Le prix Journaliste pour les droits humains honore le journaliste Nekwa Makwala du Bas-Congo

Le prix Journaliste pour les droits humains  honore le journaliste Nekwa Makwala du Bas-Congo

Le journaliste Nekwa recevant le trophé JDH

La remise des prix du concours organisé par Journalistes pour les droits humains(Jdh), une Ong Canadienne a eu lieu hier mercredi à la maison des droits de l’homme du  centre Carter de Kinshasa-Gombe. Parmi les lauréats, deux ont focalisé leurs reportages sur les sourds-muets dont Alphonse (Tonton) Nekwa Makwala. Il a produit en rapport avec cette catégorie marginalisée,le meilleur reportage sur les élections pour le compte de l’agence Syfia Grands Lacs.

Son diplôme, sa plaque commémorative et son lap top nec plus utra accompagné d’un disque dur de 500 gigas, il l’a reçu des mains de Diane Lambert –Liszkay, Directrice adjointe du centre carter. ’’Félicitations’’, se ressassait-elle avant de préciser :’’cet ordinateur avec des programmes spéciaux vous permettra de protéger vos bons travaux à l’instar de ce que vous venez de produire.’’ Le reportage de Nekwa portait sur ‘’Bas-Congo : les sourds-muets ne savent pas comment voter’’. ‘’ Ce qui est important pour moi, c’est ce qui change après avoir réalisé ce reportage. Le gouvernement provincial par le truchement du Vice-Gouverneur a promis mettre à la disposition des sourds-muets de Matadi, un terrain pour la construction d’une école, un pasteur prie désormais avec eux et il y a quelqu’un qui leur explique la, prédication en langue des signes…’’, s’est-il réjoui.

Dans la catégorie droits de l’homme, c’est Nicodème Kapenda de la radio communautaire de Lubumbashi qui a remporté le prix du Bureau conjoint des nations-unies pour les droits de l’homme (Bcnudh). Sa production radiophonique s’intitule : ‘’Le traitement pitoyable des sourds-muets de Lubumbashi’’. C’est ce qui a poussé les organisateurs a faire jouer sur une même scène les entendant et les sourds-muets. La saynète sur les violences sexuelles a aussi mis en exergue la marginalisation dont sont victimes ces derniers.

Journaliste au journal l’Avenir, Doudou Esungi, a elle, été récompensée, dans la catégorie ‘’ résolution des conflits’’. ‘’ Nord-Kivu : Fiston retrouve sa famille après 5 ans de séparation’’ a convaincu les jurés. Une autre femme à monter sur le poduim, c’est Maguy Libebele, correspondante de Syfia Grands Lacs/Kisangani en province-orientale. Elle a écrit sur : ‘’s’arranger à l’amiable, une double peine pour la victime’’.

C’est la 2è édition du concours de Jdh. Directeur pays, Freddy Matadi a remercié les différentes structures qui ont mis à la disposition des lauréats les prix. ‘’ Merci de continuer à soutenir ce concours qui fait la promotion des droits de l’homme ‘’, avait-il dit avant d’annoncer ‘’que l’édition 2012 va prendre en compte l’investigation.’’

Un jury de taille

‘’Nous avons remarqué dans les travaux présentés l’envie de couvrir des sujets en rapport avec les droits de l’homme. Dans les rédactions, les journalistes ne voient que la politique car, il y a de l’argent. Pourtant, c’est bien de montrer la vie des Congolais. C’est vrai que des compétences font aussi défaut. C’est la raison pour laquelle beaucoup de travaux ont été rejetés’’, a expliqué Thomas  Hubert, journaliste à BBC et Président du jury. Ce juré a travaillé avec Freddy Mata, Bruno Minas de RFI, Rhoda Makwala, représentante des journalistes Congolais, Honoré Kabongo de Search for  Common Ground, Diane Lambert du centre Carter et Rachel Sherwin du Bcnudh.

Au nom des lauréats, Nekwa remecie les organisateurs du concours

Trois de quatre laureats du prix JDH 2012

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