Matadi : ‘’pire forme de sous-traitance’’

Matadi : ‘’pire forme de sous-traitance’’
magasin d'asiatique

Simon Mbatshi dans un magasin des asiatiques/Photo Didier Veka

Visite surprise de Simon Matshi, le Gouverneur dans certains magasins de Matadi, Capitale du Bas-Congo au sud-ouest de Kinshasa ce mercredi. Il s’est rendu compte des conditions difficiles des travailleurs particulièrement dans les magasins des Asiatiques où il est instauré un système de ‘’pire forme de sous-traitance’’.

Pendant qu’il faisait le porte en porte, un jeune, tout transpirant se frayaient un chemin dans la foule pour faire voire sa pancarte. Elle portait l’inscription :’’Sous-traitance : exploitation de l’homme par l’homme. Société Safimpex’’.

Depuis près d’une année, les Asiatiques particulièrement les Indiens évoluant dans le secteur de commerce à Matadi pratiquent le système de sous-traitance dans les magasins. Il s’agit notamment : de Safimpex, Starzkin, Faisan et Maison Fidèle. Ils travaillent avec Bylt Security, comme société sous-traitante qui n’a jamais signé un contrat avec les agents qu’elle emploie. Pourtant, au départ, ils avaient été recrutés pour le service de gardiennage après une formation de 4 mois. Si ces agents gagnent 50$ en fin du mois, ceux qui ne sont pas soumis à la sous-traitance gagnent 4 fois plus.’’ C’est anormal car, nous faisons le même travail’’, dénonce un d’entre eux au Gouverneur. Pourtant, le code du travail en son article 86 stipule :’’A conditions égales de travail, de qualification professionnelle et de rendement, le salaire est égal pour tous les travailleurs, quels que soient leur origine, leur sexe et leur âge’’.

Mettre fin à cette pratique

Mars dernier, la Confédération démocratique du travail(Cdt) avait dénoncé cette situation. Cela avait poussé le ministère de travail à convoquer Safimpex, Starzkin, Faisan, Maison Fidèle ainsi que Bylt Security. Pour ces sociétés cités dans le procès-verbal elles recourent à cette pratique à cause :’’ des difficultés qu’elles éprouvent à remplacer un travailleur malade ou absent alors que le sous-entrepreneur dispose en permanence d’un remplaçant en cas de besoin mais aussi des vols à répétition constaté dans le chef des travailleurs engagés alors que dans le cadre de la sous-traitance, c’est la société sous-traitante qui en supporte les frais’’.

A en croire le représentant de la société Bylt Security,’’d’autres sociétés de la place appliquent aussi la sous-traitance’’. ‘’ Il faut que le ministre provincial du travail et l’inspecteur du travail mettent fin à cette situation’’, a recommandé, le Gouverneur.

Il a invité dans son cabinet le jeune qui brandissait la pancarte dénonçant la sous-traitance ainsi que ses collègues. Ils ont été remerciés à cause de leurs revendications il y a deux semaines. D’autres problèmes ont été posés au Gouverneur dont : le non respect des heures de travail, des attributions poussant les facturiers à faire de la manutention, le manque de prime…

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