. Personne ne veut nous répondre et quand vous parlez avec les Chinois, ils disent 5 chantiers, Présidence’’, dénonce un inspecteur. Modero Nsimba, Ministre du travail a, il y a près de 3 mois présenté le problème à Nzanga Mobutu, Vice-premier Ministre qui lui avait promis s’y pencher.

Pour l’heure, les initiateurs de la revendication de demain sont inquiets. ‘’ Au lieu que nous soyons unis, certains ne voient que cette modique rémunération. C’est certain qu’aucune pression ne sera faite ‘’, se lamente découragé, un travailleur.

Leave a Reply

Your email address will not be published.